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Communiqué de l'AFPC

 

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE           Le 7 novembre 2002

 

La grève aux Opérations des enquêtes statistiques va

interrompre les enquêtes de Statistique Canada

 

OTTAWA - La fiabilité des enquêtes de Statistique Canada va être compromise si les employé-e-s des Opérations des enquêtes statistiques (OES) déclenchent la grève pour appuyer leurs revendications contractuelles. Ces membres de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), recueillent et consignent des données au téléphone et en personne. Les données servent à la production d’indicateurs économiques nationaux tels les taux de chômage, l’indice des prix à la consommation, l’indice composé et de sondages sociaux sur la santé et le bien-être des Canadiens et des Canadiennes.

 

« Nos membres ont accordé à leur équipe de négociation un mandat de grève très fort en votant à plus de 90% en faveur de la grève, » précise le vice-président exécutif national de l’AFPC, John Gordon. « Ils ont envoyé un message clair : si l'employeur maintient son offre d’augmentations salariales insuffisantes et de réduction des avantages, il n'y aura pas d'accord. »

 

« Quiconque se fie aux enquêtes de Statistique Canada devrait s’inquiéter de l’impact de la grève, » indique Andrew Jackson, économiste principal au Congrès du  travail du Canada.  « Les décisionnaires doivent pouvoir compter sur des données opportunes et exactes. Par exemple, les données de l’enquête sur la population active touchent les conditions d’admissibilité à l’assurance-chômage et servent à déterminer la politique monétaire. Des informations exactes sur l'indice des prix à la consommation sont essentielles pour ceux et celles dont le salaire ou la pension sont liés aux augmentations du coût de la vie.

 

« Statistique Canada a la réputation d’être la meilleure agence statistique au monde,  de poursuivre Jackson. Si la collecte et la diffusion des données sont interrompues, ou si Opérations des enquêtes statistiques tente d’avoir recours à des personnes non formées et sans expérience pour recueillir les données, la validité des enquêtes de Statistique Canada sera remise en question et sa réputation sera ternie. »

 

 Les travailleurs et travailleuses sont représentés dans deux unités de négociation distinctes. Les intervieweurs et intervieweuses sur place, qui travaillent à domicile, constituent une unité de négociation et négocient leur première convention. Les intervieweurs et intervieweuses des bureaux régionaux, qui travaillent dans un certain nombre de bureaux partout au pays, constituent l’autre unité de négociation. Leur convention est venue à expiration le 30 novembre 2001. Ils totalisent jusqu'à 2000 employé-e-s dans les deux unités de négociation, selon le nombre d’enquêtes en cours.

 

« Les salaires des intervieweurs et intervieweuses accusent un retard considérable sur des postes comparables dans le secteur public fédéral, » explique Heather Brooker, présidente de l'Élément national de l'AFPC. « En 2000, la dernière année où ils ont touché une augmentation, les deux groupes gagnaient 2 $ l’heure de moins que les commis les plus faiblement rémunérés de la fonction publique fédérale. Depuis, l’écart s’est élargi au point où les intervieweurs et intervieweuses sur place gagnent à peu près 40% de moins que leurs homologues fédéraux, et les intervieweurs et intervieweuses des bureaux régionaux accusent un retard d’au moins 35%.

 

Selon Brooker, « les intervieweurs et intervieweuses sur place, qui touchent un taux minimum de 10,69 $ et qui travaillent à temps partiel, épargnent aussi des coûts à leur employeur parce qu’ils travaillent à domicile et utilisent leur propre téléphone et leur propre voiture. Pourtant, l’employeur refuse de leur accorder une indemnité de bureau. »

 

« L’employeur aura l’occasion de bonifier son offre lorsque les parties vont rencontrer un conciliateur à la mi décembre et au début de janvier, indique John Gordon. OES devrait s’efforcer de conclure un accord et de sauvegarder la réputation internationale de Statistique Canada. »

 

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Renseignements:       Heather Brooker, présidente, Élément national AFPC - (613) 560-4301

John Gordon, vice-président exécutif national, AFPC - (613) 560-4310

                                    Andrew Jackson, économiste principal, Congrès du travail du Canada -

                                    (613) 526-7445

 

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