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Le 3 avril 2001
OTTAWA - La présidente nationale de lAlliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), Nycole Turmel, a averti le gouvernement ce jour même quun groupe de travail sur la réforme de la fonction publique qui ninclut pas les travailleurs de première ligne et leurs représentants est voué à léchec.
« Les travailleurs et travailleuses du secteur public ont besoin de changements immédiatement. Ils nont pas besoin dautres groupes de travail et de comités consultatifs, » de déclarer Turmel dans une lettre non équivoque adressée au Premier ministre et à la présidente du Conseil du Trésor.
Turmel a dit clairement quun groupe de travail est inutile et que cela va retarder davantage les réformes qui sont nécessaires pour assurer un secteur public dynamique, qui classifie et rémunère convenablement les travailleurs et travailleuses.
« Comme la présidente du Conseil du Trésor le répète depuis le mois dernier, le temps pour létude est révolu, il faut passer à laction, de préciser Turmel. Pendant que le gouvernement fédéral continue détudier la situation, les membres de lAFPC sont aux prises quotidiennement avec les problèmes. Ils veulent des solutions immédiatement, qui leur permettront de dispenser plus facilement des services aux Canadiens et qui amélioreront leur vie professionnelle. »
« Pourquoi le gouvernement va-t-il de lavant avec son groupe de travail malavisé ? Sil y a un besoin de faire de la recherche sur les problèmes qui tourmentent le secteur public fédéral, ce besoin a été comblé. Le premier rapport du comité Fryer a exposé les problèmes et indiqué au gouvernement comment la législation devrait être modifiée. Dautres initiatives, y compris le rapport final du comité Fryer et le groupe de travail dirigé par le sous-ministre Ranald Quail, sont inutiles et indésirables.
« LAFPC exhorte le gouvernement fédéral à abandonner toute étude complémentaire et à rencontrer les syndicats fédéraux en vue de rédiger des paramètres législatifs qui répondent aux besoins des contribuables canadiens et des travailleurs du gouvernement fédéral.
« Toutefois, si le gouvernement va de lavant avec le groupe de travail Quail, il doit assurer la participation intégrale des travailleurs du secteur public et ne pas se fier uniquement, encore, à des spécialistes externes. »
LAFPC représente 135 000 travailleurs et travailleuses de la fonction publique fédérale.
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Renseignements : Nycole Turmel, présidente nationale, AFPC (613) 560-4330
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