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Pour diffusion immédiate                         Le 20 décembre 2001

Grève possible à compter du 10 janvier 2002
Postes Canada croit qu'adopter une attitude discriminatoire envers ses travailleuses est acceptable!

OTTAWA - Après des semaines de négociation et de conciliation avec les représentants de Postes Canada, les négociateurs de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) ont compris le message : pour Postes Canada, il est normal d'offrir des conditions de travail discriminatoire à certains groupes de travailleurs et travailleuses.

« On s'est longuement interrogé sur les raisons qui expliquent le refus de Postes Canada d'accorder à nos membres, dont les deux tiers sont des femmes, des conditions de travail et des avantages équivalents à d'autres groupes composés en majorité d'hommes au sein de la compagnie », a déclaré Luc Guèvremont, président du Syndicat des employés des postes et communications de l’AFPC (SEPC). « Avec le dépôt de la position finale de l'employeur, on comprend clairement où il souhaite en venir. Pour Postes Canada, il est acceptable d'offrir des conditions de travail et des avantages inférieurs à nos membres, car la majorité d'entre eux sont des femmes.

« Toutefois, il faudrait rappeler à Postes Canada et à son président André Ouellet que nous sommes en 2002 et que seuls les employeurs les plus rétrogrades adoptent une telle attitude, a indiqué Guèvremont. L'employeur refuse toujours d'assurer la sécurité d'emploi à ces travailleurs, tout comme il tient à introduire un plan d'évaluation des emplois injuste qui aurait pour conséquence d'en sous payer plusieurs. En outre, malgré que le gouvernement canadien ait récemment amendé la loi afin de favoriser les congés de maternité et parental, et que plusieurs employeurs ont accepté de payer une indemnité au delà des sommes versées par l'assurance-emploi, Postes Canada garde un pied dans le 19e siècle en refusant de faire de même. C'est inacceptable et nos membres vont le faire comprendre à la direction de Postes Canada, » a poursuivi Guèvremont.

L'AFPC entend entreprendre des moyens de pression vers le 10 janvier 2002, date à laquelle ses quelque 2 800 membres à la Société canadienne des postes seront en position légale de grève. Ils ont voté à 70% en faveur de la grève le 26 novembre. Les membres de l'AFPC à Postes Canada offrent des services à la clientèle, exécutent des fonctions administratives, financières ou techniques, ou exercent une activité professionnelle. Leur convention collective a pris fin le 30 octobre 2001.

Selon Guèvremont, « Postes Canada peut encore changer d'attitude, mais le temps commence à manquer. Nos membres veulent être traités avec dignité et respect et jouir de conditions équivalentes aux autres travailleurs et travailleuses à l'emploi de Postes Canada. Compte tenu que les revenus de la Société n'ont jamais été aussi élevé et qu'elle offre déjà à plusieurs autres groupes les avantages que recherchent nos membres, Postes Canada doit cesser son traitement discriminatoire et accorder à nos membres des conditions de travail décentes. C'est une question de respect et d'équité, » a conclu Guèvremont.

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Renseignements : Luc Guèvremont, président national du SEPC - (613) 560-4342

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