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Pour diffusion immédiate                                   Le 28 mai 2001

87 000 membres de l’AFPC qui demandent le respect accordent un mandat de grève à leur syndicat

OTTAWA – Les membres de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) des groupes administration, exploitation, technique, enseignement et bibliothéconomie à l'emploi du gouvernement fédéral, ont donné à leur syndicat un mandat de grève variant de 62% à 70%, s'il s'avère impossible de régler leurs questions contractuelles à l’étape des bureaux de conciliation.

« Par ce mandat de grève, nos membres signifient au gouvernement fédéral qu'eux aussi méritent du respect et que, comme employeur, le gouvernement a l’occasion, par l’entremise des bureaux de conciliation, de parvenir à un règlement équitable,  a déclaré la présidente nationale de l’AFPC, Nycole Turmel.  Nous en avons assez du traitement discriminatoire du Conseil du Trésor, qui offre une augmentation de 2% aux travailleurs et travailleuses de première ligne, tandis qu’il accorde 8,7% aux cadres de direction, » a-t-elle ajouté.

« L’inflation ayant atteint 3,6% en avril, le taux le plus élevé depuis 10 ans, nos membres rappellent à leur employeur que si le Conseil du Trésor continue de rejeter leurs préoccupations et leurs revendications légitimes, ils prendront les mesures nécessaires pour mettre les enjeux en évidence et obtenir un règlement. L’augmentation des prix de l’énergie et de la nourriture est la même pour nos membres que pour les cadres de direction. Le Conseil du Trésor semble toutefois oublier que les répercussions sont plus graves pour nos membres en raison de leurs revenus considérablement moins élevés.

« L’année dernière, le gouvernement Chrétien a distribué 19 $ millions en primes de rendement ou en primes à quelque 3 300 cadres, a précisé Turmel. En outre, les juges fédéraux s’attendent à une autre énorme augmentation. Si les cadres obtiennent une prime, c’est grâce au travail remarquable des membres de première ligne, mais ceux-ci n’en obtiennent pas la reconnaissance.

« Au cours des années 90, le gel des salaires et des avantages des membres de l’AFPC a permis au gouvernement fédéral de rétablir ses finances. Face au surplus de l’an dernier, évalué au minimum à 15 $ milliards, nos membres ont dit : « Ça suffit! » Il est temps de prendre position et d’exiger le respect, une augmentation juste et une convention équitable. »

Durant les séances avec les conciliateurs, en avril et en mai, le Conseil du Trésor a donné suite à très peu de revendications en suspens. « Si les réponses du Conseil du Trésor à la table de négociation sont un signe de son respect, on peut mesurer ce respect en grammes, pas en kilos. »

Turmel affirme que le gouvernement croit qu’il peut reconnaître le travail des employé-e-s du secteur public fédéral une semaine par année – la Semaine nationale de la fonction publique. « Qu’en est-il des 51 autres semaines? Les travailleurs du secteur public ne méritent-ils pas d’être traités avec respect et dignité à longueur d’année? Nos membres le croient, et nous sommes d’accord avec eux. Et la meilleure façon de reconnaître les nombreux services de qualité supérieure qu’ils offrent aux Canadiens, c’est une bonne convention collective. Pas une convention assortie d’une augmentation salariale qui diminuerait davantage leur pouvoir d’achat. »

Les séances du bureau de conciliation pour le groupe Programmes et administration (Table 1) vont avoir lieu du 11 au 13 juin, et les 21 et 22 juin, au besoin. Dans le cas du groupe Exploitation (Table 2), les audiences auront lieu du 14 au 18 juin inclusivement. On est en train de mettre la dernière main aux bureaux de conciliation pour la Table 3 (Groupe technique) et la Table 5 (Bibliothéconomie et Enseignement). Quelque 87 000 membres de l’AFPC sont couverts par ces quatre conventions collectives.

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Renseignements :
Nycole Turmel, présidente nationale, AFPC (613) 560-4330
Pierre Lebel, agent de communication, AFPC (613) 560-5482

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