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  Communiqué de l'AFPC

POUR PUBLICATION IMMÉDIATE                 Le 18 avril 2002

FINI LE BÉNÉVOLAT POUR LES
 AGENTES ET AGENTS DE PÊCHE

OTTAWA - Les agentes et agents de pêche d’un bout à l’autre du pays refuseront d’exécuter toute tâche qui ne fait pas partie de leur description de travail, pour presser Pêches et Océans Canada de régler sans plus tarder les problèmes de sous-rémunération et de sous-classification.

De nombreux agents et agentes de pêche, qui disposent d’armes de poing dans leurs fonctions d’exécution de la loi, se trouvent parfois dans des situations dangereuses et conflictuelles. À leur avis, ils ne sont pas suffisamment rémunérés si on les compare à d’autres employé-e-s qui exécutent des fonctions semblables dans des conditions analogues.

" La dernière convention collective intervenue avec le Conseil du Trésor prévoyait le versement d’une somme forfaitaire aux agentes et agents de pêche qui exercent ces fonctions ", déclare William Pynn, président de l’Élément de l’Environnement de l’Alliance de la fonction publique du Canada, le syndicat représentant les agentes et agents de pêche.

" Ce palliatif ne s’attaque pas vraiment au cœur du problème. La Norme générale de classification (NGC) du gouvernement devait régler ce problème, mais nous ne savons plus où en est ce projet. "

Les postes des agentes et agents de pêche du groupe Techniciens divers (GT) ont obtenu une cote supérieure à celle des autres postes GT de la fonction publique fédérale, dans le cadre de l’exercice de la NGC effectué par le gouvernement. Cela aurait dû se traduire en une augmentation de la rémunération pour les agentes et agents de pêche.

" Le sous-ministre de Pêches et Océans Canada, Wayne Wouters et le sous-ministre adjoint, Pat Chamut, ont reconnu que la sous-classification et la sous-rémunération des agentes et agents de pêche constitue un problème, ajoute Pynn. Ils se sont également engagés à trouver une solution au problème si la NGC n’est pas mise en oeuvre. Maintenant, ils nous disent qu’ils n’y peuvent rien tant que le Conseil du Trésor n’aura pas fait d’annonce au sujet de la NGC. Nous en avons assez de cette situation. "

L’employeur demande parfois aux agentes et agents de pêche d’exécuter des tâches bénévoles, comme donner de la formation sur les armes à feu et sur le recours à la force progressive, effectuer des enquêtes se rapportant au code de conduite et distribuer des permis. Ces tâches ne font pas partie de leur description de travail et ne sont pas rémunérées. Les agentes et agents de pêche refuseront donc d’accomplir ces tâches tant que les problèmes n’auront pas été réglés.

L’Élément de l’Environnement de l’AFPC représente environ 550 agentes et agents de pêche au Canada.

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Renseignements : William Pynn, président, Élément de l’Environnement,(613) 736-5533, poste 228

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