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logo d'un communiqué de l'AFPC

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE                                          Le 15 janvier 2001

Une augmentation de deux pour cent,
une insulte envers les employés fédéraux

OTTAWA - Quelques jours à peine après avoir annoncé que les cadres de direction dans la fonction publique fédérale recevraient une augmentation de 8,7% avec effet rétroactif, le Conseil du Trésor a offert une maigre augmentation salariale de 2,0% aux 67 000 membres de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC).

« L’offre du Conseil du Trésor faite à nos membres du groupe Services des programmes et de l’administration au gouvernement fédéral, est à la fois insultante et avilissante », a déclaré le vice-président exécutif national, John Gordon.

« Tandis que le Conseil du Trésor a accepté avec empressement les recommandations du comité consultatif sur le maintien en poste et la rémunération des cadres de direction, qui proposait que la rémunération de ces derniers soit majorée de 8,7% avec effet rétroactif au 1er avril 2000, a précisé Gordon, il n’est pas pressé d’offrir une augmentation équitable à nos membres. »

Selon Gordon, le gouvernement a employé un système de « deux poids deux mesures » depuis la reprise de la négociation collective, il y a trois ans. Un cadre au niveau DM 03 a reçu des augmentations salariales et des primes de rendement de 40,3% entre 1997 et 2000. Les augmentations salariales des autres employé-e-s fédéraux a été de moins de 10 % en moyenne durant la même période.

« Au cours des dernières années, le gouvernement a créé des commissions et des organismes semblables pour justifier des augmentations salariales importantes accordées aux militaires, à la magistrature, à la GRC et, à présent, aux cadres de direction, a poursuivi Gordon. Le 12 janvier, le gouvernement a discrètement annoncé la création d’une autre commission chargée de passer en revue les salaires et les avantages des députés fédéraux, et notamment les allocations de dépenses non imposables. Par la même occasion, le gouvernement traite ses employé-e-s de première ligne différemment. Il a riposté aux tentatives des membres pour améliorer leurs salaires et leurs conditions de travail en adoptant des lois de retour au travail et en imposant des augmentations salariales minimales.

« Il y a un mois, les membres de l’AFPC à l’Agence des douanes et du revenu du Canada (ADRC) ont voté à 80% en faveur de la grève après que l’ADRC leur eut offert une augmentation légèrement meilleure que celle du Conseil du Trésor, a dit Gordon. Nous ne nous attendons pas à ce que les membres de cette unité de négociation trépignent de joie devant cette offre du Conseil du Trésor, pas plus que ceux de la catégorie de l’exploitation, technique, et les autres membres, qui négocient aussi présentement, si le Conseil du Trésor persiste à offrir son maigre 2%.

« Nous songeons en ce moment aux démarches que nous allons entreprendre, a conclu Gordon. Nous allons faire tout ce que nous pouvons pour casser le système de « deux poids deux mesures » et en faire un enjeu politique. »

L’AFPC représente environ 67 000 employé-e-s dans le groupe Services des programmes et de l’administration, qui comprend notamment les groupes Services administratifs (AS), Services de l’information (IS), Administration des programmes (PM), Programmes de bien-être social (WP), Communications (CM), Traitement des données (DA), Commis aux écritures et aux règlements (CR), Mécanographie (OE), et Secrétariat, sténographie et dactylographie (ST). Leur convention collective est venue à expiration le 20 juin 2000.

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Renseignements : Pierre Lebel, agent de communication, (613) 560-5482

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