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 Pour diffusion immédiate                                Le 5 février 2001

Une décision en matière de santé et sécurité confirme le besoin
d’équipement de protection pour les gardiens de parcs du Canada

OTTAWA... L’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) se réjouit de ce que la décision du 1er février, qui touche ses membres oeuvrant comme gardiens dans les parcs nationaux, confirme les préoccupations du syndicat, c’est-à-dire que l’Agence Parcs Canada ne leur offre pas une protection adéquate dans l’exercice de leurs fonctions d’agents de la paix.

« La décision provenant du Programme du travail, de Développement des ressources humaines Canada (DRHC), a confirmé notre position selon laquelle les gardiens des parcs nationaux du Canada devraient bénéficier du même niveau de protection que les autres agents de la paix en Amérique du Nord,  a déclaré Ed Cashman, président national de l’Élément national, de l’AFPC.  Nous sommes heureux que cette décision ordonne à Parcs Canada de mettre fin aux activités d’application de la loi qui représentent un danger, tant que ces travailleurs et travailleuses n’auront pas obtenu l’équipement de protection personnelle nécessaire, » a-t-il ajouté.

La décision relative au Code canadien du travail, partie II, est le fruit de l’enquête d’une plainte formulée par un gardien de parc de l’Ouest du pays. La plainte de ce membre de l’AFPC faisait part d’inquiétudes au sujet de l’absence d’équipement de protection requis pour exécuter les fonctions de son poste comme spécialiste de l’application de la loi.

La décision souligne que : « les gardes de parc qui ont à exécuter des activités d’application de la loi, telles que des patrouilles, la cueillette de renseignements, des enquêtes sur de présumées infractions et des arrestations, aux fins de gestion des ressources et du maintien de la paix publique, activités qui peuvent les exposer à des blessures graves ou à la mort, ne disposent pas de l’équipement de protection personnelle nécessaire. »

Cashman a précisé que, en octobre 2000, le gouvernement du Canada avait réaffirmé son engagement à promouvoir des lieux de travail sécuritaires. « Cet engagement a été confirmé davantage lorsque le gouvernement a adopté des amendements à la partie II du Code canadien du travail, aux termes desquels les problèmes de santé et sécurité au travail seront identifiés et réglés de manière plus souple et opportune. 

« Il incombe donc à Sheila Copps, comme ministre de Patrimoine Canada, de donner suite à l’engagement pris par son gouvernement en respectant la loi et en veillant à ce que tous les gardiens de parcs obtiennent l’équipement de protection convenable requis dans l’exercice de leurs fonctions d’application de la loi. Les gardiens de parcs travaillent pour le compte de l’Agence Parcs Canada et agissent comme agents de conservation et agents des pêches en faisant appliquer la Loi sur les parcs nationaux, la Loi sur les pêches, le Code criminel, le Code de la sécurité routière et d’autres lois fédérales et provinciales. Les gardiens de parcs n’ont pas la possibilité de signaler le 911 et, dans la plupart des parcs, ils sont les seuls agents d’application de la loi facilement accessibles.

« La ministre Copps ne peut pas à long terme déléguer les fonctions d’application de la loi à la GRC ou à la Sûreté provinciale, parce que les policiers, dans leur secteur d’administration, n’ont pas les ressources ou le personnel pour tout à coup assumer les fonctions d’application de la loi dans les parcs nationaux.

« Au nom de nos membres, les gardiens de parcs au Canada, notre syndicat exhorte la ministre de Patrimoine Canada à respecter les directives de la DRHC et à fournir à ces travailleurs et travailleuses l’équipement de protection personnelle nécessaire pour accomplir leur travail au nom des Canadiens. Nous partageons un engagement commun avec l’employeur, celui d’assurer la sécurité du public et celle des employé-e-s de Parcs Canada. C’est exactement pour cela que notre syndicat a pressé l’employeur d’offrir un équipement de protection adéquat, » a conclu Cashman.

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Renseignements :

Ed Cashman, président national, Élément national, AFPC - (613)560-4301 ou
Nancy Mitchell, agente de communication, AFPC - (613) 560-4235

05-050201