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Pour diffusion immédiate Le 28 avril 2000
Les agents de correction sont sous-évalués et sous-payés
L'écart salarial avec la GRC doit être réduit
OTTAWA Grâce à la publication, aujourdhui, de létude mixte sur les CX, les agent-e-s de correction de partout au Canada, vont lire ce quils savent depuis toujours: ils accomplissent un travail difficile, qui ressemble à celui d'un gendarme aux services généraux de la GRC. En outre, leur travail est fait de défis uniques et supplémentaires liés au fait qu'ils oeuvrent quotidiennement avec des délinquants dans un environnement carcéral.Depuis des années les agent-e-s de correction ont été sous-évalués et sous-payés. Ce rapport appuie leurs demandes répétées afin que l'écart de rémunération qui existe avec les agent-e-s de la GRC soit réduit.
Selon le président national de lAlliance de la Fonction publique du Canada, Daryl Bean, "il y a un écart énorme, injustifié, sur le plan de la rémunération entre les agent-e-s de correction et les gendarmes aux services généraux, de la GRC. Le présent rapport fait état dune recherche solide qui appuie le besoin urgent dune augmentation salariale importante pour les agent-e-s de correction.
"Léquipe de négociation des agent-e-s de correction va sinspirer de ce rapport dans les négociations, a indiqué Bean. Les hauts fonctionnaires du Conseil du Trésor ont appuyé ce rapport; le Conseil du Trésor doit à présent de collaborer avec nos membres pour trouver les meilleures façons de voir à ce que les CX touchent des salaires qui tiennent compte du travail difficile quils accomplissent afin de protéger la société canadienne."
Létude mixte sur les CX avait été d'abord recommandée dans le rapport majoritaire du bureau de conciliation au cours de la dernière négociation. À la demande de l'AFPC, le Sénat a obtenu un engagement du Conseil du Trésor d'inclure cette étude dans la loi adoptée par le gouvernement fédéral imposant les conditions demploi aux CX. Cette loi a mis fin à la grève légale de quatre jours des CX en mars 1999. Létude a comparé les salaires, les fonctions et les conditions de travail des agent-e-s de correction fédéraux, des agent-e-s en uniforme de la GRC et des agent-e-s de correction provinciaux.
"Au cours des années, a poursuivi Bean, le travail des agent-e-s de correction a évolué de façon significative en une profession. En plus de modifier la façon dont les fonctions traditionnelles de sécurité sont effectuées, les changements législatifs et à la politique pénitentiaire ont ajouté la gestion des cas et les responsabilités de réinsertion sociale à leurs fonctions. Cet accroissement de leurs tâches a coïncidé avec l'imposition d'une loi contrôlant les salaires, à des gels des salaires et échelons et à l'imposition des conditions d'emploi."
Le rapport reconnaît que les conditions de travail des agent-e-s de correction fédéraux sont plus difficiles que celles des agent-e-s de la GRC. Durant leur carrière, les agent-e-s de corrections vont presque certainement être témoins d'au moins un incident violent et sérieux sur les lieux de travail. Des recherches démontrent que le niveau de stress post-traumatique des agent-e-s de correction fédéraux et beaucoup plus élevé que dans la population en général et qu'il s'approche des niveaux observés auprès des anciens combattants de la guerre du Viêtnam.
"Même si le milieu de travail sest détérioré et que leurs tâches se sont accrues, a précisé Nycole Turmel, vice-présidente exécutive de l'AFPC, les agent-e-s de correction ont vu lécart salarial avec leurs homologues de la GRC sélargir. Le Conseil du Trésor dispose à présent de toute la recherche nécessaire démontrant que cet écart est injuste et quil doit être réduit."
En 1984, un gendarme aux services généraux à la GRC gagnait 17,4% de plus quun CX-1 et 9,2% de plus quun CX-2. Au 31 décembre 1999, lécart avait atteint 28,5% dans le cas des CX-1 et 19,1% pour les CX-2. Dautres augmentations, approuvées récemment pour les agent-e-s de la GRC, vont élargir cet écart.
Les négociations entre lAFPC et le Conseil du Trésor doivent commencer en juin. Les conditions demploi imposées aux 5 000 agent-e-s de correction ont expiré le 31 mars 1999.
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Renseignements : Nycole Turmel, vice-présidente nationale, AFPC,
(613) 560-4310 25-280400