Parlons syndicat - pour la période du 2 au 13 octobre 2000
Dans la perspective où le Comité consultatif sur les relations patronales syndicales, présidé par John Fryer, examine la possibilité de formuler des recommandations qui retarderont le processus de négociation pour les membres de l'AFPC, le Conseil national d'administration s'est dit d'accord, à sa réunion de septembre, pour que l'AFPC :
* réitère son engagement de prendre des mesures nécessaires pour que le Code canadien du travail (ou un texte législatif semblable), régisse les relations en matière de négociation collective dans le secteur public fédéral; et
* lance une campagne de sensibilisation et de mobilisation des membres concernant les travaux du Comité Fryer et les avantages de négocier sous le régime du Code canadien du travail; et
* fasse clairement savoir au Comité Fryer et aux pouvoirs publics qu'elle n'acceptera aucune réforme des lois du travail qui retarde le processus de négociation, met en péril le droit à la grève et porte atteinte à l'autonomie des groupes de négociation;
* fasse de l'application du Code canadien du travail à ses membres un enjeu de la prochaine campagne électorale fédérale.
Dans une lettre datée du 15 septembre adressée à John Fryer, la présidente nationale de l'AFPC, Nycole Turmel, a rappelé au comité qu'il dirige, qu'un cadre législatif redéfini et réorienté doit prévoir un certain équilibre des forces entre l'employeur et les syndicats qui représentent les travailleuses et les travailleurs du secteur public fédéral. Il faut éliminer simultanément les obstacles à une approche efficace, opportune et globale de la négociation.
Turmel a aussi fait savoir très clairement que l'AFPC n'appuiera aucune recommandation qui prolonge les délais existants. « Nous recommandons fortement un processus qui permette aux parties de négocier et de parvenir à un moment déterminant dans le processus, dans les six mois de l'expiration d'une convention collective en vigueur, a-t-elle précisé.
« Comme première étape, cela exigerait un effort sérieux pour simplifier la situation relative aux désignations et aux services essentiels, afin que cela ne retarde jamais plus l'établissement d'un bureau de conciliation et, par dessus tout, ne rende une grève inefficace.
« Nous soutenons également que l'intégrité de nos unités de négociation doit
demeurer intacte en tout cadre législatif révisé sur la
négociation, et les unités doivent continuer à avoir le droit de négocier
individuellement toutes les questions qui font partie de leurs conventions collectives
respectives. On pourra peut-être fort bien faire valoir que la mise en application de la
Norme générale de classification donnera lieu à une situation où l'employeur est
déterminé à négocier des augmentations du taux salarial de base (augmentations
économiques générales) qui sont communes à tous les secteurs publics, mais en bout de
ligne, les unités de négociation doivent demeurer autonomes dans tout code du travail
remanié. »
En ce qui concerne les agences ayant un mandat particulier, la présidente Turmel a fait valoir que le Conseil du Trésor doit être retiré de l'équation. « Nous avons un droit et une obligation juridiques de négocier avec les agences distinctes telles l'Agence canadienne d'inspection des aliments et l'Agence des douanes et du revenu du Canada. Pourtant, même si nous pouvons négocier avec ces agences, et même si elles sont l'employeur, le Conseil du Trésor a, en bout de ligne, le pouvoir de refuser de signer ou de sanctionner une convention collective. Cette situation a et continue d'avoir un impact négatif considérable sur le processus de négociation pour les agences fédérales et mine la capacité de la direction et des syndicats de concevoir des conventions collectives et des conditions de travail qui correspondent à la réalité spécifique des lieux de travail des agences. »
L'AFPC a comparu devant le Comité consultatif à trois reprises pour aborder
quelques-unes des profondes frustrations que
l'AFPC et ses membres de la fonction publique fédérale ont éprouvées au cours des deux
dernières décennies.
Le texte complet de la lettre de la présidente Turmel et de la résolution du Conseil national mixte est affiché sur le site web de l'AFPC (www.psac-afpc.com).
Les membres de l'équipe de négociation de l'AFPC se sont réunis le 21 septembre pour mettre la dernière main aux revendications contractuelles en vue de conclure leur première convention collective depuis que l'aéroport international de Halifax est devenu une administration aéroportuaire locale.
Les négociations commenceront les 23 et 24 octobre. Les revendications contractuelles du syndicat selon alors présentées à l'employeur.
Les négociations pour le compte des membres de l'AFPC au service de l'Administration de pilotage de l'Atlantique se sont poursuivies le 20 septembre dans un effort pour conclure une entente de principe. Cependant, comme certaines questions n'ont pas été réglées, d'autres séances de négociations auront lieu en novembre. Les dates auxquelles auront lieu ces séances n'ont pas encore été confirmées.
Les négociations pour le compte des employé-e-s de bureau et les travailleuses et travailleurs du port au service l'Administration portuaire de Saint John (N.-B), qui se sont déroulées du 22 au 25 septembre ont abouties à la conclusion d'une entente d'une durée de deux ans. Elle prévoit une hausse de 2,5% au cours de la première année, avec plein effet rétroactif, et une augmentation d'au moins 2% au cours de la deuxième année, plus ce qu'une clause d'indemnité de vie chère pourrait rapporter jusqu'à un point de pourcentage additionnel.
L'indemnité de chaussures de sécurité a été portée à 150 $ par année, et les travailleuses et travailleurs tenus d'exécuter des fonctions d'un poste supérieur toucheront la rémunération d'intérim à partir de la première heure à laquelle ils commencent à exécuter les nouvelles fonctions. La convention viendra à expiration le 31 mai 2002.
Le 29 septembre, les membres du Bureau de direction de la section locale et de l'équipe de négociation de l'AFPC ont rencontré le chef de la Première nation de Red Bank ainsi que les membres du conseil nouvellement élus pour expliquer le processus de négociation et faire le point concernant l'état d'avancement des négociations. Les négociations pour le compte des membres de l'AFPC à Red Bank en vue de la conclusion d'une première convention collective reprendront le 30 octobre et se poursuivront jusqu'au 1er novembre.
Les membres de l'équipe de négociation de Nav Canada se sont réunis les 1er et 2 octobre pour compléter les préparatifs de l'amorce des négociations pour le compte des membres appartenant à des unités de négociation multiples à Nav Canada. Les 3 et 4 octobre, les membres de l'équipe ont rencontré l'employeur pour échanger des propositions avec lui. La convention collective actuelle est venue à expiration le 30 juin 2000.
On a mis la dernière main aux revendications contractuelles pour le compte des membres de l'AFPC de la Table 1. Celles-ci seront échangées électroniquement avec l'employeur à la fin d'octobre.
Le nouveau plan de classification ayant été présenté sous sa forme définitive, les préparatifs vont bon train en vue de la reprise de la négociation pour le compte des membres de l'AFPC au service du Musée canadien de la nature.
Le protocole d'entente concernant le fonctionnement de la nouvelle usine de plaquage à
Winnipeg a été signé. Le protocole apporte à la convention collective actuelle des
modifications qui font en sorte que le travail de l'unité de négociation ne sera pas
confié en sous-traitance à l'usine de plaquage.
L'employeur ayant embauché un nouveau négociateur, des discussions sont actuellement en cours concernant l'établissement d'un calendrier en vue de la reprise des négociations pour le compte des membres de l'AFPC au service de l'administration aéroportuaire de Saint John.
Des négociations pour le compte des membres de l'AFPC appartenant au FNP de la BFC de Gagetown ont eu lieu les 5 et 6 octobre.
Les séances de conciliation en présence du conciliateur Gilles Grenier reprendront du 11 au 13 octobre pour le compte des membres de l'AFPC au service de l'Agence canadienne d'inspection des aliments. Parmi les questions qui restent à régler, mentionnons la dotation en personnel, la classification, les salaires, la rémunération d'intérim et le temps alloué pour se laver.
Lors des séances qui se sont tenues les 22 et 23 août en présence du conciliateur, les parties ont paraphé plusieurs questions, mais les questions les plus importantes, à savoir celles concernant la durée de la convention et la rémunération, n'ont pas encore été réglées.
La conférence nationale sur la négociation à laquelle seront arrêtées les revendications contractuelles en vue de la prochaine ronde de négociations pour le compte des membres de l'AFPC au service de l'Agence Parcs Canada aura lieu du 1er au 4 décembre au Centre de formation de Nav Canada, à Cornwall (Ontario).
Les calendriers des deux conférences régionales sur la négociation ont aussi été arrêtés. La conférence régionale de l'ouest aura lieu à Calgary les 28 et 29 octobre. La conférence régionale de l'est se tiendra à Saint John (N.-B.), les 5 et 6 novembre.
Les conférences régionales permettront aux représentantes et représentants élus de chaque section locale de Parcs Canada de se rencontrer, d'examiner les revendications contractuelles et de formuler des recommandations à l'intention de la conférence nationale sur la négociation.
Les négociations pour le compte des membres de l'AFPC travaillant à l'aéroport international d'Ottawa reprendront au cours de la semaine du 6 novembre. Les séances de négociation qui se sont déroulées du 18 au 22 septembre ont permis de réaliser des progrès sur plusieurs points.
L'AFPC
offre chaque année quatre bourses d'études de 1 000 $ et une bourse d'entretien de 300 $
dans chacune des provinces et territoires aux fils et aux filles des membres de l'AFPC qui
ont terminé leurs études secondaires et s'inscrivent en première année à
l'université, dans un collège ou dans un établissement d'enseignement supérieur. Pour
obtenir la liste des conditions d'admissibilité ou pour obtenir un formulaire de demande,
consultez notre site Web (www.psac-afpc.com
ou communiquez avec la Section des communications et de l'action politique de l'AFPC au
(613) 560-4292.
Mary Barbara Langille, fille de Barbara A. Langille, membre de la section locale 8002, Halifax, de Customs Excise Union Douanes Accise (CEUDA) de l'AFPC. Mary se voit décerner la bourse d'études du Jour de deuil. Sa dissertation était intitulée « Un milieu de travail sain et sécuritaire, ça rapporte!» Mary étudie en sciences à l'université St. Mary's, à Halifax.
Mary Ellen Landrigan, fille de Joe Landrigan, membre de la section locale 9004 du Syndicat de la Santé nationale et du Bien-être social (SSNBES), à Charlottetown. Mary étudie en sciences à l'université St. Mary's à Halifax
Mohanjit Singh, fils de Gurpreet Singh, membre de la section locale 024 de CEUDA, à Brampton. Mohanjit est inscrit à l'université de Toronto où il compte obtenir un diplôme d'ingénieur.
Kimberley Hickson, fille de Trudy Stalker, membre de la section locale 70030 du Syndicat des employé-e-s de l'Impôt (SEI), à Ottawa. Kimberley est inscrite aux beaux-arts à l'université d'Ottawa où elle compte obtenir un baccalauréat dans cette discipline.
Avninder Gill, fille de Gurpal Singh Gill, membre de la section locale 20029 du SEI, à Surrey. Avninder étudie en sciences au Collège universitaire Kwantlen.
Robert Justin Bak, fils de Vicky Bak, membre de la section locale 30025 du SEI, à Edmonton. Robert étudie en mathématique et en sciences à l'université de l'Alberta.
Jodie Danielle
Peterson, fille de Doreen Marie Boyd, membre de la section locale 40061 du
Syndicat des Employé-e-s du Solliciteur général (SESG). Jodie est inscrite à
l'université de Lethbridge en vue d'y décrocher un diplôme en éducation.
Daniel Russell Gilbert, fils de Patricia Gilbert, membre de la section locale 50011 de l'Élément national, à Winnipeg. Daniel étudie en sciences à l'université du Manitoba.
Marie Claire Simard, fille de Nicole Delorme, membre de la section locale 70180 du Syndicat des employé-e-s des postes et communications (SEPC), à Ottawa. Marie Claire étudie en sciences à l'université d'Ottawa.
Christine Kor, fille de Joseph Kor, membre de la section locale 10008 du SEI, à Montréal. Christine étudie en biochimie à l'université McGill à Montréal.
Carolyn Henley, fille de Samuel Henley, membre de la section locale 80058 du Syndicat de l'agriculture, à Nappan (N.-É.). Carolyn étudie en sciences à Saint Francis Xavier, à Antigonish (N.-É.).
Kathleen Anderson, fille de David Anderson, membre de la section locale 60260 du Syndicat de l'Emploi et de l'Immigration du Canada (SEIC) à Fredericton. Kathleen est inscrite à l'université du Nouveau-Brunswick où elle compte obtenir un baccalauréat ès Arts.
Nicole Marie Kelly, fille de Danny Kelly, membre de la section locale 90060 du CEUDA, à Summerside. Nicole étudie en mathématique et en sciences à la Mount Allison University, au Nouveau-Brunswick.
Jillian Ennis, fille de Gerard R. Ennis, membre de la section locale 90001 du SEI, à St. John's (T.-N.). Jillian est inscrit à la Memorial University.
Les membres de l'AFPC en grève à l'aéroport de Saskatoon sont retournés au travail le 4 octobre après avoir ratifié leur nouvelle convention collective d'une durée de six ans.
« Nous avons obtenu un règlement juste et équitable pour les deux parties », a affirmé Richard Jasieniuk, président de la section locale 40404 de l'Union canadienne des employé-e-s des Transports (UCET). « Nous n'aurions cependant pas pu obtenir ce règlement sans l'appui et la solidarité de nos membres », a-t-il ajouté. Il ne fait aucun doute que l'employeur a sous-estimé leur détermination. »
Doug Fahlgren, chef de grève de l'AFPC, a fait remarquer que le montant du règlement pour la durée de la convention représente « plus du double de la somme que l'employeur nous offrait avant que nous déclenchions la grève ».
La nouvelle convention collective, en vigueur à compter du 1er juillet 1999, prévoit une augmentation économique de 3% prenant effet à cette date, ainsi qu'un rajustement dicté par le marché variant entre 3% et 14%. À compter du 1er juillet 2000, les membres toucheront une hausse salariale de 3%, puis une augmentation équivalante en 2001, 2002, 2003 et 2004. La convention, qui viendra à expiration le 30 juin 2005, offre aussi des garanties contre la sous-traitance et les mises en disponibilité.
De l'avis des membres en grève, c'est le soutien moral et financier massif que leur ont apporté les membres de l'AFPC et le mouvement syndical d'un bout à l'autre du pays qui a leur a permis de garder le moral pendant les 82 jours passés sur la ligne de piquetage.