POUR DIFFUSION IMMÉDIATE LE 8 FÉVRIER 2001
Le vérificateur général confirme que le recrutement et la
OTTAWA - La confirmation par le vérificateur général, de la crise imminente sur le plan de la rétention et du recrutement des inspecteurs de la sécurité des aliments, à lAgence canadienne dinspection des aliments (ACIA), est bienvenue, affirme Yves Ducharme, président national du Syndicat de lAgriculture, de lAlliance de la Fonction publique du Canada.
« Cette crise est attribuable en grande partie au fait que les salaires des inspecteurs de lACIA accusent un retard considérable sur ceux du secteur privé, de poursuivre Ducharme. Et cest une crise qui ne peut être réglée sans lamélioration significative du système de rémunération.
« En tant que syndicat dun groupe demployés fortement déterminés à exécuter les programmes de sécurité des aliments, nous encourageons le Conseil du Trésor à délier les cordons de sa bourse et à accorder à lACIA le mandat dont elle a besoin pour négocier une rémunération adéquate pour ces travailleurs. Sinon, la crise ne fera que saggraver. »
Ducharme ajoute que lâge moyen des employé-e-s du groupe de la réglementation et de linspection (RI) est de 45 ans. Ils comptent plus dannées de service que la plupart des employé-e-s de la fonction publique et on prévoit que 29% des ces travailleurs et travailleuses vont prendre leur retraite dici 2006. Dans son rapport, le vérificateur général a confirmé nos conclusions, dune population vieillissante dans le secteur de linspection.
Le rapport du vérificateur général nest que le plus récent à signaler ce problème. Dans le rapport de 1999 du gouvernement, intitulé « Mandat public : Garder la population canadienne en sécurité et en bonne santé », limportance de la fonction de réglementation et dinspection pour tous les Canadiens est soulignée : « Le milieu des inspecteurs fédéraux est au centre de notre capacité de protéger la sécurité et la santé du public. Le maintien dune population dinspecteurs en nombre suffisant, formés adéquatement selon les méthodes et la technologie les plus récentes, et dirigés par des personnes qui ont une vaste compréhension du travail quelles effectuent, est le principal défi auquel est confronté, aujourdhui, le gouvernement dans ce domaine. »
« Vu la situation de surplus du gouvernement, et lengagement avoué de ce dernier envers la sécurité du public, il est essentiel que le gouvernement tienne compte des avertissements que le système dinspection des aliments du Canada court un risque, a précisé Ducharme. Nous réitérons les propos du vérificateur général à leffet quil est important que lAgence poursuive ses initiatives pour atteindre les objectifs pour lesquels elle a été créée. Les Canadiens et Canadiennes ont le droit de sattendre à un système efficace dinspection des aliments, qui respecte les normes de sécurité des aliments.
« Ce rapport aborde aussi un certain nombre de nos préoccupations, telles lincapacité des travailleurs à faire observer les règlements, une formation inadéquate et irrégulière, labsence de ressources humaines pour exécuter pleinement les programmes comme prévu et labsence de consultation auprès de nos membres, qui assurent linspection en première ligne. Si le Canada veut établir un meilleur système dinspection des aliments, qui réponde aux besoins de ses citoyens dans lavenir, il lui faut une main-duvre bien formée et qui a les outils nécessaires pour accomplir son travail, » a conclu Ducharme.
LAFPC et lACIA tiennent actuellement des séances avec un bureau de conciliation pour tenter de régler, entre autres, la question dune augmentation économique qui tient compte des besoins et de lAgence et des travailleurs.
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Renseignements : Yves Ducharme, président national, Syndicat de lAgriculture, AFPC - (613) 560-4306
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