Pour diffusion immédiate Le 6 avril 2001
Le Musée des beaux-arts du CanadaOTTAWA - Les membres de la section locale 70397 de l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) au Musée des beaux-arts du Canada et au Musée canadien de la photographie contemporaine, ont voté par une forte majorité en faveur de la grève cette semaine. Ils ont ainsi confié à leur équipe de négociation le pouvoir de déclencher la grève au moment opportun pour ramener leur employeur à la table de négociation et reprendre les discussions.
Les travailleurs et travailleuses espèrent que la direction du Musée va entendre leur message et reprendre la négociation avec une offre plus réaliste. Ils entendent rejeter toute nouvelle offre qui ne tiendra pas compte du taux actuel d'inflation et des règlements survenus récemment avec d'autres groupes de syndiqué-e-s oeuvrant pour des musées nationaux.
Pour illustrer qu'ils sont prêts à « montrer leurs crocs » afin d'en arriver à une entente acceptable, et démontrer leur frustration face au traitement cavalier de leur employeur, les travailleurs et travailleuses ont manifesté ce midi devant le Musée en compagnie de leurs chiens. « Jetez-nous un os », pouvait-on lire sur les autocollants dont ils s'étaient affublés, ainsi que leurs chiens, une référence amusante aux chiens « Bobinette » et « Pistache », les mascottes et fidèles compagnons du directeur du Musée, Pierre Théberge.
Les négociations ont été rompues par lemployeur le 2 mars 2001 après d'ultimes tentatives en présence d'un conciliateur. Le Musée des beaux-arts a bonifié son offre salariale initiale d'un ridicule 0,8% à 2% pour la première année d'une entente de cinq ans, mais ceci demeure inférieur à la hausse de 3% de l'indice du coût de la vie dans la région. De plus, après des négociations relativement faciles, leurs confrères et consoeurs syndiqués du Musée canadien de la science et de la technologie et du Musée de l'aviation, ont signé une entente leur assurant une hausse de 2,5% pour la première année de leur contrat.
« Nous sommes prêts et désireux de retourner à la table de négociation », a indiqué Jim Prowse, le président de la section locale de l'AFPC au Musée, « mais nous voulons que l'employeur dépose une offre qui nous rémunérera adéquatement, non pas une offre qui réduira les salaires et avantages modestes que nous avons déjà. Nous ne tentons pas de mordre la main qui nous nourrit, mais nous souhaitons simplement un peu de respect et une reconnaissance tangible pour le travail professionnel que nous effectuons quotidiennement au Musée. »
Les travailleurs et travailleuses du Musée des beaux-arts et du Musée canadien de la photographie contemporaine sont en position légale de grève depuis 0h01 ce matin.
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Renseignements : Jim Prowse, président et
membre de léquipe de négociation,
section locale 70397 AFPC, 990-1975
Anne Jolicoeur, membre de l'équipe de négociation, AFPC, 990-7549
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