Pour diffusion immédiate Le 13 juin 2001
La réforme de la fonction publique doit
commencer à la table de négociation
OTTAWA - « Le gouvernement fédéral est très bon pour mettre sur pied des comités et des groupes de travail sur la réforme de la fonction publique, mais sa performance est très médiocre lorsquil sagit daccepter les recommandations de ces organismes, » affirme la présidente nationale de lAlliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), Nycole Turmel, à loccasion de la publication du rapport du Comité consultatif sur les relations patronales-syndicales dans la fonction publique fédérale.
« Le comité consultatif, présidé par John Fryer, a présenté 33 recommandations sur un nouveau processus applicable aux relations patronales-syndicales dans le secteur public fédéral, un processus qui a un sérieux besoin dêtre révisé, selon Turmel. Cependant, il faut plus quun processus; il faut aussi un sérieux rajustement de lattitude du gouvernement.
« La négociation avec le gouvernement fédéral est un exercice frustrant, qui mène le plus souvent à la confrontation, parce que lemployeur se présente à la table sans la volonté et le mandat de négocier. En dépit de la nomination du comité consultatif, rien nindique que le gouvernement a saisi lessentiel de la négociation. En fait, pendant que le rapport du comité consultatif est rendu public cette semaine, les négociateurs fédéraux sont devant des bureaux de conciliation pour défendre des propositions salariales qui feront baisser davantage le revenu réel des travailleuses et travailleurs fédéraux représentés par lAFPC. »
LAFPC fait bon accueil à plusieurs des recommandations unanimes du comité consultatif, surtout celles qui portent sur le droit de déposer des griefs syndicaux, sur la question des services essentiels et sur la désignation des postes jugés essentiels, ainsi que sur létablissement dun Bureau de recherche sur la rémunération. De plus, les recommandations du comité au sujet de la dotation et de la classification sont de bon augure. Toutefois, le syndicat doute de la volonté du gouvernement à même étudier les recommandations, et il craint sérieusement que le processus de réforme dans le secteur public fédéral ne soit devenu la prérogative de la haute bureaucratie.
« Bien que ce comité consultatif tripartite ait tenu des consultations et se soit efforcé den arriver à des recommandations par consensus, le groupe de travail Quail récemment mis sur pied - encore une autre étape dans le prétendu processus de réforme - est composé exclusivement de cadres de direction, a précisé Turmel. Dans ce cas-ci, la consultation auprès des travailleurs et travailleuses fédéraux sera limitée à lAssociation professionnelle des cadres de la fonction publique du Canada (APEX) - une organisation qui représente ces mêmes cadres - et menée en grande partie par elle. »
Selon Turmel, « cette approche est fondamentalement mauvaise. Je prie instamment la présidente du Conseil du Trésor de déposer le rapport du comité consultatif au Parlement et de permettre que le rapport soit étudié par un comité parlementaire cet automne. »
La position de lAFPC face à la réforme de la fonction publique est de sassurer que les travailleurs et travailleuses fédéraux bénéficient des mêmes droits que les autres travailleurs dans la société canadienne, et cela inclut de rendre la loi sur les relations de travail comparable au Code canadien du travail.
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Renseignements : Nycole Turmel, présidente nationale, AFPC (613) 560-4330
La position du syndicat sur les questions abordées par le comité consultatif est résumée dans un plan en 10 points, quon peut consulter sur le site Web du syndicat, à : www.psac-afpc.com
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