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POUR DIFFUSION IMMÉDIATE                       Le 21 février 2000

Le vote de grève à l’Agence des douanes et du revenu
pourrait entraîner retards d’impôts et délais aux frontières

OTTAWA...Les membres de l’Alliance de la Fonction publique du Canada, employé-e-s de la nouvelle Agence des douanes et du revenu du Canada (ADRC), ont voté par une forte majorité en faveur d’une grève, pouvant aller jusqu'à une grève générale. Les membres font partie de la Customs Excise Union Douanes Accise (CEUDA) et du Syndicat des employé-e-s de l’Impôt (SEI), des Éléments de l’AFPC.

«Nos membres ont réagi fortement à la performance de la direction de l’ADRC à la table de négociation, à ce jour, a déclaré le président national de l’AFPC, Daryl Bean. Par un vote de 74%, nos membres ont rejeté le recours, par ce nouvel employeur, des anciennes tactiques de refus et de retards préconisées par le Conseil du Trésor. Jusqu'à présent, la réponse continuelle de l’ADRC à nos revendications, même à celles sans incidence pécuniaire, a été NON.

«La direction de l’ADRC a passé plus de temps à rédiger des lettres pour se plaindre de l’AFPC qu’elle n’en a passé à la table de négociation, a poursuivi Bean. Elle a tenté en vain de blâmer l’Alliance pour l’absence de progrès. C’est toutefois l’ADRC qui est carrément à blâmer pour le manque de progrès.

«En septembre dernier, la direction de l’ADRC avait affirmé que les accords conclus aux tables de l’AFPC et du Conseil du Trésor seraient appliqués à nos membres à l’Agence. Puis, l’employeur s’est ravisé et s’est retiré du processus de négociation AFPC-Conseil du Trésor, le 1er novembre 1999, date d’entrée en vigueur de la nouvelle Agence. Notre équipe s’est présentée à la table de négociation de l’ADRC, concentrée et déterminée à s'engager dans un processus accéléré. Malheureusement, les négociateurs de l’ADRC n’avaient pas le même engagement et apparemment aucun mandat de négocier. Ils ont passé moins de quatre heures à la table durant cinq jours de négociations, en janvier, et aucune date de rencontres de l’équipe entière n’a encore été proposée.

«Par leur vote de grève, les membres de l’AFPC ont indiqué clairement qu’ils n’attendront pas des mois que l’employeur vienne à la table avec un mandat de négocier, a précisé la présidente nationale du SEI, Betty Bannon. L’Alliance a demandé la mise sur pied d’un bureau de conciliation, le 3 février et, là encore, l’employeur est résolu à retarder les choses. Malgré son refus de fixer d’autres dates de négociations, l’employeur prétend que la Commission des relations de travail dans la fonction publique ne devrait pas intervenir en établissant un bureau de conciliation.»

Selon le président national de la CEUDA, Serge Charette, «notre première priorité est de négocier une convention collective. Si la direction de l’ADRC est disposée à prendre le processus de négociation au sérieux en se présentant à la table avec un mandat de négocier les questions, et à rester à la table jusqu'à la conclusion d’une convention, ou une impasse, l’équipe de négociation de l’AFPC est disposée à rencontrer l’employeur.»

« Cependant, tant que l’employeur ne prendra pas au sérieux le processus et nos revendications, le service au public sera perturbé, a affirmé Daryl Bean. Les Canadiens et Canadiennes vont peut-être être ralentis aux frontières par des piquets d’information; le traitement des déclarations de revenus, et les remboursements, sera peut-être retardé. L’Alliance préférerait négocier un accord mais la direction de l’ADRC, apparemment peu préoccupée par les inconvénients causés aux Canadiens, ne nous laisse d’autre choix que de passer à l’action. »

L’AFPC est l’agent négociateur d’environ 30 000 employé-e-s de l’Agence des douanes et du revenu du Canada.

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Renseignements :

Serge Charette, président national, CEUDA (613) 723-8008, poste 304

08-2102000