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Pour diffusion immédiate                                                         Le 16 janvier 2002

Grève à Postes Canada

OTTAWA - Malgré une ultime tentative de l'équipe de négociation de l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) de conclure une nouvelle convention collective avec la direction de la Société canadienne des Postes, près de 2 800 travailleurs et travailleuses entreprennent dès ce matin une série de grèves rotatives à travers le pays.

Toutefois, l'AFPC demeure à la table de négociation et est prête à poursuivre les discussions afin que cette grève soit la plus courte possible.

« Nous avons tout tenté pour éviter un conflit de travail qui coûtera cher à Postes Canada en revenus perdus, » a indiqué Luc Guèvremont, président du Syndicat des employés des postes et communications de l’AFPC (SEPC). « Mais nous n'avons pas eu le choix, puisque la direction de Postes Canada s'entête à traiter nos membres comme des travailleurs et travailleuses de deuxième classe. Pour eux, il est normal de déposer des offres contractuelles qui désavantageraient nos membres par rapport à des milliers d'autres travailleurs de la Société. Nous avons demandé à Postes Canada pourquoi elle adopte une attitude si discriminatoire, notre membership étant composé aux deux tiers de femmes. Leur silence est pour nous la plus éloquente des réponses, » a poursuivi Guèvremont.

L'équipe de négociation de l'AFPC a donc demandé aux membres d'enclencher dès ce matin à Winnipeg des grèves rotatives qui toucheront au cœur les activités administratives de la compagnie. D'autres régions ou secteurs névralgiques de la compagnie seront touchés au cours des prochains jours si Postes Canada ne modifie pas ses offres contractuelles.

« Les 14 et 15 janvier nous avons négocié en présence d'un médiateur et avons progresser, mais pas suffisamment, a ajouté Guèvremont. Les offres de la compagnie n'ont pas permis de régler des questions majeures comme l'évaluation des emplois et les indemnités versées durant les congés parentaux et de maternité. L'employeur insiste pour imposer un plan d'évaluation qui aurait comme conséquence de geler à leur niveau actuel le salaire de 10% de nos membres, qui gagnent des salaires parmi les plus bas de la compagnie. En outre, ce plan ferait en sorte que les travailleurs et travailleuses devraient attendre jusqu'à dix ans pour atteindre leur niveau maximal. Finalement, l'employeur insiste pour décider seul des paramètres de ce plan, sans l'accord du syndicat, et pour dévaluer les postes en imposant des salaires d'entrée inférieurs à ce qu'ils sont actuellement.

« Postes Canada doit comprendre que nos membres n'accepteront pas un pareil traitement et c'est pourquoi ils ont dressé des piquets de grève à Winnipeg. Nous sommes prêts à régler et demeurons à la table de négociation, mais il faut que Postes Canada comprenne que nous voulons une entente juste et équitable. La Société doit reconnaître la valeur du travail de nos membres et modifier ses offres en conséquence, » a conclu Guèvremont.

Les quelque 2 800 membres de l'AFPC à la Société canadienne des postes sont en position légale de grève depuis le 10 janvier. Ils ont voté à 70% en faveur de la grève le 26 novembre. Les membres de l'AFPC à Postes Canada offrent des services à la clientèle, exécutent des fonctions administratives, financières ou techniques, ou exercent une activité professionnelle. Leur convention collective a pris fin le 30 octobre 2001.

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Renseignements :

Luc Guèvremont, président national du SEPC - (613) 560-4342
Pierre Lebel, agent de communications AFPC - (613) 560-5482

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