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POUR DIFFUSION IMMÉDIATE                                     LE 29 MARS 2000

Deux poids deux mesures à l’Agence des douanes et du revenu: ce qui est bon pour les cadres ne l’est pas pour les employés

OTTAWA... Les membres de l’Alliance de la Fonction publique du Canada qui travaillent à l’Agence des douanes et du revenu du Canada transmettent aujourd'hui un message aux bureaux de l’ADRC dans tout le pays: l’offre ‘définitive’ de l’ADRC, c’est une misère comparativement aux salaires versés aux cadres de direction de l’Agence.

« Le commissaire de l’ADRC, Rob Wright, gagne la somme princière de 203 500 $, tandis que le commissaire adjoint de l’ADRC, Alain Jolicoeur, en gagne 158 000 $, le montant maximum de leurs échelles salariales, » de préciser Serge Charette, président national de Customs Excise Union Douanes Accise. « Et tous deux sont susceptibles de recevoir plusieurs milliers de dollars de plus par année en vertu du programme de primes au rendement applicable aux cadres supérieurs du gouvernement. »

« Comparons leurs salaires aux montants offerts dans le cadre des négociations, » de poursuivre la présidente nationale du Syndicat des employé-e-s de l’Impôt, Betty Bannon. « En vertu de l’offre ‘définitive’ de l’ADRC, le salaire d’un CR-3 augmenterait d’un montant minable de 639,94 $ cette année, tandis qu’un magasinier en Ontario recevrait encore moins - 584,36 $. Ces augmentations ne se comparent même pas aux montants des primes que les cadres de l’ADRC s’attendent de recevoir. »

« Alors que les cadres de l’ADRC touchent une rémunération qui correspond davantage à celle du secteur privé, l’offre de l’Agence à la majorité de ses employé-e-s porte nettement la signature du Conseil du Trésor, d’ajouter Charette. En fait, sa soi-disant offre définitive mettrait les membres de l’AFPC ADRC dans une situation pire que lorsqu’ils travaillaient pour le compte du gouvernement fédéral. »

« C’est un cas de deux poids deux mesures, de poursuivre Bannon. L’ADRC veut être connu comme ‘l’employeur de choix’. C’est de la blague. L’ADRC est un employeur de choix uniquement pour quelques élus - ceux de la haute direction. Même compte tenu de l’augmentation proposée, le salaire moyen des membres de l’AFPC à l’Agence serait de 38 672,28 $ - moins du cinquième du traitement du commissaire, primes non comprises.

« Nous voulons que l’Agence négocie en fonction d’un mandat lui permettant d’aborder les questions que nos membres ont indiqué comme étant importantes - pas des questions que le Conseil du Trésor estiment importantes », de dire Bannon et Charette.

Les négociations de l’AFPC au nom de ses 30 000 membres, avec l’ADRC, ont été rompues le 24 mars. Le syndicat va annoncer, plus tard cette semaine, les prochaines mesures qu’il entend prendre.

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Renseignements :  Betty Bannon, présidente nationale,
                                Syndicat des employé-e-s de  l’Impôt, (613) 290-6544 (cellulaire)
                                Serge Charrette, président national,
                                Customs Excise Union Douanes Accise, (613) 723-8008, poste 304

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