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POUR DIFFUSION IMMÉDIATE                                          Le 1er février 2001

La décision du Service correctionnel, de fouiller
tous les employés, est prématurée: l'AFPC

OTTAWA... La décision du Service correctionnel du Canada (SCC), de commencer à fouiller, partout au Canada, tous les membres de son personnel qui entrent dans un établissement fédéral - qui débutera demain en Ontario demain et lundi au Québec - devrait être suspendue tant qu’il n’y aura pas eu de consultations significatives avec le syndicat qui représente ces travailleurs.

Selon Lynn Ray, présidente nationale du Syndicat des Employé-e-s du Solliciteur général (SESG), qui représente les travailleuses et les travailleurs dans les 52 pénitenciers fédéraux, la décision, de commencer à fouiller le personnel, est prématurée et devrait être retardée tant que le SCC et le syndicat ne seront pas parvenus à un accord. « Le SCC nous avait dit qu’il y aurait de longues consultations avant que cette décision ne soit exécutée. Mais ces consultations n’ont jamais eu lieu. Et aujourd’hui, le Service correctionnel veut aller de l’avant, même s’il n’a pas évalué les conséquences de cette décision. »

Le SESG est un Élément de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC); il représente 8 900 travailleurs et travailleuses au Service correctionnel, dont 2 200 en Ontario et 2 400 au Québec.

« Bien que nous ayons demandé les motifs de cette décision, d’ajouter Ray, nous n’avons reçu aucune réponse. Nous voulons savoir pourquoi le Service correctionnel veut imposer cette nouvelle procédure maintenant. Il a refusé de fournir des données qui démontreraient une augmentation d’activités illégales du personnel, pour appuyer cette idée. Cette décision n’étant appuyée par aucune étude ou aucune recherche, nous savons quelle sera la conséquence la plus importante de cette décision : elle fera naître la méfiance parmi tout le personnel du SCC. »

Cette recommandation de fouiller tout le personnel découle d’un rapport d'un groupe de travail du SCC sur la sécurité. Ce groupe recommande que « les fouilles à la porte principale soient systématisées et que des procédures de fouille incluent tout le personnel et les visiteurs. « Cela exigera la fouille des biens personnels, l’examen au rayon X de tous ceux qui entrent dans un établissement et une procédure de signature pour tout le personnel.

« Nous sommes choqués par cette décision parce qu’elle contredit les messages diffusés par notre employeur, selon lequel le travail accompli par nos membres, particulièrement par les agents de correction, est apprécié pour son professionnalisme, d’ajouter Ray. En avril dernier, le Service correctionnel et l’AFPC ont rendu publique une étude conjointe qui comparait le travail des agents de correction et de la GRC. L’étude, appuyée par le SCC, indiquait que les agents de correction sont de vrais professionnels, dont le travail est l’un des plus difficile partout au Canada, et qui devraient être traités et rémunérés en conséquence. »

« Notre employeur ne cesse de répéter que la formation est importante mais que l’argent est rare, de conclure Ray, mais nous pouvons anticiper que des ressources essentielles, de l’argent et du temps, seront détournés au profit de cette nouvelle procédure. Le SCC n’a pas évalué l’impact de cette nouvelle procédure sur le moral de son personnel, ni le temps qui sera perdu lorsque le personnel entrera au travail. Il n’a même pas les dispositions pour veiller à ce que dans les pénitenciers à sécurité minimale, où les fouilles du personnel seront faites au hasard, cela soit fait d’une façon non discriminatoire. »

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Porte-parole : Lynn Ray, présidente nationale, Syndicat des Employé-e-s du Solliciteur général - (SESG) - (613) 232-4821

Renseignements : Pierre Lebel, agent de communication, AFPC - (613) 560-5482

03-010201