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POUR DIFFUSION IMMÉDIATE                                             LE 20 JUIN 2000

Les travailleurs fédéraux perdent
du terrain depuis les dix dernières années

Ottawa - «Les rapports récents, selon lesquels les salaires dans le secteur public fédéral sont supérieurs de neuf pour cent à ceux du secteur privé, sont plus que trompeurs - c’est une insulte envers les travailleurs et travailleuses qui ont enduré des années de gel des salaires. Ils tentent encore de se rattraper,» a déclaré le vice-président exécutif national de l’Alliance de la Fonction publique du Canada, John Gordon. Celui-ci réagissait à la publication, aujourd’hui, d’un document de travail sur les différences salariales entre les secteurs public et privé. «La réalité, c’est que les travailleurs du secteur public fédéral ont perdu du terrain au cours des dix dernières années.

«Nous apprécions toujours de nouvelles recherches dans ce domaine; toutefois, pour voir s’il existe vraiment une différence, il faut comparer des emplois semblables, précise Gordon. Depuis que le gouvernement fédéral a fermé le Bureau de recherches sur les traitements au début des années 90, les comparaisons entre les emplois sont pratiquement impossibles en s’inspirant, comme le fait ce document, de l’enquête sur la population active et du recensement national.»

Gordon ajoute que le document de travail, produit par les Réseaux canadiens de recherche en politiques publiques, constate que les différences salariales sont particulièrement élevées lorsque l’on compare les travailleurs du secteur des services.

«Ces travailleurs et travailleuses que l’on compare comprennent des policiers et des agents de correction du secteur public, des gardiens de sécurité et des employé-e-s préposés à la surveillance des alarmes dans les entreprises privées, poursuit Gordon. Nous nous demandons également si des travailleurs et travailleuses du secteur public, comme des pompiers et des agents de libération conditionnelle, sont comparés au personnel de l’industrie de la restauration rapide.»

Gordon ajoute que le prétendu «écart salarial» entre les travailleurs et travailleuses du secteur public et ceux et celles du secteur privé est nettement loin de la réalité. La taille de l’entreprise, les taux de syndicalisation et autres éléments semblables ont traditionnellement expliqué les écarts salariaux considérables, et cette étude ne fait pas exception.

«Au cours de chacune des dix dernières années, les règlements salariaux majeurs du secteur privé ont dépassé de beaucoup ceux du secteur public,» souligne Gordon.

Gordon ajoute que lorsque ces augmentations dans le secteur privé sont composées au fil des années, on constate que les taux de base du secteur privé ont grimpé de 30 pour cent, près de neuf pour cent de plus que tous les salaires du secteur public.

«Le comble, c’est que les salaires au gouvernement fédéral accusent un retard encore plus considérable, soit la moitié du taux des salaires dans le secteur privé,» dit Gordon.

Le vice-président exécutif national de l’AFPC ajoute que la décision du gouvernement d’abolir le Bureau de recherches sur les traitements a aggravé l’absence de données salariales comparatives significatives - un écart que la présente étude néglige de rectifier.

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Renseignements :
Lois Ross, coordonnatrice des communications, AFPC - (613) 560-4280
Pierre Lebel, agent de communication, AFPC - (613) 560-5482

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