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POUR PUBLICATION IMMÉDIATE le 15 mai 2002
LAFPC sonne lalarme : la
privatisation de la
chaîne dapprovisionnement est une catastrophe
OTTAWA LAlliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) et son Élément, lUnion des employé-e-s de la Défense nationale pensent que les Canadiennes et Canadiens devraient demander au gouvernement fédéral pourquoi il confie la chaîne dapprovisionnement militaire au Groupe Tibbett & Britten (TBG), une entreprise britannique. Cette mesure aura pour effet de soustraire ce service essentiel au contrôle et à la surveillance des Canadiennes et Canadiens.
" Le bilan du gouvernement concernant lattribution de contrats est, au mieux, contestable ", affirme John Baglow, vice-président exécutif régional à la région de la Capitale nationale, " et ce contrat doit faire lobjet dun examen approfondi. Nos forces armées dépendent de la chaîne dapprovisionnement militaire pour tout leur matériel, quil sagisse de bottes militaires ou de pièces davions. Les opérations du ministère de la Défense nationale respectent ou dépassent les normes de lindustrie. On se demande bien pourquoi le gouvernement laisse entre les mains dune entreprise internationale une structure qui fonctionne déjà très bien, sachant que cette entreprise na dautre expérience que celle dexploiter des entrepôts pour des commerces de vente au détail et quelle se préoccupe avant tout de ses actionnaires et non des femmes et des hommes membres de nos forces armées qui dépendent des opérations liées à la chaîne dapprovisionnement ".
John MacLennan, président national de lUEDN souligne que le Projet de la chaîne dapprovisionnement sera remis au TBG pour onze ans. " Au cours de cette période, ils pourront acquérir les connaissances institutionnelles nécessaires et faire en sorte quils aient le quasi monopole pour contrôler de nombreux aspects des achats publics pour des générations de Canadiennes et Canadiens à venir. Les fonctionnaires du ministère de la Défense nationale ont admis que même si le contrat échoue, il est peu probable quils soient en mesure de le rétablir dans le secteur public. "
" Les Canadiennes et Canadiens doivent demander au gouvernement fédéral pourquoi il veut compromettre la sécurité des opérations de nos forces armées ", affirme John Baglow. " Aucune évaluation na jamais été faite auparavant des risques que pourraient courir le personnel militaire de première ligne en cas durgence. Le 11 septembre a modifié notre façon de concevoir nos besoins en matière de sécurité. Le Projet de la chaîne dapprovisionnement passe outre ces importantes questions, et permet que des incidents se produisent comme celui qui a mis en cause les propriétaires du GTS Katie qui ont retenu du matériel militaire stratégique jusquà ce quils se fassent payer. Nos forces armées nont pas besoin de plus dincertitude. "
Daprès John MacLennan, " il nexiste aucune preuve à lappui de ce que prétend Art Eggleton, ministre de la Défense nationale, à savoir, que le Projet fera économiser 70 millions de dollars. Le dossier commercial original avait prévu des économies allant de 20 à 74 millions de dollars en se basant sur les facteurs suivants : la réduction du nombre de militaires et de civils, le transfert des installations à lentrepreneur, des coûts moins élevés de frais de transport et lutilisation moindre de véhicules. La plus grande partie des économies assumées par lentrepreneur lui permettrait demployer seulement 70 % de civils qui seraient rémunérés à 80 % de léchelle salariale de 1999.
Depuis, le TBG a indiqué que 100 p. 100 des employé-e-s seront embauchés à 100 p. 100 de leur salaire, du moins à court terme, et quil nassumerait pas la responsabilité des installations du MDN. De plus, les premières hypothèses selon lesquelles certains frais de transport pourraient être évités, nont pas tenues compte du grand nombre de contrats concurrentiels qui existe déjà pour la chaîne dapprovisionnement actuelle. Les économies annoncées par le ministre Eggleton sont illusoires. "
" Des voies de sortie se trouvent déjà dans le contrat ", souligne John Baglow. " Dans lintérêt des forces armées, et de tous les Canadiens et Canadiennes, nous exhortons le gouvernement fédéral de sen prévaloir et de garder la chaîne dapprovisionnement entre les mains des militaires, là où elle devrait être ".
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Renseignements:
John Baglow, vice-président régional de lAFPC (région de la Capitale nationale), (613) 560-4380
John MacLennan, président national de lUEDN (613) 594-4505, poste 15
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