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Pour diffusion immédiate               Le 20 février 2001

Malgré la proclamation de la Loi sur les parcs nationaux, tout ne va pas bien dans les parcs du Canada, estime l'AFPC

OTTAWA... À la veille de la proclamation de la Loi sur les parcs nationaux, la présidente nationale de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), Nycole Turmel, a écrit à la ministre de Patrimoine Canada pour l’encourager à témoigner du respect envers les gardiens des parcs nationaux du Canada. Turmel demande à la ministre qu'elle n’interjette pas appel de la récente décision en matière de santé et de sécurité, relativement à la question de l’équipement de protection.

D’après les commentaires de la ministre Sheila Copps à la Chambre des communes sur la question de l’application de la loi, Turmel affirme que la ministre ne semble pas tout à fait consciente des conséquences de la décision de la Direction des programmes du travail, de Développement des ressources humaines Canada (DRHC).

« L’ordonnance du 1er février exige de vous, comme ministre responsable de l’Agence Parcs Canada, de voir à ce que des mesures soient prises immédiatement pour protéger la santé et la sécurité des gardiens de parcs à l’Agence Parcs Canada,  écrivait-elle dans sa lettre du 15 février.  Les directives de la DRHC exigent également de vous, comme ministre, que vous continuiez à assurer la sécurité du public canadien qui visite les parcs nationaux du Canada, ainsi que tous les employé-e-s de l’Agence », précise-t-elle.

« Il est très ironique que cette nouvelle loi sur les parcs nationaux augmente les pénalités pour le braconnage, alors que les travailleurs n’ont pas la capacité de faire appliquer les lois, » a indiqué Ed Cashman, président national de l’Élément national de l’AFPC. « Avec la réouverture prochaine des parcs nationaux, et compte tenu du nombre de visiteurs, qui atteint un sommet durant la longue fin de semaine en mai, il y aura un risque encore plus grand pour le public, a précisé Cashman.

« En outre, compte tenu des nouvelles peines qui comportent des amendes accrues et l’incarcération, les chasseurs illégaux ont une raison de plus de ne pas se faire prendre. Nos gardiens de parcs ont été menacés par des armes à feu, ils ont été victimes de voies de fait et ils sont constamment en contact avec des gens qui ont un casier judiciaire. Il est temps que le gouvernement cesse de nier à ces travailleurs leur droit à un milieu de travail sain et sécuritaire et qu’il donne suite à cette décision importante de DRHC, » a conclu Cashman.

La présidente de l’AFPC a demandé à rencontrer Copps pour discuter de cette question afin que la direction de Parcs Canada adopte un plan pour assurer l’application de la loi dans les parcs nationaux. Dans sa lettre, elle rappelle également à la ministre que les corps de police provinciaux et la GRC n’ont pas les ressources humaines et financières suffisantes pour exécuter ces fonctions, et que les policiers n’ont pas la formation et l’expérience pour traiter de la gestion des ressources et les questions de conservation. « Présentement, la fonction d’application de la loi à Parcs Canada n’est exécutée ni par les gardiens de parcs, ni par la police. Voilà un autre exemple du manque d’engagement du gouvernement envers la protection de la faune et de l’environnement. »

Turmel et Cashman affirment tous deux qu’il est temps que la ministre cesse de déléguer son pouvoir au-delà des employé-e-s de l’Agence Parcs Canada. « L’agence doit conserver dans sa sphère de compétence le contrôle complet des responsabilités d’application de la loi dans nos parcs nationaux. Toutefois, pour exécuter ces responsabilités, il faut que ces travailleurs obtiennent l’équipement de protection requis, tel qu’ordonné dans la décision de DRHC. »

L’AFPC représente environ 4 400 travailleurs de l’Agence Parcs Canada, dont 450 gardiens de parcs.

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Renseignements :
Nycole Turmel, présidente nationale, AFPC (613) 560-4330
Ed Cashman, président national, Élément national AFPC (613) 560-4301

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