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Pour diffusion immédiate Le 28 novembre 2002
Le
Conseil du Trésor cherche la chicane
… dans les deux langues officielles
OTTAWA - Nycole Turmel, la présidente de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) a invité la présidente du Conseil du Trésor, Lucienne Robillard, à venir échanger avec les syndicats avant d’éliminer la prime au bilinguisme pour les travailleuses et les travailleurs de la fonction publique fédérale.
« Si la ministre a l’intention de soutirer de l’argent de nos membres, il vaudrait mieux qu’elle se prépare à la bataille, car nous lutterons pour l’en empêcher » a déclaré Madame Turmel, « Toute modification apportée aux salaires, aux conditions de travail ou aux avantages doit d’abord faire l’objet d’une discussion avec les syndicats. L’employeur ne peut changer unilatéralement les droits fondamentaux des travailleuses et des travailleurs. »
Madame Turmel réagissait à une allocution récente de la présidente du Conseil du Trésor au Colloque sur la langue de travail organisé par le Comité des langues officielles du Conseil fédéral du Nouveau-Brunswick. Madame Robillard a soulevé le bien-fondé de la prime au bilinguisme et a laissé entendre que l’argent pourrait être utilisé à d’autres fins.
« La ministre ne peut modifier unilatéralement les conditions de travail au sein du secteur public » a précisé Madame Turmel. « Les conventions collectives sont en vigueur et on doit les respecter. En outre, la prime au bilinguisme est le seul moyen tangible qu’a le gouvernement de reconnaître l’importance de posséder les deux langues officielles. »
Madame Turmel a ajouté que l’AFPC appuie fermement le programme des langues officielles du gouvernement. L’AFPC a toujours soutenu que les Canadiennes et les Canadiens ont le droit d’obtenir des services dans la langue de leur choix et le gouvernement fédéral doit conserver une structure qui lui permet d’offrir les services dans les deux langues officielles.
Madame Turmel a aussi précisé que son syndicat s’oppose à la suggestion de Madame Robillard de rendre le bilinguisme obligatoire pour tous les postes au sein de la fonction publique fédérale.
« Exiger que tous les travailleurs et les travailleuses du gouvernement fédéral soient bilingues au moment de leur nomination équivaudrait à enlever à un grand nombre de Canadiennes et de Canadiens la possibilité de postuler un emploi au sein de la fonction publique fédérale. Une telle décision pourrait être considérée comme une pratique discriminatoire fondée sur la langue » a souligné Madame Turmel.
Elle a aussi précisé que l’AFPC appuie la formule selon laquelle les employé-e-s se voient offrir l’occasion d’apprendre l’autre langue pour respecter les exigences d’un poste.
« Le gouvernement fédéral a le devoir d’offrir une formation linguistique adéquate à ses employé-e-s » a précisé Madame Turmel. Il y avait autrefois un bon système, mais ce système a été fragilisé par les nombreuses réductions budgétaires.
L’Alliance de la Fonction publique du Canada croit fermement que le gouvernement fédéral doit réinvestir de fortes sommes dans la formation linguistique pour son effectif de façon à offrir à toute la population canadienne les services dans la langue de leur choix.
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Pour renseignements : Nycole Turmel
Présidente, Alliance de la Fonction publique du Canada (613) 560-4330
42-281102