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                 Pour diffusion immédiate                                                                         Le 19 mai 2000

L’AFPC réclame une meilleure protection
pour les travailleuses enceintes

Ottawa - « Les femmes enceintes ou qui allaitent, qui travaillent dans des conditions qui présentent un risque pour leur santé, celle de l’enfant à naître ou de leur enfant, ont besoin du soutien total d’une loi fédérale ferme, » de déclarer la présidente de l’Alliance de la Fonction publique du Canada, Nycole Turmel. « Les amendements visant les travailleuses enceintes et qui allaitent, dans le projet de loi C-12, constituent une mesure positive, mais ce n’est pas assez pour assurer la protection nécessaire en matière de santé et de sécurité. »

Récemment, la présidente de l’AFPC a présenté un mémoire au comité permanent des ressources naturelles et des opérations gouvernementales, qui étudie le projet de loi C-12, Loi modifiant la partie II du Code canadien du travail, portant sur la santé et la sécurité au travail.

« Dans sa version actuelle, le projet de loi C-12 n’aborde aucunement les situations injustes et discriminatoires auxquelles les travailleuses fédérales font face, » d’insister Turmel.

Par exemple, le mémoire de l’AFPC cite le cas des agentes de correction fédérales à l’établissement de détention de Joliette, établissement correctionnel pour femmes au Québec.

« À cet établissement, les travailleuses enceintes assujetties à l’administration provinciale du Québec - les infirmières et les travailleuses communautaires - bénéficient d’un congé préventif à cause du risque de maladies infectieuses et de voies de fait. Pourtant, les agentes de correction fédérales, qui sont souvent les premières à intervenir lors d’urgences, et qui travaillent aux côtés de ces travailleuses provinciales, n’ont pas droit à la même protection de la loi, » d’expliquer Turmel.

Dans son mémoire, l’AFPC réclame des dispositions permettant la modification des tâches ou la réaffectation d’une travailleuse à un travail plus convenable, loin du risque à la santé et à la sécurité. Si cela n’est pas possible, la travailleuse enceinte ou qui allaite doit avoir le droit à un congé payé intégralement jusqu'à la fin de la grossesse ou de l’allaitement.

Le Québec a été à l’avant-garde et est encore la seule administration au Canada à garantir adéquatement aux travailleuses enceintes et qui allaitent une protection contre les risques à la santé et à la sécurité, de faire observer Turmel.

Outre les recommandations au sujet des travailleuses enceintes et qui allaitent, le mémoire de l’AFPC aborde d’autres préoccupations particulières des travailleuses et travailleurs de la fonction publique fédérale, notamment la définition de la santé, la santé et la sécurité des travailleuses et travailleurs au Parlement, la procédure d’appel relativement aux questions de santé et de sécurité, la violence en milieu de travail, et, les règlements sur l’ergonomie.

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Renseignements : Nycole Turmel - (613) 560-4330, ou Louise Hall - (613) 560-4370

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