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Le 4 février 2002
Les membres de l’AFPC à Parcs Canada se préparent à faire la grève
OTTAWA - Les membres de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) qui travaillent à l’Agence Parcs Canada en ont assez des nombreuses tentatives de la direction visant à miner leurs conditions de travail chèrement acquises, et ils prendront un vote de grève.
On demandera à ces quelque 4 600
travailleuses et travailleurs d’appuyer leur équipe de négociation et de
voter en faveur de la grève. Le scrutin aura lieu à compter de la mi-février,
et les résultats seront annoncés en mars. L’AFPC demandera sous peu la mise
sur pied d’un bureau de conciliation pour aider les parties à conclure un
accord négocié.
« Lors de la création de l’Agence
en avril 1999, on nous a assuré que notre situation serait bien meilleure au
sein de cette organisation que si nous étions demeurés dans la fonction
publique, » souligne Ed Cashman, président de l’Élément national de l’AFPC,
qui représente les employé-e-s de Parcs Canada. « Mais nous assistons
vraiment à l’inverse de ce que Parcs Canada nous avait promis. Au cours des
présentes négociations, l’Agence essaie d’apporter des changements
importants à notre convention, qui non seulement pénaliseront sévèrement nos
membres sur le plan financier, mais accorderont aux gestionnaires un pouvoir
absolu sur l’établissement des horaires de travail des employé-e-s, sans
rémunération additionnelle. Cette situation est inacceptable, et nous voulons
nous assurer que Parcs Canada comprend parfaitement notre point de vue. »
« Sur le plan économique, on nous
offre les augmentations consenties à la fonction publique », ajoute Mike
Wing, président national de l’Union canadienne des employés des Transports (UCET)
de l'AFPC, qui représente également les travailleuses et les travailleurs de
Parcs Canada. « Mais, afin d’obtenir les mêmes avantages que d’autres
membres de l’AFPC au sein de la fonction publique, on voudrait que nos membres
acceptent des réductions importantes qu’aucun autre employeur n’a
demandées. Il faut faire savoir à Parcs Canada que nous ne plierons pas.
Nous n'accepterons rien de moins que ce que nous avons déjà, ni que
l'employeur revienne sur ses promesses faites durant le transfert à la nouvelle
Agence Parcs Canada. »
En plus de la durée du travail, Parcs Canada cherche à obtenir des réductions dans plusieurs domaines importants : prime de poste, prime de fin de semaine, indemnité de rappel au travail et indemnité de rentrée au travail, avantages calculés au prorata pour les employé-e-s saisonniers. Les réductions touchant différentes indemnités se chiffrent à environ 5 $ millions, ce qui représente environ 1 200 $ par employé-e.
La présente ronde de négociations est la première depuis la création de l’Agence Parcs Canada en 1999. En avril dernier, la Commission des relations de travail dans la fonction publique a regroupé 11 unités de négociation distinctes en une seule unité représentée par l’AFPC. Les négociations ont commencé en septembre 2001.
Les membres de l’AFPC à Parcs Canada s’occupent de la préservation des parcs nationaux et des lieux historiques. Ces membres sont des gardiens et gardiennes de parcs, des préposé-e-s aux points d’entrée, des spécialistes de la recherche historique, du personnel de soutien administratif, des gens de métier, des préposés à l'entretien et des opérateurs et opératrices des canaux.
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Renseignements :
Ed Cashman, président, Élément
national de l’AFPC - (613) 560-4301
Mike Wing, président, AFPC UCET - (613) 238-4003
Dominic Vidmar, agente de communications AFPC UCET - (613)
238-4003
Pierre Lebel, agent de communications à l’AFPC - (613)
560-5482
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