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Pour diffusion immédiate                                  Le 12 février 2001

La décision du gouvernement fédéral de privatiser l’enregistrement des armes à feu aura un impact sérieux sur la protection de la vie privée

Ottawa... « La toute dernière décision du gouvernement fédéral, de confier à une entreprise privée l’enregistrement des armes à feu au Canada, devrait donner l’alarme au sein de le population canadienne, » a déclaré Nycole Turmel, présidente nationale de l’Alliance de la Fonction publique du Canada.

« L’enregistrement actuel, effectué par des employé-e-s de la fonction publique et membres de l’AFPC, de concert avec la GRC, assure aux Canadiens et Canadiennes la confidentialité requise dans un processus de ce genre, a ajouté Turmel. La sous-traitance de tels renseignements personnels, utilisés principalement dans l’application de la loi, démontre une fois de plus que le gouvernement se soucie plus de l’argent que de la protection de la population canadienne. »

Lynn Ray, présidente nationale du Syndicat des Employé-e-s du Solliciteur général, AFPC, s’est dite atterrée et ébranlée lorsqu’elle a appris, vers la fin de la semaine dernière, que le gouvernement fédéral allait confier cette tâche à un entrepreneur privé. « Nous savons par expérience que la plupart des projets de privatisation finissent par occasionner plus de travail pour nos membres, parce qu’ils doivent vivre avec les séquelles laissées par l’entrepreneur privé, » a précisé Ray.

« Ce qui est encore plus alarmant, c’est que le gouvernement songe à un contrat de 10 ans. Qu’arrivera-t-il si cela échoue, comme d’autres projets de privatisation ? Une fois de plus, c’est le contribuable canadien qui devra assumer les frais de la rupture du contrat.

« Le gouvernement continue d’appeler cela une méthode de réduction des coûts, a poursuivi Ray. Qu’il s’agisse de privatisation, de sous-traitance ou de diversification des modes de prestation des services (DMPS), il n’y a pas d’économies pour les contribuables canadiens. Dans la plupart des cas, cela augmente les coûts pour le gouvernement.

« À présent que la loi est en vigueur et que la phase de démarrage est terminée, le gouvernement fédéral se propose de faire perdre leurs emplois aux employé-e-s de la fonction publique et de les confier à un entrepreneur privé à but lucratif. »

Turmel et Ray exhortent toutes deux les Canadiennes et Canadiens à appeler leur député-e fédéral pour leur rappeler que ce processus a trait au code criminel et que l’enregistrement des armes à feu doit être fait par les personnes chargées de l’application de la loi, et non par l’entreprise privée.

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Renseignements :

Nycole Turmel, présidente nationale, AFPC (613) 560-4330
Lynn Ray, présidente nationale, SESG (613) 232-4821

07-120201