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Parlons syndicat Vol. 12 no. 16 pour la période du 4 au 15 septembre 2000


L'AFPC présente des recommandations pour améliorer les relations de travail dans le secteur public fédéral

Il est temps que l'ensemble des travailleuses et travailleurs du secteur public soient régis par le Code canadien du travail, a affirmé Nycole Turmel, présidente nationale de l'AFPC, dans l'exposé qu'elle a fait le 30 août devant le Comité consultatif sur les relations patronales-syndicales dans la fonction publique fédérale. « L'orientation que vous recommanderez devrait aller en ce sens », a-t-elle poursuivi.

À défaut de quoi, de préciser Turmel, il faudra procéder à une réforme législative en profondeur de la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique (LRTFP), qui devra prévoir la négociation réelle de questions importantes, comme la classification, la dotation en personnel, le changement technologique, le changement en milieu de travail et le changement organisationnel. « La loi doit aussi être modifiée pour résoudre des problèmes liés aux procédures, comme celles concernant les griefs syndicaux, les désignations et les services essentiels ».

Nycole Turmel a aussi abordé le sujet des lois de retour au travail. « Selon nous, vous devez dénoncer énergiquement le recours par le gouvernement à des lois ordonnant le retour au travail, et prendre des mesures importantes à cet égard sous forme d'une recommandation visant à mettre un terme à cette pratique », a-t-elle ajouté. « Sinon, vos paroles ou interventions n'auront aucune chance de rétablir la confiance dans le système. »

« Une large part de la méfiance, de la colère et de la déception qui ont miné le système est imputable à l'ingérence du législateur dans le processus de négociation, à l'adoption de lois ordonnant le retour au travail et à l'imposition de conditions de travail par voie législative. Pour que de véritables progrès soient réalisés en vue de rétablir un processus de négociation rationnel et efficace, il importe de faire savoir clairement que le recours à la loi ne constitue plus une solution pour le gouvernement. Autrement dit, l'employeur doit négocier de bonne foi en vue de conclure une entente, au lieu de simplement attendre que le gouvernement impose sa volonté. »

« Une des questions qui doit absolument être réglée dans le cadre d'une réforme de la LRTFP, c'est la décision du gouvernement de suspendre l'arbitrage dans le cas des unités de négociation qui comptent un nombre très élevé de membres désignés. Obliger les travailleuses et travailleurs de ces unités à adopter la méthode de règlement des différends assortie du droit de grève, en sachant qu'ils ne peuvent exécuter une grève en bonne et due forme, constitue une violation scandaleuse de leur droit et de leur capacité de négocier des conventions collectives raisonnables qui correspondent à leurs aspirations légitimes. »

Le Comité consultatif a été constitué pour formuler des recommandations en vue de régler un certain nombre des nombreux problèmes qui perturbent les relations de travail dans le secteur fédéral. Le premier rapport du comité a été rendu public en mai dernier.


L'équité salariale pour les membres de la Bibliothèque du Parlement

L'Alliance a réussi à négocier la mise en application de l'équité salariale pour le compte des membres de l'unité de négociation de l'administration et du soutien à la Bibliothèque du Parlement, à Ottawa. Cette unité de négociation, qui compte quelque 45 membres, est l'une des trois unités que l'Alliance représente à la Bibliothèque.

À la différence des autres ententes portant sur l'équité salariale, celle-ci n'est pas l'aboutissement d'une plainte déposée. Elle intervient plutôt à la suite d'un protocole d'entente négocié dans la convention collective en 1990. Le protocole exige que la Bibliothèque du Parlement s'en remette à la formule adoptée par le Conseil du Trésor en ce qui a trait à l'équité salariale pour les groupes CR et ST-OCE dans la fonction publique.

Depuis 1990, les équipes de négociation de l'AFPC ont réussi à renouveler simplement le protocole d'entente qui a débouché sur les rajustements paritaires actuels.


Une grève qui dégonfle certains mythes

Le récent rappel de 6,5 millions de pneus Firestone aux États-Unis et au Canada vient démontrer à quel point les tactiques de certaines entreprises pour briser une grève peuvent se retourner contre elles.

Selon le vice-président aux communications de Ford, Jason Vines, les pneus rappelés par Firestone ont été fabriqués à l'usine de Firestone/Bridgestone de Decatur en Illinois durant une grève commencée en juillet 1994.

Ford a étudié les pneus fautifs et a conclu que les problèmes sont concentrés sur les pneus fabriqués à Decatur. Alors que les mêmes pneus fabriqués en 1991 n'ont causé aucun problème, ceux faits entre 1994 et 1996 ont démontré un fort taux de défectuosité. Les pneus rappelés auraient causé jusqu'ici des centaines d'accidents et provoqués au moins 46 morts aux États-Unis. La ceinture d'acier de ces pneus aurait tendance à se séparer du pneu.

Les travailleurs de l'usine de Decatur, membres des Métallos unis d'Amérique, ont été en grève de juillet 1994 à mai 1995. Firestone/Bridgestone a embauché 2 300 briseurs de grève et a utilisé ses cadres pour fabriquer ses pneus durant la grève, et même jusqu'en novembre 1996. Selon Ford, l'usine de Decatur est la principale source d'où proviennent les pneus défectueux et l'usine a vécu ses plus importants problèmes de contrôle de qualité entre 1994 et 1996, soit durant la période où les briseurs de grève étaient utilisés.


À la mémoire de...

L'AFPC offre ses condoléances à la famille de William (Bill) Peterson, membre à vie des Services gouvernementaux de l'AFPC, décédé le 2 septembre à St. John's.

Le confrère Peterson a commencé à jouer un rôle actif au sein de son Élément en 1970, l'année où il a été élu représentant du groupe Chauffage, force motrice et opération de machines fixes au sein de l'Exécutif. En 1976, il était élu vice-président régional,Atlantique. Il a occupé cette charge jusqu'en 1979, où il a accepté de remplir les fonctions de président régional, Atlantique. Il a été réélu à cette charge en 1980 et en 1981. En 1981, c'est à l'initiative de la section locale 90011, à laquelle il appartenait, qu'il a obtenu la qualité de membre à vie de son Élément, l'ancien Syndicat des Travaux publics.


La grève à l'aéroport d'Edmonton est terminée

Les membres de l'AFPC en grève à l'aéroport d'Edmonton sont retournés au travail le jeudi 7 septembre à la suite de la ratification de leur convention collective d'une durée de cinq ans.

L'entente est intervenue avec l'aide du médiateur Tom Hodges et a mis fin à une grève de 37 jours.


L'AFPC demeure l'agent négociateur des membres de la BFC de Moose Jaw

Félicitations aux travailleuses et travailleurs au service d'ATCO Frontec, à Moose Jaw (Saskatchewan), qui ont choisi de demeurer avec l'AFPC et de négocier leurs conditions de travail à titre de nouvelle section locale de l'Union des employés de la Défense nationale.

Ces membres, dont les services ont été privatisés dans le cadre du programme de diversification des modes de prestation des services au sein de la Défense nationale, offrent des services de soutien aux programmes de formation des pilotes militaires gérés par la compagnie Bombardier à la BFC de Moose Jaw. Le Conseil canadien des relations industrielles a délivré un nouveau certificat d'accréditation syndicale le 24 août 2000.

Les membres au service d'ATCO Frontec attendent avec impatience la prochaine négociation en vue de conclure une convention collective juste et équitable avec l'employeur.


Avez-vous besoin de louer une voiture ?

Donnez un coup de fil à la compagnie Avis en mentionnant le numéro de rabais du syndicat (C835975). Lorsque vous faites une réservation ou passez prendre une voiture louée, vous devez absolument mentionner ce numéro. Vous devez également pouvoir présenter votre carte de membre de l'AFPC.

Le numéro de rabais de la compagnie Avis est la clé qui vous ouvre la porte du programme spécial et des privilèges qu'offre la compagnie Avis aux membres de l'AFPC.


Le point sur le sondage concernant le temps mobilisé

Taux de réponse extraordinaire : continuez à répondre au questionnaire

Les membres de l'AFPC répondent avec enthousiasme au sondage sur le temps mobilisé réalisé actuellement pour le compte du Comité conjoint de la Table 3 constitué pour régler la question du temps mobilisé conformément à la convention collective des membres visés.

Au 30 août, l'AFPC avait reçu 372 réponses! Plus de 80% des questionnaires ont été remplis en ligne sur le site Web de l'AFPC (www.psac-afpc.com). Les autres questionnaires ont été transmis par courriel, télécopieur et par la poste. Nous continuons à recevoir quotidiennement entre cinq et 10 questionnaires dûment remplis, et nous invitons les personnes qui n'ont pas encore répondu au sondage à le faire sans tarder.

Voici ce que révèle une première analyse des résultats obtenus :

* 48% des répondant-e-s signalent devoir effectuer des voyages liés au travail qui les obligent à passer annuellement plus de 40 nuits loin de chez-eux; pour 22% d'entre eux, c'est annuellement plus de 80 nuits qu'ils doivent passer à l'extérieur de leur foyer;

* 46% des répondant-e-s déclarent qu'ils n'ont pu se prévaloir de congés de maladie parce qu'ils sont à l'extérieur de chez-eux; de plus, 42% des répondant-e-s n'ont pu se prévaloir du congé pour obligations familiales, qu'ils auraient pris autrement;

* 51% des répondant-e-s indiquent que leurs voyages leur occasionnent des frais d'entretien ménager additionnel, et 31% d'entre eux mentionnent que leur conjointe ou conjoint a dû prendre des congés non payés pour s'occuper de membres de la famille malades et parer à d'autres situations urgentes;

* 15% des répondant-e-s signalent que la majorité des nuits passées à l'extérieur sont des nuits durant la fin de semaine; ceux-ci voyagent durant la fin de semaine pour que l'employeur puisse épargner sur les billets d'avion, mais le membre assume le coût personnel d'une telle pratique.

Selon les membres, les voyages prolongés engendrent une foule d'effets négatifs, que nous connaissions déjà pour la plupart : éloignement de la famille à l'occasion d'événements importants; solitude; incapacité de participer à des activités communautaires et sportives; vol de temps personnel que représente le fait d'être « tenu en captivité » à bord d'un navire, dans une région éloignée ou encore dans des hôtels ou motels loin de chez-soi. On mentionne aussi que ces voyages fréquents ont entraîné des divorces et causé des ennuis de santé. Ce que nos membres nous disent surtout, c'est qu'ils veulent être rémunérés équitablement pour le temps mobilisé et que les exigences de voyage liées au travail devraient être mieux gérées et planifiées.

Cet important sondage permet à l'AFPC d'accumuler de l'information sur les personnes touchées par le temps mobilisé, si bien que,
lorsque les membres du Comité conjoint se réuniront, elle pourra préciser le nombre de personnes qui subissent les répercussions du temps mobilisé et combien d'entre elles pourraient bénéficier d'améliorations apportées aux dispositions négociées.

Même si le questionnaire a été conçu pour les membres de la Table 3 et si 90% des répondant-e-s relèvent effectivement de cette table, des membres des Tables 1 et 2 de même que de l'Agence des parcs nationaux, de l'Agence canadienne d'inspection des aliments et de l'Agence des douanes et du revenu du Canada ont aussi participé au sondage. Ces membres subissent également les effets négatifs du temps mobilisé.

Vous pouvez remplir le questionnaire en ligne sur le site Web de l'AFPC (www.psac-afpc.com), ou encore en faire la demande par courriel (table3@psac.com) ou en téléphonant à David Orfald, agent de recherche, au 613-560-4382.