Pour diffusion immédiate Le 27 mars 2001
Conciliation ultime pour éviter la grèveOTTAWA... Les membres de lAlliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) qui travaillent à lAgence canadienne dinspection des aliments (ACIA) pourraient dresser des lignes de piquetage vers le milieu ou la fin davril si les audiences du bureau de conciliation, qui reprennent aujourdhui, ne donnent pas lieu à une convention collective.
« Ces travailleurs et travailleuses ont clamé leur ras le bol face à l'attitude discriminatoire du gouvernement fédéral, qui accorde dénormes augmentations aux cadres de direction et des miettes aux travailleurs et travailleuses de première ligne, a indiqué la présidente nationale de lAFPC, Nycole Turmel. Les membres de l'ACIA qui oeuvrent dans l'administration et à l'inspection des usines laitières, de la santé animale, des fruits, légumes, viandes et poissons qui assurent la salubrité des usines, demandent le respect, une augmentation économique équitable et des augmentations déchelon supplémentaires, » a ajouté Turmel.
« En plus de lénorme augmentation de 8,7% accordée aux cadres de direction, le gouvernement a accru lallocation de logement des députés fédéraux et a fourni aux secrétaires parlementaires des limousines et des chauffeurs. Il est temps que le gouvernement délie les cordons de sa bourse pour ceux et celles qui exécutent les programmes de sécurité des aliments au Canada, » a précisé le président national du Syndicat de lAgriculture, AFPC, Yves Ducharme.
En témoignage dappui et de solidarité envers leur équipe de négociation, les membres à lACIA de tout le pays vont tenir une manifestation à lheure du midi et distribuer des feuillets devant leurs lieux de travail, aujourdhui, pour informer la population de létat du système dinspection des aliments au Canada.
« Le gouvernement fédéral a reçu un sérieux avertissement de la part du vérificateur général, le mois dernier, au sujet dune crise imminente sur le plan du recrutement et de la rétention dinspecteurs des aliments au sein de lAgence, a ajouté Ducharme. Bref, cette crise existe parce que les salaires des inspecteurs de lACIA sont largement inférieurs à ceux du secteur privé. »
Ducharme affirme que lACIA peut régler cette crise en améliorant de façon marquée le système de rémunération de ses inspecteurs. « Si l'Agence décide dignorer la crise, elle va continuer à perdre des inspecteurs et inspectrices compétents au profit du secteur privé.
« Ces travailleurs sont surchargés, sous-payés et sous-évalués. La conséquence directe des niveaux de personnel actuels, cest que les inspecteurs ne bénéficient pas de la formation adéquate et continuelle requise pour accomplir leurs tâches.
« Linspection des aliments concerne la santé et le bien-être des Canadiens et Canadiennes, a conclu Ducharme. Si le Canada veut établir un système plus efficace dinspection des aliments, qui réponde aux besoins de ses citoyens, il a besoin deffectifs bien formés et qui disposent des instruments nécessaires pour faire leur travail. »
Les audiences doivent avoir lieu du 27 au 29 mars. À la mi-février, les membres à lACIA avaient voté en faveur de moyens de pression, jusques et y compris une grève générale.
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Renseignements :
Pierre Lebel, agent de communication, AFPC, (613) 560-5482
Yves Ducharme, président national, Syndicat de lAgriculture, AFPC, (613) 560-4306
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