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Communiqué de l'afpc

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE                                                         Le 12 décembre 2000

Des pompiers plus nombreux vont sauver plus
de vies aux aéroports canadiens

OTTAWA - « Le fait d’affirmer qu’une augmentation du nombre de pompiers aux aéroports canadiens ne diminuera pas le nombre de décès, c’est comme entendre le capitaine de l'insubmersible Titanic affirmer, avant la mise à l'eau, que son navire n'a pas besoin de plus de canots de sauvetage. Nous savons aujourd'hui que cela peut mener au désastre, » affirme Mike Wing, président national de l’Union canadienne des employés des Transports (UCET), un Élément de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC).

« Les pompiers sauvent des vies. Toutefois, ils ont besoin d’être en nombre suffisant pour faire un travail convenable. Actuellement, les aéroports canadiens se situent bien en deçà des normes internationales pour la lutte aux incendies et le sauvetage. Les règlements de Transports Canada prévoient un pompier par camion pour préparer un chemin de secours de mousse et pour permettre aux gens de sortir, d’ajouter Wing. Mais un seul pompier ne peut combattre l’incendie à l’extérieur de l’avion et à l’intérieur en même temps. Les passagers doivent alors compter sur leurs propres moyens pour s’échapper de l’avion. Nous savons par expérience que nous devons compter sur plus d'un pompier pour mieux contrôler l’incendie à l’extérieur de l’avion, tout en portant secours à l’équipage et aux passagers à l’intérieur. »

Selon Wing, l’évaluation par la Défense nationale des règlements de Transports Canada est très critique. « La Défense nationale a jugé la politique de Transports Canada comme étant correcte si l’on veut sauver de l’équipement, mais insuffisante lorsqu’il s’agit de sauver des vies. Nous croyons qu’une saine politique devrait mettre la vie au premier plan. C’est pourquoi nous allons lutter pour que les normes sur la lutte aux incendies et le sauvetage aux aéroports canadiens soient relevées au niveau des normes internationales. »

Wing croit que l’évaluation, par l’Association du transport aérien du Canada, du nombre de pompiers suffisants dans les aéroports canadiens « s’inspire d’une mentalité hasardeuse et que cela va se poursuivre jusqu’à ce qu’il y ait une catastrophe majeure. Le coût de la lutte efficace aux incendies aux aéroports est une fraction des frais d’amélioration que bien des aéroports canadiens imposent aux voyageurs. Si ces améliorations sont nécessaires, elles ne devraient pas être faites aux dépens de la sécurité. » Le président de l’Association du transport aérien du Canada, Cliff Mackay, a déclaré au Halifax Daily News, aujourd’hui, que l’embauche de pompiers additionnels n’est ni nécessaire ni rentable.

« Une stratégie adéquate de lutte aux incendies sauve effectivement des vies, et affirmer le contraire ne tient pas debout, conclut Wing. Les accidents se produisent effectivement et, lorsqu’ils se produisent, nous avons besoin d’un nombre suffisant de pompiers et d’équipement pour aider à sauver les passagers. Nous croyons que la situation actuelle aux aéroports canadiens ne rencontre pas ces objectifs. »

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Porte-parole : Mike Wing, président national, UCET - (613) 238-4003, poste 31

 

Renseignements : Pierre Lebel, agent de communication, AFPC - (613) 560-5482

 

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