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Communiqué de l'AFPC

POUR PUBLICATION IMMÉDIATE                       le 24 mai 2002

La décision concernant l’équipement de protection personnelle menace la sécurité des gardiennes et gardiens des parcs nationaux

OTTAWA – L’Alliance de la Fonction publique du Canada croit que les gardiennes et gardiens des parcs nationaux devront être grièvement blessés ou tués au travail avant que l’Agence Parcs Canada ne s’occupe sérieusement de leurs inquiétudes au sujet de l’équipement de protection personnelle. Le syndicat s’alarme de la décision qui établit que les gardes de parcs chargés de l’application de la loi ne sont pas " en danger " tel que le définit le Code canadien du travail et que, en conséquence, rien ne justifie qu’on leur fournisse une arme de poing pour qu’ils s’acquittent de leurs tâches.

" Un agent des appels de Développement des ressources humaines Canada vient tout juste de demander que soient renversées deux décisions récentes prises par un agent de santé et de sécurité du ministère du Travail ", souligne Ed Cashman, président de l’Élément national de l’AFPC. " Après une enquête approfondie, cet agent de santé et de sécurité a enjoint l’Agence Parcs Canada d’adopter des mesures pour éliminer les risques ou modifier les fonctions d’application de la loi des gardes afin de les protéger du danger. "

La décision de l’agent des appels repose sur la définition du " danger " contenue dans le Code. Il a souligné que " les gardes de parcs sont chargés particulièrement de l’application de la Loi sur les parcs nationaux du Canada et, à l’occasion, ils et elles ont affaire à des personnes violentes qui possèdent un dossier criminel, qui enfreignent la loi et sont déterminés à se soustraire à une arrestation ". Néanmoins, il a précisé que " ….l’agent de santé et de sécurité a confondu risque et " danger ", tel que ce dernier terme est défini dans le Code. Autrement dit, il n’a fait aucune distinction entre ce qui pourrait arriver et ce qui arrivera. "

Cashman souligne que " l’agent des appels admet que les gardes de parcs sont exposés à des risques. Cependant, tant qu’on ne pourra établir un lien direct entre leurs fonctions et un incident qui entraîne une blessure sérieuse ou la mort chez nos membres, ces derniers ne seront pas considérés comme étant en " danger ". Nous exhortons Parcs Canada à rencontrer le syndicat maintenant afin d’examiner nos préoccupations d’une manière constructive plutôt que de simplement attendre qu’une tragédie se produise. 

La question de la sécurité des gardes de parcs n’a rien de neuf. Plusieurs études concernant l’environnement de travail des gardes de parcs ont été réalisées au cours des 14 dernières années, et elles ont clairement appuyé la position de ces employé-e-s et les conclusions de l’agent de santé et de sécurité. À titre d’agents de la paix, les gardes de parcs sont expressément autorisés par le Code criminel à utiliser, si nécessaire, dans l’exécution de leurs tâches une force pouvant entraîner la mort.

" Plusieurs de leurs fonctions d’application de la loi sont fréquemment exécutées en solitaire, dans des situations où le secours de leurs confrères et consoeurs ou d’agent-e-s la GRC n’est pas disponible sur-le-champ, selon Cashman. Ces employé-e-s doivent souvent faire face à des individus sous l’emprise de l’alcool ou de drogues et qui sont munis de haches, de couteaux et d’armes à feu. En fait, les descriptions de travail des gardes de parcs précisent que ces employé-e-s sont exposés à des attaques pouvant entraîner des blessures ou la mort au travail. "

Les gardes de parcs disposent déjà d’armes d’épaule qui, selon l’AFPC, sont tout à fait inappropriées lorsqu’on se trouve près d’un individu. Ces armes peuvent facilement être arrachées des mains de l’agent-e et requièrent l’utilisation de ses deux mains, ce qui peut compromettre sa sécurité en cas d’attaque.

" Des armes de poing sont actuellement fournies aux agent-e-s de pêche fédéraux, ainsi qu’aux agent-e-s de protection de la faune et de conservation d’Environnement Canada pour leur permettre d’accomplir leur travail en toute sécurité, souligne Cashman. Nous sommes d’avis que nos gardes de parcs devraient bénéficier d’une telle protection. "

Le syndicat examine présentement la décision et les autres mesures à prendre, y compris la possibilité de faire appel à la Cour fédérale.

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Renseignements :

Ed Cashman, président, Élément national de l’AFPC, (613) 560-4301