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Pour diffusion immédiate Le 29 novembre 2001
Postes Canada continue de retarder les négociations pour éviter la grève\
OTTAWA -
Les membres de l’Alliance de la Fonction publique du Canada travaillant à Postes Canada en ont par-dessus la tête des tactiques dilatoires de l’employeur à la table de négociation.« Il s’agit tout simplement d’une manoeuvre pour retarder la grève », déclare Luc Guèvremont, président du Syndicat des employés des postes et communications de l’AFPC (SEPC). « Toutefois, leurs tactiques dilatoires vont tout simplement accroître la frustration de nos membres qui sont déterminés à se battre pour obtenir une convention juste et équitable », d’ajouter Guèvremont.
Lorsque les pourparlers de conciliation ont pris fin hier, l’employeur, malgré ses promesses antérieures, n’a pas répondu aux revendications salariales du syndicat. « Postes Canada a plutôt insulté notre équipe de négociation, ainsi que les membres du SEPC, en nous informant par la voix du conciliateur, que l’employeur répondrait à toutes les questions en suspens dans une offre globale qu’il présentera le lundi 3 décembre. « L’employeur ne respecte manifestement pas le processus de négociation. »
La conciliation a repris le 27 novembre avec le conciliateur Jacques Lessard, et l’équipe de négociation a continué d’insister pour obtenir des améliorations aux conditions d’emploi des membres, ainsi qu’en matière de dotation. Au cours de cette séance, l’équipe a reçu la réponse de l’employeur à la revendication syndicale sur « l’élimination de la sous-traitance » - l’employeur a refusé de modifier la question du travail au sein de l’unité de négociation.
« Comme il s’agissait d’une revendication prioritaire, l’équipe de négociation a demandé au conciliateur de " mettre fin à la conciliation " en déclarant que les parties en sont à une impasse », d’ajouter Guèvremont. « Cependant, à ce moment de même qu’à la fin de la séance du 28 novembre, Lessard était d’avis qu’il n’y avait pas eu de véritable discussion autour des questions salariales. »
« Il est temps que Postes Canada témoigne du respect à ces travailleurs, dont les deux tiers sont des femmes. Il est temps de mettre fin à l’attitude discriminatoire de l’employeur. Il est temps que Postes Canada fournisse à ces travailleurs une protection du travail de leur unité de négociation, une protection contre la sous-traitance de leur travail, et qu’on améliore enfin leurs conditions d’emploi », de conclure Guèvremont.
Les 2 800 membres du SEPC/AFPC se mobilisent présentement afin d’envoyer un message clair au président de Postes Canada et au DG André Ouellet, qu’ils ne sont pas prêts à accepter les miettes tombées de la table du conseil d’administration de Postes Canada.
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Renseignements :
Luc Guèvremont, président national du SEPC, (613) 560-4342
60-291101