POUR DIFFUSION IMMÉDIATE Le 2 février 2001
LAFPC demande la conciliationOTTAWA...Après avoir vainement tenté de négocier des conventions collectives pour quelque 130 000 travailleurs et travailleuses du gouvernement fédéral, lAlliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) a demandé à la Commission des relations de travail dans la fonction publique, le 1er février, de mettre sur pied des bureaux de conciliation ou de nommer des conciliateurs pour tenter de régler les questions en litige.
« Après deux semaines de négociations à chacune des tables du Conseil du Trésor (Tables 1, 2, 3 et 5), nous nous sommes rendu compte de l'inutilité de tenir dautres rencontres face à face pour obtenir des conventions collectives justes et équitables pour ces travailleurs et travailleuses, affirme la présidente nationale de lAFPC, Nycole Turmel. Cest devenu évident lorsque le gouvernement fédéral a annoncé des augmentations de 8,7% pour les cadres de direction et les personnes nommées à temps plein par le gouverneur en conseil, avec effet rétroactif au 1er avril 2000, tandis quil noffrait en même temps que 2% à nos membres.
« Nous espérons que nous pourrons peut-être conclure des accords, avec laide dun conciliateur. Et, si cela nest pas possible, un conciliateur devrait à tout le moins pouvoir aider à diminuer le nombre de questions dont les bureaux de conciliation vont être saisis.
« Nos membres, ainsi que tous les syndiqué-e-s du secteur public fédéral qui travaillent directement et indirectement pour le compte du gouvernement fédéral, sont victimes d'un système de deux poids deux mesures: lélite des employé-e-s de lÉtat obtient des augmentations substantielles en salaires et en avantages, tandis queux se voient offrir des augmentations au taux dinflation ou en deçà, » ajoute Turmel.
Turmel affirme que le cycle de ces augmentations pour les cadres est loin dêtre terminé. « Le comité consultatif, qui a recommandé les 8,7%, a mis en place une procédure qui assurera à ces cadres de direction des augmentations régulières au cours des 10 prochaines années, et qui correspondront aux règlements dans dautres secteurs de léconomie. Toutefois, lorsque nos négociateurs tentent de négocier au nom des travailleurs de première ligne, le Conseil du Trésor refuse constamment de faire des comparaisons avec le reste de léconomie. »
« Ces dernières augmentations accordées aux cadres de direction, cest la goutte qui a fait déborder le vase pour nos membres. Trop cest trop, ont-ils répliqué. Si le gouvernement fédéral ne présente pas des offres plus réalistes, qui correspondent plus étroitement à la structure salariale de lélite, nous nous dirigeons tout droit vers une épreuve de force. Personne ne veut une grève - ni le gouvernement, ni les travailleurs et travailleuses en cause, ni lAFPC, ni la population. Néanmoins, si le gouvernement négocie de façon inéquitable et antagoniste, cest ce qui va se produire. »
Dans une lettre envoyée le 23 janvier à la présidente du Conseil du Trésor, Nycole Turmel a demandé quune rencontre ait lieu entre les parties pour discuter de la façon dont sont déterminés les salaires et les mandats sur les salaires. « Cette rencontre est à la fois nécessaire et souhaitable, » a conclu Turmel. La présidente de lAFPC a également écrit aux chefs des partis à la Chambre et au Sénat, le 30 janvier, pour les exhorter à établir un processus parlementaire afin détudier ce système inéquitable.
Les groupes visés sont ceux des Services des programmes et de ladministration (Table 1), des Services dexploitation (Table 2), des Services techniques (Table 3), et des Services denseignement et de la bibliothéconomie (Table 5).
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Porte-parole : Nycole Turmel, présidente nationale, AFPC - (613) 560-4330
Renseignements : Pierre Lebel, agent de communication, AFPC - (613) 560-5482
04-020201