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Parlons syndicat - pour la période du 16 au 27 octobre 2000


L'iniquité salariale au Bureau du vérificateur général

Pancartes en main, les membres de l'AFPC qui travaillent au Bureau du vérificateur général (BVG) ont manifesté leur lutte pour l'équité salariale sur la Colline du parlement à l'heure du déjeuner, le 17 octobre.

« L'employeur vous doit l'équité salariale et nous sommes prêts à lutter pour vous l'obtenir, » a déclaré aux membres la présidente nationale de l'AFPC, Nycole Turmel. « Jusqu'à l'an dernier, le système de classification et les taux de rémunération au BVG étaient exactement les mêmes qu'au gouvernement fédéral. C'est le gouvernement fédéral qui fournit le budget au Vérificateur général; alors, pourquoi, lorsqu'il est question d'équité salariale, devrait-on vous traiter différemment ? »

Turmel a également informé les membres que leur syndicat allait renvoyer leur cause et celle d'autres employeurs fédéraux devant les tribunaux. « Nous allons contester la décision de ne pas vous accorder l'équité salariale que vous méritez, et nous allons avoir recours aux mêmes avocats et spécialistes qui nous ont aidés à gagner la cause fédérale. Nous allons aussi faire de cette question une priorité durant les prochaines élections fédérales. »


In Memoriam

L'AFPC offre ses condoléances à la famille de Pierre Samson, ancien président national de l'AFPC, qui est décédé à Orléans (Ontario), le 8 octobre.

Le confrère Samson a été président national de l'AFPC de 1982 à 1985. Auparavant, il avait été élu président du Syndicat de l'Emploi et de l'Immigration (SEIC), AFPC, en août 1981, charge qu'il avait occupée jusqu'à son élection à l'AFPC. Il est entré à la fonction publique fédérale à Montréal en 1972 et il était membre du groupe Administration des programmes (PM). Ses activités syndicales avaient commencé en 1960 lorsqu'il était entré au service de la police de Vanier et qu'il avait été actif au sein du syndicat des policiers.


Les commissionnaires signent des cartes d'adhésion à l'AFPC

Le Corps canadien des commissionnaires en Colombie-Britannique est en voie de créer un partenariat avec l'AFPC. Exaspérés d'être faiblement rémunérés et de ne bénéficier d'aucun des avantages sociaux, comme l'assurance pour soins médicaux et soins dentaires, ou encore les indemnités pour cause de maladie ou de blessure, sans oublier l'absence de sécurité d'emploi, les commissaires tentent d'obtenir que l'AFPC les représentent à la table de négociation.

Selon Tony Hodge, président de la section locale des commissaires de la C.-B., les membres de son organisation signent des cartes d'adhésion à l'AFPC parce que cela peut leur apporter l'appui dont ils ont besoin pour obtenir le droit de négocier. Monsieur Hodge a ainsi précisé sa pensée : « En tant que membres de l'AFPC, nous pouvons négocier des conditions d'emploi qui donneront à nos vénérables anciens combattants la chance de travailler dans la dignité. Ces anciens combattants travaillent dans des conditions dangereuses et comportant des responsabilités élevées en retour de faibles salaires et sans pouvoir compter sur des avantages sociaux. »

Comme l'a fait remarquer Patty Ducharme, vice-présidente exécutive régionale de l'AFPC, C.-B., il est ironique que « les libéraux fédéraux se félicitent d'avoir réalisé un surplus budgétaire de 12,4 milliards de dollars au cours du dernier exercice financier et laissent nos citoyennes et citoyens les plus respectés sans garantie de base comme l'assurance-maladie, l'assurance pour soins médicaux et la sécurité d'emploi. »


LE POINT SUR LES NÉGOCIATIONS

Dates aux Tables 1, 2, 3 et 5 du Conseil du Trésor

Il y a eu échange de propositions contractuelles avec l'employeur au nom des Tables 1, 2, 3 et 5, la semaine du 23 octobre. Les négociations à la Table 1 auront lieu du 4 au 8 décembre, et du 8 au 12 janvier; à la Table 2, du 6 au 9 décembre, une deuxième séance étant prévue du 15 au 19 janvier; à la Table 3, les négociations auront lieu du 11 au 15 décembre, et du 22 au 26 janvier; et, à la Table 5, elles auront lieu du 4 au 8 décembre, et du 15 au 19 janvier.

Rupture à l'Agence Canadienne d'inspection des aliments

Même si plusieurs des questions non litigieuses ont été paraphées au nom des membres de l'AFPC à l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA), les questions principales restent à régler. Aux dires de l'équipe de négociation de l'AFPC, ce fut avec une extrême frustration et un profond regret, mais sans surprise, que, une fois de plus, les parties n'ont pu conclure une convention collective. L'équipe de négociation de l'employeur ne s'est présentée avec son propre mandat, mais bien avec un mandat provenant du Conseil du Trésor. L'AFPC s'apprête maintenant à demander l'établissement d'un bureau de conciliation.

Les questions en suspens sont, entre autres, la classification, la rémunération d'intérim, la durée du travail, les zones de rémunération et la durée, le Conseil national mixte, et les taux de rémunération.

Poursuite à Nav Canada

Les négociations au nom des membres de l'AFPC, des unités à groupes multiples, à Nav Canada, vont reprendre le 27 novembre et se poursuivre jusqu'au 1er décembre. D'autres négociations doivent avoir lieu du 15 au 19 janvier.

Chambre des communes - Unité des services postaux

Il y a eu échange de propositions contractuelles avec l'employeur au nom des membres de l'AFPC, de l'unité des services postaux à la Chambre des communes, le 18 octobre. La convention collective courante est venue à expiration le 30 juin 2000.


Les travailleurs du transport en commun dressent des lignes de piquetage à Whitehorse

Les membres de l'AFPC, de l'Administration du transport en commun de Whitehorse, une division de la ville de Whitehorse, ont dressé leurs lignes de piquetage le 11 octobre, suite à la rupture des négociations.

Les pourparlers ont été rompus en septembre lorsque l'employeur a déposé un certain nombre de reculs durant la conciliation. Il y avait, en particulier, la fin d'une pause déjeuner payée d'une demi-heure, qui représente une perte de près de 9% - soit entre 200 $ et 220 $ par mois. La semaine de travail est de 30 heures, réparties sur cinq jours.

« Cette pause déjeuner fait pourtant partie de l'horaire des chauffeurs d'autobus depuis tellement longtemps, » affirme Jean-François Des Lauriers, vice-président exécutif régional de l'AFPC pour le Nord. « Il n'était même pas question des pauses déjeuner payées lorsque les parties se sont rencontrées en avril, ajoute-t-il. La question a été soulevée à la dernière minute durant les pourparlers avec un conciliateur. Pourquoi est-ce devenu tout à coup si important ? »

Des Lauriers précise toutefois que la grève ne porte pas uniquement sur les pauses déjeuner payées. « Plusieurs événements sont survenus au cours des deux dernières années, qui ont érodé la confiance de ces travailleurs et travailleuses envers leur employeur. »

Les travailleurs sont venus à la rescousse de l'administration de la ville plus d'une fois au cours des deux dernières années. Le 5 septembre, l'employeur a accepté et mis en vigueur un horaire préparé par le comité de l'horaire des chauffeurs d'autobus; cet horaire remplaçait un horaire désastreux qui avait été concocté par la direction et mis en vigueur le 1er juillet. Les chauffeurs ont également cédé volontairement quelques heures. Les citoyens ont donc obtenu une amélioration du service et la ville a économisé 225 000 $ par année!

En guise de réponse, le négociateur de la ville a déposé une réduction de près de 9%, une vraie insulte. C'est la goûte qui a fait déborder le vase; les membres ont opté massivement pour la grève.

Le moral sur la ligne de piquetage est bon et l'appui de la population est très solide.

Pour renseignements complémentaires, visitez le site web des membres (en anglais seulement) à www.busline.homestead.com/busline.html


La marche mondiale des femmes à Ottawa

Des centaines de membres de l'AFPC de tous les coins du pays ont convergé sur Ottawa, le 15 octobre, pour se joindre à la marche mondiale des femmes. En marche vers la Colline du parlement et portant des bannières, des piquets et des drapeaux, les quelque 15 000 femmes de toutes les classes de la société ont réclamé en chantant la fin de la pauvreté et de la violence. S'adressant aux ma-nifestantes, Terri Brown, présidente du comité canadien d'action sur le statut de la femme, a déclaré que les femmes de notre pays sont des citoyennes de seconde zone, et qu'il est temps que cela change immédiatement. « Il est temps de faire cesser la violence contre les femmes et d'éliminer le racisme, » a ajouté Brown.

Le même jour, Brown et d'autres chefs de file ont rencontré le Premier ministre Chrétien, pour apprendre qu'il ne comprend pas ce que le groupe entend par questions relatives aux femmes. « Le Premier ministre nous a encou-ragées à maintenir la pression en faveur des réformes sociales, mais il a refusé de s'engager au sujet des 13 revendications que les manifestantes avaient apportées sur la Colline du parlement, » a-t-elle ajouté.

Le 17 octobre, Patty Ducharme, vice-présidente exécutive régionale de l'AFPC pour la Colombie-Britannique, s'est jointe à la délégation internationale de femmes qui ont présenté leurs revendications au Secrétaire général des Nations unies à New York.


Nouvelle convention au Conseil des arts du Canada

La majorité des membres de l'AFPC au Conseil des arts du Canada ont voté en faveur de leur nouvelle convention de trois ans.

La convention, qui est entrée en vigueur le 1er juillet 2000 et qui viendra à expiration le 30 juin 2003, pourvoit à une augmentation de 2% et à une prime de 400 $ à la signature, le 1er juillet 2000; 2,5% le 1er juillet 2001 et 3% le 1er juillet 2002.

Outre les augmentations économiques, la convention pourvoit à d'autres améliorations, notamment :

* les heures supplémentaires au taux majoré de moitié (11/2) pour les membres qui effectuent des horaires variables;

* un taux de repas de 9 $ lorsque l'employé-e est tenu d'acheter un repas durant l'exercice de ses fonctions;

* l'inclusion du harcèlement dans le libellé sur l'interdiction de discrimination;

* des dispositions pour les soins à court et à long termes aux personnes âgées;

* la modification du libellé sur le congé de maternité, de paternité et d'adoption, pour tenir compte des changements législatifs;

* la suppression de certaines franchises payées auparavant par les employé-e-s, l'inclusion des soins d'orthodontie pour les adultes, et le paiement des frais dentaires aux taux du Guide des honoraires courant de l'Ontario.


Taux révisés de kilométrage


Offres d'emloi