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POUR DIFFUSION IMMÉDIATE Le 8 novembre 2002
La Défense nationale prend la voie de sortie :
La chaîne d’approvisionnement militaire
demeurera propriété canadienne
OTTAWA – « La décision du ministère de la Défense nationale de prendre la “ voie de sortie ” à la privatisation et de laisser la chaîne d’approvisionnement militaire entre les mains des Canadiennes et des Canadiens est excellente », déclare la présidente nationale de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), Nycole Turmel. Les représentant-e-s du ministère de la Défense nationale ont informé le syndicat que le gouvernement fédéral a décidé de ne pas confier la chaîne d’approvisionnement militaire à une multinationale britannique, Tibbett and Britten Group.
« Le syndicat a vivement contesté les importantes économies promises par Tibbett and Britten, signale Mme Turmel. Nos Forces armées ne devraient pas avoir à s’inquiéter de dépendre d’une chaîne d’approvisionnement pourvue de maillons fabiles. En bout de ligne, la seule façon dont Tibbett and Britten pourrait réaliser les économies qu’elle a promises serait de réduire le personnel et de rogner sur les coûts chaque fois que cela est possible. »
« La Défense nationale a reconnu, avant qu’il ne soit trop tard, que les économies promises par la firme Tibbett and Britten étaient vraiment excessives, souligne le vice‑président exécutif régional du Québec, Jérôme Turcq. Il n’y avait rien à gagner de la privatisation, mais beaucoup à perdre, en l’occurrence l’obligation de rendre des comptes aux contribuables canadiens. »
Selon John MacLennan, président national de l’Union des employés de la Défense nationale (UEDN), « la logistique militaire est reconnue comme une responsabilité essentielle. La décision de ne pas privatiser cette responsabilité est excellente. »
« Nos membres sont ravis du fait que leur précieux travail soit reconnu. Certaines expériences avec des exploitants du secteur privé, comme l’incident avec le GTS Katie, ont laissé les Forces canadiennes en plan. De mauvaises méthodes d’approvisionnement peuvent avoir d’importantes répercussions sur toutes les opérations militaires, y compris sur les opérations internationales de maintien de la paix et les catastrophes naturelles au pays », souligne MacLennan.
L’AFPC et l’UEDN ont mené une campagne contre le projet de la chaîne d’approvisionnement pendant des mois. Un message constant a été livré à la télévision et à la radio, dans des journaux et des feuillets, dans des lettres aux député‑e‑s, lors de manifestations, de rencontres avec les député‑e‑s et d’audiences devant le comité permanent de la Défense nationale de la Chambre des communes : le projet de la chaîne d’approvisionnement n’est pas dans l’intérêt public; il ne permettra pas de réaliser des économies et il va à l’encontre des objectifs du Canada en matière de sécurité.
« La chaîne d’approvisionnement de la Défense nationale est un organisme déjà très efficace, souligne Mme Turmel. Le personnel est bien formé et expérimenté et les pratiques de travail sont considérées comme étant incomparables. Les pratiques industrielles exemplaires et la formation permanente sont bien établies. Les changements entrepris dans les années 1990 ont permis de garantir que la chaîne d’approvisionnement est une organisation compétitive qui emploie le minimum de ressources. L’expérience de Tibbett and Britten, d’autre part, se limite à l’entreposage de marchandises pour les commerces de détail, ce qui représente une bien mince partie des fonctions relevant de la logistique militaire. »
« Nos membres sont en mesure d’effectuer le travail de façon efficace et économique, de conclure MacLennan, et les salaires et les avantages que renferment leur convention collective assurent la stabilité de la main‑d’œuvre. Nous avons toujours affirmé qu’on pouvait réaliser des économies en modifiant nos pratiques internes, et le syndicat est prêt à collaborer avec la Défense nationale pour réviser les méthodes d’approvisionnement. »
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Renseignements : Nycole Turmel, présidente nationale de l’AFPC (613) 560-4330
John MacLennan, président national de l’UEDN (613) 594-4505
Jérôme Turcq, Vice-président exécutif régional de l’AFPC (Québec)
(514) 875-2690
41-081102