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Le 20 octobre 2000Le principe de léquité salariale nest pas sur la table
OTTAWA - «
Nous sommes heureux dapprendre que la ministre de la Justice a indiqué que le principe du salaire égal pour des fonctions équivalentes, qui est inscrit dans la Loi canadienne sur les droits de la personne depuis 1977, ne sera pas sur la table lors de la révision de la loi, » affirme la présidente nationale de lAlliance de la fonction publique Nycole Turmel.La ministre de la Justice, Anne McLellan, a donné cette assurance à Turmel lorsquelle a fait savoir à lAFPC que le gouvernement libéral avait lintention de nommer un groupe de travail, qui serait chargé de lexamen de larticle 11 de la Loi canadienne sur les droits de la personne. Aux termes de larticle 11, il est discriminatoire de payer les femmes et les hommes différemment sils effectuent un travail de valeur égale dans le même établissement.
« Nous sommes daccord au sujet du principe de léquité salariale, ajoute Turmel. Ce nest pas le concept qui a besoin dêtre révisé, cest le processus dapplication de léquité salariale quil faut remanier. La ministre McLellan a indiqué que lexamen samorcera depuis lacceptation du principe du salaire égal pour des fonctions équivalentes. Léquité salariale est un préalable important à légalité économique des femmes.
« Le cadre législatif actuel pour léquité salariale au palier fédéral est toujours fondé sur des plaintes, dit Turmel. Cela signifie que seules les personnes qui ont les ressources humaines et financières pour déposer des plaintes et poursuivre toutes les voies juridiques peuvent espérer obtenir léquité salariale. Il a fallu presque 16 ans pour régler la plainte de lAFPC contre le gouvernement fédéral. Une autre plainte contre la Société canadienne des postes a été déposée en 1983 et elle est toujours devant un tribunal. Notre expérience, et celle d'autres syndicats, cest que les employeurs utilisent continuellement des tactiques juridiques pour tenter dépuiser les syndicats et de les dissuader à porter plainte, frustrant ainsi lobjet de la loi. »
LAFPC a déjà parlé à la ministre McLellan et lui a proposé quelques suggestions initiales en vue de changements qui simposent :
une loi dapplication universelle, sans restrictions numériques ;
des délais réalistes et obligatoires et des pénalités pour défaut de respecter les délais à élaborer des plans déquité salariale et à établir des rajustements salariaux ;
des méthodes non sexistes obligatoires pour déterminer la valeur des emplois, en fonction des quatre facteurs existants de compétences, deffort, de responsabilité et de conditions de travail ;
un financement adéquat par le gouvernement pour léducation, la formation, linformation et lexécution ;
la participation élaborée et obligatoire des syndicats là où les travailleurs sont syndiqués.
« LAFPC a acquis une expertise considérable en matière déquité salariale par suite des plaintes que nous avons déposées avec succès, souligne Turmel. Nous avons lintention de participer pleinement à lexamen du gouvernement, afin que léquité salariale puisse enfin devenir une réalité pour toutes les femmes visées par la Loi canadienne sur les droits de la personne. »
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Renseignements :
Lois Ross, coordonnatrice, Communications et action politique - (613) 560-4280
53-201000