Pour diffusion immédiate Le 25 avril 2001
Les travailleurs et travailleuses du secteurOTTAWA - Durant les années 1990, le gouvernement fédéral a invoqué ses difficultés budgétaires pour justifier le gel des salaires et l'imposition des conditions de travail du secteur public fédéral. Aujourd'hui, malgré que les finances publiques soient en ordre, le fédéral tente d'imposer à ses employé-e-s des hausses salariales et conditions de travail inadéquates.
Les travailleuses et travailleurs du secteur public fédéral, membres de l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) s'apprêtent à dire NON à leur employeur et OUI à un mandat de grève devant ce manque évident de respect.
« Le gouvernement offre à nos quelque 120 000 membres oeuvrant dans les ministères fédéraux et à l'Agence canadienne des douanes et du revenu, des hausses salariales qui ne tiennent pas compte de l'érosion de leur pouvoir d'achat depuis 10 ans, » rappelle la présidente nationale de l'AFPC, Nycole Turmel. « En outre, résultat direct des coupes de personnel et d'augmentation de la complexité des programmes et services offerts par le fédéral, la charge de travail des travailleurs et travailleuses du secteur public fédéral a augmenté de façon considérable. »
Le gouvernement fédéral adopte une approche discriminatoire lorsque vient le temps de rémunérer son personnel. « Alors que les député-e-s ont vu leur traitement et allocations augmenter de 24,2% en 10 ans, que des cadres supérieurs du service public ont reçu des hausses salariales de 32,8% durant la même période, nos membres ont été soumis à une hausse moyenne de 9,8% au cours des 10 dernières années. Ceci pendant que l'indice des prix à la consommation augmentait de 23,3%. Ce traitement de deux poids, deux mesures, est profondément injuste et malgré les déclarations des politiciens sur l'excellence du secteur public fédéral, les conditions de travail de nos membres ne cessent de s'éroder et le gouvernement ne fait rien pour enrayer cette tendance, » a poursuivi Turmel.
Afin de briser cette attitude discriminatoire, et assurer que les travailleurs et travailleuses du secteur public fédéral soient rémunérés adéquatement, quelque 90 000 membres de l'AFPC oeuvrant directement pour le Conseil du Trésor sont donc invités à voter en faveur de mesures de grève. Le vote de grève qui se poursuit jusqu'au 24 mai, vise à donner à nos équipes de négociation au Conseil du Trésor un fort mandat pour appuyer leurs présentations devant les bureaux de conciliation qui seront constitués plus tard ce printemps. Si ces négociations de la dernière chance devaient échouer, l'AFPC va accroître les moyens de pression pouvant aller jusqu'à la grève générale, afin d'amener le gouvernement à déposer une offre de hausse salariale acceptable et des améliorations contractuelles.
Durant ce processus de vote de grève, l'AFPC ajoute à sa trousse d'information usuelle destinée aux membres, un message animé de 30 secondes pouvant être visualisé à partir du site Web de l'AFPC ou téléchargé et installé comme économiseur d'écran. L'animation montre une membre « virtuelle » de l'AFPC, Jane Phelps, confrontant le ministre des Finances, Paul Martin. La campagne d'information menant au vote de grève est appuyée par des cartes postales affichant Phelps et Martin qui seront utilisées pour le lobbying politique auprès des député-e-s. De plus, plusieurs membres de l'AFPC reçoivent par courriel des informations mises à jour régulièrement sur les progrès des négociations.
Les négociations pour les travailleurs du gouvernement fédéral des services administratifs, techniques, opérationnels et de léducation sont rendues à l'étape de la conciliation. Des bureaux de conciliation devraient être constitués à la fin mai et en juin. Les membres à lAgence des douanes et du revenu du Canada ont déjà voté en faveur de la grève.
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Porte-parole:Renseignements:
Pierre Lebel, agent de communication AFPC - (613) 560-5482
25-250401