
![]()
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE LE 26 JANVIER 2000
Le manque d'outils de travail menace la
sécurité des gardiens des parcs fédéraux
OTTAWA....Les gardiens chargés de lapplication des lois dans les parcs nationaux du Canada se voient refuser les moyens de base, mais importants, pour exécuter leur travail et protéger lhéritage écologique du Canada. LAgence Parcs Canada a rejeté le rapport dun comité patronal-syndical, qui recommande de fournir aux gardiens des parcs une arme de poing et dautres équipements de base pour leur sécurité et leur bien-être.
«Il sagit du troisième rapport consécutif qui recommande de fournir de léquipement de sécurité de base à ces employé-e-s, a déclaré Ed Cashman, président de lÉlément national de lAlliance de la Fonction publique du Canada (AFPC). La ministre refuse de reconnaître la gravité de la situation.» Selon Cashman, ce nest pas une question darmes à feu. «Lemployeur offre de fournir des carabines ou des fusils, mais il y a bien des situations où une carabine ne convient pas. Que fait un agent avec sa carabine lorsquil appréhende et menotte un individu ? En tant quagents de la paix, les gardiens de parcs sont tenus de désamorcer des situations conflictuelles. Une arme de poing peut être conservée dans son étui lorsquelle nest pas utilisée. Une carabine pourrait en fait aggraver une situation.»
«Parcs Canada a reconnu le besoin darmes à feu mais elle a choisi le mauvais instrument», affirme Mark Halley, un gardien de parc et président de lAssociation des gardiens des parcs nationaux. «Il faut quun agent ait toujours loption de recourir à une force moindre lorsquil arrête des véhicules et quil contrôle les chasseurs. Les gardiens sont tenus d'appliquer la Loi sur les parcs nationaux et d'assister les policiers locaux lors d'incidents prévus au code criminel, dans le cadre d'un protocole d'entente. Les policiers de soutien sont souvent à des heures de distance en raison de la nature isolée des parcs, dajouter Halley. À dos de cheval, à pied, en skis dans larrière-pays, ou en motoneige, une arme de poing est plus facile à porter et plus accessible quune carabine.»
Cashman affirme que les projets damendements à la Loi sur les parcs nationaux permettraient dimposer des pénalités et des amendes plus sévères dans le cas de la chasse illégale. «La ministre parle de maintenir et de rehausser lintégrité écologique dans nos parcs nationaux, mais elle refuse de fournir aux employé-e-s les outils nécessaires à leur travail. La ministre jappe fort, mais les braconniers nont pas à craindre de se faire mordre. Les gardiens font face au transport illégal danimaux sauvages, de reptiles, despèces menacées et en danger de disparition, de fossiles et dartefacts autochtones. Les criminels sont susceptibles dêtre violents et armés. La ministre croit que les gardiens non armés seront capables de désarmer des braconniers dangereux. Des gilets pare-balles ne constituent pas un équipement de sécurité suffisant pour un agent non armé dans des situations dangereuses. Faut-il quun agent meure pour que la ministre agisse ?» demande Cashman.
En août 1999, la ministre du Patrimoine, Sheila Copps, avait demandé aux gardiens dêtre patients, parce quun comité devait établir une politique sur le port d'armes. «Si elle croit vraiment ce quelle affirme, soutient Doug Martin, membre de lAlliance et gardien de parc, le moment est venu pour elle dappuyer les recommandations du comité et dexhorter Parcs Canada à faire de même. Les gardiens de parcs sont chargés de protéger les ressources naturelles dans les parcs nationaux du Canada. Le gouvernement fédéral juge que les infractions à la Loi sur les parcs nationaux sont des délits graves, passibles damendes allant jusqu'à 150 000 $ ou dun emprisonnement de cinq ans au maximum. Pour ma protection et celle de mes collègues, nous devons bénéficier de la même protection que les autres agents de la paix, et avoir le même mandat. Neuf provinces sur dix ont décidé de fournir des armes de poing à leurs agents de conservation. Il est temps que Parcs Canada appuie ses employé-e-s et se conforme aux recommandations du comité.»
Le Canada compte plus de 400 gardiens de parc qui veillent à lapplication de la loi, à la sécurité de la population et à la gestion des ressources des parcs nationaux. Les gardiens sont membres de lÉlément national de lAFPC.
-30 -
Renseignements :
Ed Cashman, président, Élément national, AFPC (613) 560-4301 ou
Bernard Labonté, vice-président exécutif, Élément national, AFPC (418) 833-6783
02-260100