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POUR DIFFUSION IMMÉDIATE                      LE 30 OCTOBRE 2001

Les gardiens des parcs nationaux font du lobbying au sujet de l’équipement de protection alors que s’amorce l’audition de l’appel

OTTAWA...Au moment même où l’appel interjeté par Parcs Canada contre la décision concernant l’équipement de protection approprié pour les gardiens des parcs fédéraux est entendu à Ottawa, 12 gardiens de parcs de partout au pays vont faire du lobbying auprès de divers membres du Parlement pour solliciter leur appui en faveur de la décision du Code canadien du travail.

Au cours des audiences qui ont lieu du 29 octobre au 2 novembre, Parcs Canada va faire valoir que le travail d’un gardien de parc n’est pas dangereux et qu’aucun équipement de protection supplémentaire n’est requis. « Nos membres qui travaillent comme gardiens dans les parcs nationaux du Canada craignent que leur sécurité ne soit compromise parce que leur employeur ne leur offre pas un équipement de protection adéquat dans l’exercice de leurs fonctions comme agents de la paix, » d’affirmer Ed Cashman, président national de l’Élément national, de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC).

La décision relative au Code canadien du travail, Partie II, rendue le 1er février, est le fruit de l’enquête au sujet d’une plainte déposée par un gardien de parc de l’Ouest canadien. La décision souligne : « Les gardiens qui doivent assurer l’application de la loi dans le cadre de patrouilles, de la collecte de renseignements, d’enquêtes au sujet d’infractions possibles et d’arrestations, aux fins de la gestion des ressources et du maintien de la paix publique, activités dans l’exercice desquelles ils risquent de subir de graves blessures ou la mort, ne bénéficient pas de l’équipement de protection personnelle nécessaire. »

Cashman ajoute que la réponse du gouvernement, face à la décision, a consisté à affecter un contingent de la GRC ‘déjà surchargé à la limite’ à des fonctions d’exécution de la loi. « Remplacer les agents par la GRC au lieu de fournir aux gardiens de parcs un équipement approprié pour faire leur travail, ce n’est pas la solution. Par exemple, au Parc national Jasper, 5 agents de la GRC additionnels sont censés faire le travail d’exécution de la loi de 43 gardiens, de préciser Cashman. Ils font ainsi le jeu des braconniers et des criminels. »

Aujourd’hui et demain, les 12 gardiens de parcs qui sont à Ottawa pour assister à l’audience vont faire du lobbying auprès de divers député-e-s, notamment le leader du NPD en Chambre, Bill Blaikie, le critique senior du Patrimoine canadien de l’Alliance canadienne, Jim Abbott, ainsi que des membres du Parlement de la Coalition PC-DRC, du Bloc Québécois et du parti Libéral. « La principale députée que les gardiens ont hâte de rencontrer, c’est la ministre de Patrimoine Canada, Sheila Copps, de poursuivre Cashman, mais ils n’y sont pas encore parvenus. »

À la veille des audiences, les gardiens de parcs ont assisté à une conférence d’une journée organisée par l’Élément national de l’AFPC, où ils ont ‘appris de l’expérience des autres’. Six agents de la paix de diverses compétences provinciales et fédérales ont participé à une discussion de groupe sur la façon dont ils ont lutté avec acharnement pour obtenir de l’équipement de protection approprié pour leurs emplois.

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Renseignements :

Ed Cashman, président, Élément national, AFPC (613) 560-4301
Nancy Mitchell, agente des communications, AFPC (613) 560-4235

52-301001