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POUR DIFFUSION IMMÉDIATE                                                                       Le 24 octobre 2002

 LE SEIC CONDAMNE LA DÉCISION DU
GOUVERNEMENT D’ÉLIMINER DES EMPLOIS

 OTTAWA - Le Syndicat de l’emploi et de l’immigration du Canada (SEIC), Élément de l’Alliance de la fonction publique du Canada, déplore la décision du ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration (CIC) et du ministère du Développement des ressources humaines (DRHC) de mettre des travailleurs et travailleuses en disponibilité à l’expiration de leur contrat.

« Les employé-e-s à contrat ou engagés pour une période déterminée sont le moteur de la fonction publique fédérale. Selon une étude réalisée par le Conseil du Trésor et l’Alliance de la fonction publique du Canada, ces employé-e-s comptent pour au moins 15% du personnel de la fonction publique, soit environ 25 000 personnes. Ils n’ont pas de sécurité d’emploi dans la fonction publique fédérale, ont moins d’avantages sociaux que les autres et n’ont que peu de possibilités d’avancement. De plus, les employé-e-s engagés pour une période déterminée doivent se qualifier de nouveau, parfois annuellement, pour leur poste, quel que soit leur rendement au travail » déclare Jeannette Meunier-McKay, présidente nationale du SEIC.

Le Bureau du Vérificateur général (BVG) en convient. En 2001, le BVG a indiqué dans son rapport que les gestionnaires de la fonction publique recourent à l’emploi pour une période déterminée « pour combler les lacunes des pratiques et systèmes actuels ». Selon l’étude conjointe susmentionnée, des années de compression des effectifs dans le cadre de la révision des programmes ont créé un climat dans lequel l’embauchage de personnel temporaire est devenu un moyen rapide et pratique de respecter des délais, de réduire au minimum les risques de réaménagement des effectifs et de maintenir des normes de service, mais l’embauchage à court terme soutenu aura des répercussions majeures à long terme sur la fonction publique.

Il n’est pas étonnant que la principale recommandation issue de l’étude soit que les employé-e-s engagés pour une période déterminée qui ont deux années de service continu devraient être transformés en employé-e-s permanents du gouvernement fédéral. Nous, le syndicat, appuyons cette recommandation de tout coeur. Or, comment l’employeur a-t-il répondu à l’étude?

Il a fait exactement le contraire de ce qui était recommandé. Prétextant des problèmes budgétaires, DRHC et CIC ont commencé à mettre en disponibilité les employé-e-s engagés pour une période déterminée à mesure que leurs contrats expirent. En agissant ainsi, ils font fi à la fois des conseils donnés par leurs propres cadres au groupe d’étude et des conclusions et recommandations de l’étude conjointe.

Il s’agit de savoir pourquoi. Alors que des vérifications ont révélé que les compressions antérieures du personnel de DRHC ont contribué directement à l’abus des numéros et des cartes d’assurance sociale, à la mauvaise administration des subventions et contributions et au gaspillage subséquent de millions de dollars, il est inconcevable que le ministère envisage de congédier les employé-e-s sur lesquels il a compté pour réparer les pots cassés et rétablir la confiance du public.

À CIC, la décision de ne pas garder les employé-e-s engagés pour une période déterminée, dans ce  cas aussi pour des raisons budgétaires, pourrait avoir des conséquences désastreuses. Depuis les attentats du 11 septembre, la population canadienne a clairement indiqué qu’elle désire qu’il soit consacré plus de ressources à la mise à exécution de la Loi sur l’immigration afin qu’elle puisse se sentir à l’abri de la menace de terrorisme sans discontinuer d’appuyer la diversité et l’accroissement de la population par une application rigoureuse de la législation.

La décision de congédier les employé-e-s engagés pour une période déterminée à DRHC et à CIC, plutôt que de reconnaître les contributions très concrètes apportées par ces employé-e-s aux services publics, prouve que le gouvernement fédéral se moque des préoccupations de la population canadienne. Celle-ci veut et mérite un engagement valable de son gouvernement à défendre son bien-être et à dépenser judicieusement l’argent des contribuables. Toutefois, l’actuel gouvernement ne l’écoute pas.

C’est pour cela que le SEIC et l’AFPC exigent que ces deux ministères donnent le pas à la reconnaissant de l’étude conjointe en convertissant sur-le-champ tous les employé-e-s engagés pour une période déterminée qui ont deux années de service continu ou plus en employé-e-s permanents, en prolongeant l’emploi de tous les autres employé-e-s engagés pour une période déterminée jusqu’à ce que les recommandations issues de l’étude conjointe soient mises en oeuvre et en procédant à une planification et à une budgétisation soigneuses et accroissant le personnel permanent au besoin.

« Le gouvernement ne peut pas se permettre de perdre les employé-e-s qui fournissent précisément les services que la population canadienne désire et dont elle a besoin. Sans ces employé-e-s, il n’y a pas de
service », conclut madame Meunier-McKay.

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Pour obtenir d’autres renseignements, veuillez communiquer avec Jeannette Meunier-McKay, au numéro (613) 236-9634.

37-241002