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Pour diffusion immédiate Le 31 janvier 2002
La réduction du nombre de centres« Les services de prévisions météorologiques ont bien changé au milieu des années 90 » selon Bill Pynn, président national de lÉlément de lEnvironnement. « Les services de météorologie assurés par des experts hautement qualifiés dans 56 bureaux météorologiques situés dans de petites localités du Canada ont été largement automatisés, alors que les centres de service météorologique ont été fusionnés dans 14 plus grandes villes. Au fil des ans, on a installé graduellement du nouvel équipement à la fine pointe dans ces centres. »
« Le gouvernement fédéral semble vouloir maintenant transformer davantage le service en réduisant à une simple poignée le nombre de centres de météorologie et en fusionnant ses opérations dans de grandes villes situées dans des endroits stratégiques » signale Pynn. « Non seulement cette mesure entraînera-t-elle du gaspillage, étant donné que les centres météorologiques ne sont en place que depuis quelques années, mais cela naméliorera en rien le service. De fait, nous craignons que les plans de fusionnement du gouvernement ne lui permettent même plus de respecter ses obligations dictées par la loi.
« La loi exige que le gouvernement fournisse des avertissements météorologiques, signale Pynn. Le public canadien doit avoir accès à des renseignements météorologiques fiables, surtout à notre époque où les tendances météorologiques changent et que les conditions sont déstabilisées par des facteurs comme le réchauffement de la planète et autres changements climatiques. Qu'ils travaillent dans le secteur agricole ou forestier, des pêches, de la construction routière ou immobilière, qu'ils se rendent au bureau tous les jours ou qu'ils planifient un voyage, les Canadiennes et les Canadiens doivent disposer de renseignements aussi précis que possible. Les progrès technologiques ne permettent même pas aux grands bureaux météorologiques centralisés de fournir des données précises et spécialisées sur les phénomènes microclimatiques qui existent hors des grandes villes. »
Pynn signale que « la fusion donnera lieu à des prévisions météorologiques moins exactes, mais qui plus est, nos membres qui offrent ces services feront encore une fois lobjet de bouleversements et d'incertitude. Les employé-e-s qui ont été transférés à d'autres centres météorologiques il y a quelques années à peine devront à nouveau déraciner leur famille et perturber leur vie.
Malheureusement, la décision de fermer ou de fusionner les centres de service météorologique ne tiendra aucunement compte des besoins généraux des Canadiennes et Canadiens mais deviendra plutôt une décision politique. Les député-e-s exerceront des pressions pour que le centre situé dans leur circonscription ne ferme pas, aux dépens d'un autre centre ailleurs au pays. Le gouvernement ne doit fermer aucun de ses centres s'il entend offrir des services fiables et rapides à la population canadienne.»
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