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Pour diffusion immédiate                           Le 14 juillet 2000

Le transport aérien en état d'alerte

  • Grève à l'aéroport de Saskatoon
  • Piquets d'information aux aéroports d'Edmonton et de Regina
  • Entente à l'aéroport de Charlottetown

OTTAWA - Les membres de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) à l’aéroport de Saskatoon ont déclenché une grève légale à 5 h, le vendredi 14 juillet. Au même moment, les membres à l'aéroport d’Edmonton ont établi des piquets d'information afin d'appuyer leurs propres demandes contractuelles et leurs collègues de Saskatoon en grève. Les membres à l'aéroport de Regina établiront leurs piquets d'information samedi et dimanche. Les travailleurs et travailleuses des aéroports d'Edmonton et Regina pourraient emboîter le pas à ceux de Saskatoon et déclencher une grève générale dès la semaine prochaine.

"Au cours de l'été 2000, les négociations avec les aéroports sont devenues ardues, en raison des actions sans précédent et indiscutables du Conseil des aéroports du Canada. Durant les négociations entre l'AFPC et les directions locales de Charlottetown et Saskatoon, le Conseil a tenté de miner la sécurité d'emploi de nos membres," a indiqué le vice-président exécutif national de l'AFPC, John Gordon. "Le Conseil des aéroports du Canada ne réussira pas. Lorsque les membres de l'AFPC à Charlottetown ont entrepris leur piquetage le 13 juillet, la direction locale a rapidement retrouvé la raison et accepté une entente qui donne pleine sécurité d'emploi, une protection contre la sous-traitance et le maintien des heures de travail."

Selon Richard Jasieniuk, président de la section locale 40404 de l'Union des employés des transports, un Élément de l'AFPC, "lorsque l'administration locale a pris le contrôle de l'aéroport en janvier 1999, ils nous ont dit vouloir devenir un employeur de choix. Je n'avais jamais anticipé qu'un "employeur de choix" nous forcerait à déclencher la grève afin d'obtenir une convention collective juste ou irait jusqu'à vouloir renégocier une clause déjà conclue sur la sécurité d'emploi, comme ils le font actuellement. Plusieurs directions d'aéroports ont réussi à conclure des ententes incluant la sécurité d'emploi et des hausses salariales décentes sans forcer leurs employé-e-s à recourir à la grève. Je me demande pourquoi notre employeur nous force à ceci," a indiqué Jasieniuk.

Au cours des derniers 12 mois, le Conseil d'administration de l'Administration aéroportuaire de Saskatoon a accordé des hausses salariales d'au moins 21% à ses dirigeants. La seule proposition salariale déposée aux membres de l'AFPC par l'administration à Saskatoon est de 2,25% pour la première année.

Tout un contraste avec l'entente négociée entre l'AFPC et l'Administration aéroportuaire de Charlottetown. Elle inclut un ajustement aux conditions du marché local qui augmente tous les taux de salaire, un important boni à la signature et des hausses salariales sur quatre années supérieures au taux d'inflation actuel.

L'Administration aéroportuaire de Saskatoon a établi de nouveaux sommets quant à la manière mesquine avec laquelle elle traite ses employé-e-s, a indiqué Blaine Pilatzke, le coordonnateur régional de la grève pour l'AFPC. Le dédain démontré envers les employé-e-s dépasse ce que nous observons normalement d'un employeur beaucoup plus arrogant."

L’AFPC représente 2 000 employé-e-s dans la plupart des aéroports au Canada. Ils sont responsables de l’entretien, de la lutte aux incendies et de fonctions administratives. La majorité des aéroports au Canada ont été privatisés et sont exploités par des administrations locales.

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Renseignements:

Blaine Pilatzke, représentant régional - Prairies, AFPC, (306) 539-8375 ou 244-3033

Pierre Lebel, agent de communication, AFPC, (613) 560-5482

Lois Ross, Coordinatrice des communications, AFPC, (613) 560-4280

43-140700