Pour diffusion immédiate Le 21 novembre 2000
LAFPC appuie la demande de la Coalition
canadienne de la santé
pour des mesures immédiates au sujet de linspection des aliments
OTTAWA - « La publication, par la Coalition canadienne de la santé, du rapport de la Commission européenne sur la sécurité des aliments, renforce nos préoccupations au sujet de la déréglementation fédérale de linspection des aliments au Canada, » affirme Yves Ducharme, président national du Syndicat de lAgriculture, un Élément de l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC).
« Les règlements fédéraux proposés par le gouvernement, et dont la Chambre des communes est présentement saisie, permettraient aux sociétés de sauto-réglementer, explique Ducharme. Les inspections aux usines daliments au Canada seraient faites par des employé-e-s sans expérience plutôt que par des inspecteurs des produits primaires qualifiés. Nos membres deviendraient de simples superviseurs. »
Sous le couvert de lARMPC - Analyse des risques et maîtrise des points critiques - la responsabilité accrue pour linspection des aliments est confiée à lindustrie du traitement des aliments. « Notre gouvernement continue de poursuivre cette voie dangereuse et malsaine, même si linspecteur général du département de lAgriculture des États-Unis a aboli le concept. LARMPC a été également défaite dans le deuxième plus haut tribunal fédéral américain, qui a jugé que lARMPC enfreint les mandats clairs des lois américaines sur linspection des viandes et de la volaille.
« La déréglementation de linspection des aliments au profit des entreprises commerciales est une autre démarche de réduction des effectifs du gouvernement. Plutôt que daccorder des budgets adéquats à lAgence canadienne dinspection des aliments (ACIA) pour sassurer que la nourriture consommée par les Canadiens soit sûre, la solution du gouvernement consiste à confier la tâche à lindustrie. »
Ducharme souligne que dans le secteur de traitement hautement automatisé de la volaille, où les principes dopération de lARMPC ont été adoptés en premier, la vitesse de la chaîne dabattage est passée de 5 000 et 6 000 poulets à lheure à 10 000 à lheure au cours des dix dernières années. « Dans ces usines, où lARMPC est un projet pilote, la majeure partie de linspection est faite par des employé-e-s de lusine de traitement, sous la supervision des inspecteurs de lACIA.
« Le moral parmi les 2 000 inspecteurs des aliments est à son plus bas niveau, ajoute Ducharme. Ils ont déposé 5 000 griefs par suite dun nouveau programme de classification mis en place par lACIA.. En outre, les négociations entre lACIA et lAFPC en vue dune nouvelle convention collective ont atteint une impasse. L'ACIA démontre un manque de respect envers ses employé-e-s.
« Nous disons : cest assez. Au lieu de se vanter de lénorme surplus fédéral, le Premier ministre devrait se préoccuper davantage de la santé des Canadiens. Peut-être la publication de cette vérification de la Communauté Européenne donnera-t-elle lalarme et aidera-t-elle à exercer des pressions sur le gouvernement fédéral pour quil prenne des mesures immédiatement pour assurer que les Canadiens soient protégés contre des drogues cancérigènes dans la viande en confiant de nouveau linspection à ses propres inspecteurs qualifiés. »
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Renseignements :
Yves Ducharme, président national, Syndicat de lAgriculture,
AFPC, (613)560-4306
Sylvie Rochon, agente syndicale, Syndicat de lAgriculture, AFPC, (613) 560-4306
Lois Ross, coordonnatrice, communications et action politique, AFPC, (613) 560-4235
61-211100