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Pour diffusion immédiate                                     Le 30 novembre 2000

Les syndicats exigent le déplacement des travailleurs sur la «Colline de l'amiante» du Parlement

OTTAWA - Des niveaux élevés de fibres d’amiante dans les systèmes d’aération à l’immeuble de la rue Wellington et à l’immeuble de l’Ouest, du Parlement, compromettent la santé et la sécurité des travailleurs, d’affirmer le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP) et l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), qui représentent quelque 400 travailleurs et travailleuses dans ces établissements.

« Nous réclamons la fermeture immédiate de ces lieux de travail et nous exigeons que les travailleurs soient déplacés tant que cette situation ne sera pas réglée », d’affirmer Ed Cashman, président national de l’Élément national, AFPC. « Nous discutons de cette situation depuis les années 1960 et nous ne sommes pas disposés à attendre plus longtemps sans rien faire, » ajoute-t-il.

« De plus, il est absolument essentiel que le gouvernement fédéral embauche un expert-conseil dans le domaine de l’environnement pour tester les aires de travail, de préciser Dave Batho, président de la section locale 102-0 du SCEP. Nous demandons également au gouvernement fédéral de collaborer avec les syndicats et les cliniques de santé au travail pour les travailleurs de l’Ontario, pour mettre au point un programme de dépistage et de surveillance médicale pour ces travailleurs qui ont été exposés aux fibres mortelles, » de poursuivre Batho.

Des résultats établis récemment par Travaux publics et Services gouvernementaux Canada ont révélé la présence de niveaux élevés de fibres d’amiante dans des secteurs où ces travailleurs passent la plus grande partie de leur journée. « On a déjà diagnostiqué cliniquement chez au moins un membre du SCEP une maladie reliée à l’amiante, qui pourrait être reliée au travail sur la Colline du Parlement, » d’ajouter Batho.

Ce n’est pas la première étude qui confirme la présence d’amiante sur la Colline. En 1988, une étude sur l’amiante à l’édifice de l’Ouest avait formulé des recommandations visant à corriger la situation. En 1990, un rapport obtenu par Greenpeace a démontré la présence d’amiante dans les conduites d’aération. Cependant, malgré des assurances répétées de l’employeur, que l’édifice de la rue Wellington était sécuritaire, il est évident que le problème existe encore. Les symptômes de l’exposition à l’amiante, tel le cancer des poumons, peuvent apparaître après plus de 10 ans chez un travailleur.

Cashman affirme que l’AFPC va exercer une fois de plus des pressions sur le gouvernement pour qu’il adopte la partie III de la Loi sur les relations de travail au Parlement, qui accorderait à ces travailleurs le droit de refuser de travailler dans des conditions dangereuses et malsaines. « Cette loi a été adoptée à la Chambre mais n’a jamais été promulguée, dit-il. C’est assez. Ces travailleurs méritent les mêmes droits que tous les autres travailleurs fédéraux. »

Les syndicats rappellent également au Parlement nouvellement élu que ses membres seront eux aussi exposés à ce milieu de travail dangereux. « Quiconque fréquente ces immeubles est susceptible de respirer des niveaux dangereux d’amiante. Bien que nous ayons demandé que le gouvernement fédéral prenne des mesures immédiates pour fermer ces aires de travail, cela a été en vain.

« Nous n’acceptons pas les assurances de l’employeur, que l’amiante n’est pas nuisible à moins d’être agitée, » de poursuivre Batho, qui fait remarquer que la plupart des tests ont été faits tard dans la nuit, lorsque le système d’aération était fermé et que peu de travailleurs étaient présents. « À notre avis, un niveau minimum acceptable d’exposition à l’amiante, cela n’existe tout simplement pas. »

 

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Renseignements : Joel Carr, CEP (416) 622-2740

Ed Cashman, président national, Élément national, AFPC - 560-4301

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