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Pour diffusion immédiate                                     Le 10 novembre 2000

La rupture des pourparlers mène à un vote de grève
à l’Agence des douanes et du revenu

Ottawa - « Après 15 jours de négociation, l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) va organiser un vote de grève chez ses membres à l'emploi de l’Agence des douanes et du revenu du Canada (ADRC) », a déclaré Nycole Turmel, présidente nationale de l’AFPC.

« Les deux parties s’étaient entendues pour négocier sérieusement pendant trois semaines afin d’en arriver rapidement à une entente, a expliqué Turmel. Notre équipe de négociation s’attendait à des négociations intensives. Cependant, même si des progrès ont été réalisés, l’équipe de l’Agence s’est présentée à la table sans détenir véritablement un mandat pour négocier des questions clés. L’équipe de la direction a quitté la table jeudi en fin de journée sans présenter d’offres concrètes sur ces questions. »

« Plusieurs points importants en litige sont à l’origine de la rupture des pourparlers », a précisé Betty Bannon, présidente nationale du Syndicat des employé-e-s de l’Impôt (SEI). « Les parties n’ont pas réussi à s’entendre sur la sécurité d’emploi. Les garanties actuelles à ce chapitre, instaurées lors de la création de l’Agence, viennent à expiration le 31 octobre 2001. Jusqu'à maintenant, l’employeur ne s’est aucunement montré disposé à modifier sa Directive sur le réaménagement des effectifs de façon à offrir une protection satisfaisante à nos membres.»

« Et, d’ajouter Serge Charette, président national de Customs Excise Union Douanes Accise (CEUDA), nous luttons également pour obtenir la sécurité d’emploi pour nos membres embauchés pour une durée déterminée. Actuellement, au moins un quart de nos membres au service de l’ADRC, soit 7 600 personnes, appartiennent à cette catégorie d’employé-e-s. Beaucoup d’entre eux ont travaillé à maintes reprises pour le ministère ou l’Agence au fil des ans. Nous voulons que cesse le recours abusif aux nominations pour une durée déterminée, et nous avons proposé que ces employé-e-s obtiennent la permanence après une certaine période de travail. L’employeur a rejeté cette proposition. »

Les augmentations économiques figurent au nombre des autres questions en litige. L’offre salariale de l’Agence est bien inférieure à celle qui a été approuvée pour d’autres travailleuses et travailleurs syndiqués de l’ADRC.

Qui plus est, les taux de rémunération des membres de l’AFPC appartenant aux groupes Services divers et Manoeuvres et hommes de métier au sein de l’Agence sont établis en fonction du secteur géographique. Il y a 338 employé-e-s qui se trouvent dans cette situation, soit à peine 1% de l’effectif de l’unité de négociation de l’AFPC à l’ADRC. Bien que, quel que soit leur lieu de travail, tous les autres employé-e-s touchent le même taux de rémunération selon le groupe professionnel auquel ils appartiennent, l’employeur continue à exercer une discrimination à l’encontre de ce groupe d’employé-e-s en refusant de supprimer les taux de rémunération régionaux.

L’AFPC représente 30 000 employé-e-s travaillant à l’ADRC. La convention collective est venue à expiration le 31 octobre 2000.

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Renseignements :
Betty Bannon, présidente nationale SEI, 613-235-6704
Serge Charette, président national CEUDA, 613-723-8008, poste 304

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