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Parlons syndicat - pour la periode 16 juillet au 3 août 2001


Bientôt dans un abribus ou sur les ondes dans votre communauté...

Le 27 août, la population canadienne dans plusieurs villes du pays va pouvoir connaître de première main la nature du conflit entre les membres de l'AFPC dans le secteur public fédéral et le gouvernement fédéral.

Ce jour-là, les abribus dans les principales villes, sauf à Vancouver, vont commencer à afficher ce court message accrocheur pendant quatre semaines : « Nous ne nous attendons pas à une augmentation de 20 % comme les député-e-s, mais les travailleurs fédéraux méritent du respect et une augmentation équitable ». À Vancouver, en raison de la grève du transport en commun, ce message paraîtra dans des réclames autoportantes de taille semblable.

L'objectif de cette campagne prégrève, lancée à la veille de la fête du Travail, est triple :

À compter du 3 septembre, lorsque bien des Canadiens allumeront leur radio, ils entendront, à différents moments de la journée, un message de 30 secondes au sujet de notre conflit avec le gouvernement fédéral et un avertissement de l'interruption prochaine de services.

Les réclames dans les abribus et les messages à la radio ne sont qu'un aspect des activités suivies liées à la grève, menées actuellement par les membres de l'AFPC dans le lieu de travail. Votre participation à ces activités constitue un appui pour votre équipe de négociation. Étant donné qu'il faut exercer des pressions sur le Conseil du Trésor pour qu'il améliore ses offres, votre action et votre appui indiqueront au Conseil du Trésor qu'il doit retourner à la table avec des offres équitables.

Vous devriez déjà effectuer pas plus que vos heures ordinaires - pas d'heures supplémentaires non rémunérées, prendre toutes les pauses et les périodes de repas, écrire aux député-e-s fédéraux et leur rendre visite, et vous assurez que votre section locale a un comité de grève et qu'elle est prête à la grève. Les membres qui sont en position de grève légale devraient également participer aux activités prévues par leurs comités régionaux de coordination de la grève.

De nombreuses activités vont se dérouler partout au pays dans le cadre de la fête du Travail. Participez-y. Communiquez avec votre section locale, votre bureau régional et ou votre conseil du travail de district. N'oubliez pas : la force est dans la solidarité. Il est temps d'en faire une démonstration véritable au Conseil du Trésor.


Aucune recommandation du bureau de conciliation pour la Table 1

Le bureau de conciliation de la Table 1 a présenté un rapport sans recommandation au président de la Commission des relations de travail dans la fonction publique. Le bureau de conciliation a jugé qu'il ne pouvait formuler de recommandations sur les questions en suspens. Cela est probablement attribuable directement au refus du Conseil du Trésor d'améliorer ses offres.

Les membres de la Table 1 étaient en position de grève légale le 22 juillet. Toutefois, cela ne signifie pas qu'une grève va être déclenchée immédiatement. Depuis le début, les équipes de négociation de l'AFPC étaient résolues à travailler ensemble pour obtenir les meilleurs règlements possibles pour toutes les Tables. Le comité national de coordination de grève de l'AFPC a décidé que toutes les Tables participeraient conjointement aux séances de négociation futures. Cet engagement inclut également une action unifiée pour obtenir ces règlements.

Les audiences du bureau de conciliation sont terminées pour la Table 2 (Exploitation) et un rapport est attendu d'ici la fin juillet. Les audiences du bureau de conciliation pour la Table 5 (Enseignement et Bibliothéconomie) ont eu lieu à la fin juillet, et la Table 3 (Services techniques) comparaîtra devant le bureau de conciliation à la mi-août.


Le point sur les négociations

Rappel du délai des revendications pour les nouveaux membres à Parcs Canada

L'AFPC rappelle aux anciens membres de l'IPFPC, de l'AESS, de l'AGFFP et de la FIOE qui travaillent à l'Agence Parcs Canada que la date limite pour soumettre les revendications contractuelles est le 15 août. Une fois les revendications reçues, un groupe de travail composé des nouveaux membres va les étudier et les intégrer aux revendications existantes qui seront présentées à l'employeur à l'occasion de la première séance de négociation, la semaine du 10 septembre.

L'AFPC s'apprête à ajouter deux membres des anciens syndicats à l'équipe de négociation actuelle de 10 membres qui va représenter leurs intérêts.

La question de la classification à l'aéroport de Winnipeg est renvoyée à l'arbitrage

Une réunion récente avec l'Administration aéroportuaire de Winnipeg, pour régler la question de la transposition au nouveau régime de classification et aux taux de rémunération négociés, a été infructueuse. L'AFPC va maintenant renvoyer la question à l'arbitrage.

Négociations en cours pour les intervieweurs sur place des Opérations des enquêtes statistiques

L'équipe de négociation de l'AFPC qui représente les intervieweurs sur place des OES a tenu sa première rencontre avec l'employeur, du 26 au 28 juin, et au cours de laquelle elle a échangé ses revendications contractuelles et fourni des explications sur divers points.

L'ensemble des demandes du syndicat, qui reflètent fidèlement le mécontentement des membres au sujet de nombreux aspects des conditions d'emploi courantes, comprend plusieurs questions clés, notamment, l'équité salariale, la santé et la sécurité, et, les heures supplémentaires.

D'autres négociations en vue d'une première convention collective pour ces membres nouvellement accrédités auront lieu du 27 au 31 août inclusivement. D'autres rencontres doivent avoir lieu du 24 au 28 septembre. Les parties ont convenu dans la mesure du possible de tenir des rencontres mensuelles à cause de la quantité importante de travail requise pour mettre la dernière main au libellé d'une première convention collective.

Les membres de l'équipe de négociation des OES sont : Evelyn Beckert, Monica Edwards, Randi Kocher, Patricia LeBlanc, Carol Lowe, Johanne Racine et Susan Jones, négociatrice de l'AFPC.

Le conflit à la Chambre des communes (exploitation) renvoyé à l'arbitrage

Le 19 juillet, l'AFPC a demandé l'arbitrage au nom de ses membres de l'unité de négociation de l'exploitation à la Chambre des communes.

Au cours des séances de négociation avec l'aide du conciliateur, Gilles Grenier, les 23 et 24 mai, un certain nombre d'articles et ou de clauses ont été paraphés. Toutefois, l'employeur a fait savoir à l'équipe de négociation de l'AFPC qu'il n'avait pas le mandat d'aborder d'autres questions pécuniaires et qu'il maintenait sa position salariale de 2 % la première année et de 3 % la deuxième année d'une convention de deux ans. Il reste un certain nombre de questions non réglées, dont la majorité sont des questions d'ordre pécuniaire.

Début des négociations pour les commissionnaires de la C.-B.

Le comité de négociation de l'AFPC qui représente le syndicat des commissionnaires, section locale 05/20500 de Victoria, C.-B. (Victoria, l'Île et le Yukon) s'est réuni du 3 au 6 juillet pour rassembler l'ensemble des revendications en vue de la première convention collective depuis que le syndicat a été accrédité avec l'AFPC.

Les négociations au nom des membres en Colombie-Britannique, qui relèvent du Code des relations de travail de la C.-B., auront lieu les 22 et 23 août lorsque les revendications contractuelles auront été échangées. On tente actuellement de fixer des dates pour les négociations au nom du groupe des commissionnaires du Yukon, qui sont régis par le Code canadien du travail.


Les membres à Parcs Canada soumettent leurs préoccupations à la ministre du C.T.

Durant une visite au parc Forillon à Gaspé, Québec, le 18 juillet, la présidente du Conseil du Trésor, Lucienne Robillard, a eu l'occasion de prendre connaissance des préoccupations et des problèmes que les membres à Parcs Canada éprouvent dans leur milieu de travail. Les membres de l'AFPC ont profité de la visite de Robillard pour lui donner un compte rendu de première main de leur travail, de l'Agence et des problèmes auxquels celle-ci fait face. Les travailleurs ne se sont pas fait prier pour répondre à sa demande d'information et pour lui faire part de certaines de leurs préoccupations, notamment :

Alors que la réunion se terminait, les membres lui ont rappelé que si elle était vraiment préoccupée par leurs problèmes, elle devrait montrer cette ouverture durant la prochaine ronde de négociations qui débute cet automne.


Nouvelle convention collective pour les membres à la ville d'Iqaluit

Après un lock-out suivi d'une grève qui aura duré plus de trois mois, les 80 membres de l'AFPC oeuvrant pour la ville d'Iqaluit au Nunavut, ont ratifié le 14 juillet l'entente de principe conclue la veille par leur équipe de négociation.

La nouvelle convention d'une durée de quatre ans prendra fin le 30 juin 2003 et règle des questions en litige importantes pour les membres. Ainsi, un nouveau plan de classification entrera en vigueur et les litiges entourant la classification des postes pourront être renvoyés à l'arbitrage à la demande des employé-e-s qui s'estiment lésés. L'employeur s'engage également à former un comité patronal-syndical afin de revoir les dispositions de sa stratégie d'emploi des Inuits. Le comité pourra faire des recommandations qui seront ensuite entérinées par le conseil municipal.

Tous les travailleurs et travailleuses verront leurs postes intégrés à une nouvelle grille salariale de façon rétroactive au 1er juillet 1999. Les travailleurs qui se trouveront au maximum de leur échelle salariale toucheront une hausse de 2% rétroactive au 1er juillet 1999 et un autre 2% au 1er juillet 2000. Les employé-e-s à temps plein toucheront une prime à la signature de 2,275$, montant qui sera rajusté au prorata des heures travaillées pour les employé-e-s à temps partiel. La prime d'établissement sera haussée de 400$ le 1er juillet 2001 et d'un autre 400$ le 1er juillet 2002.

Selon le président de la section locale 5 du Syndicat des employé-e-s du Nunavut, Gordon McIntosh, l'entente ratifiée représente la meilleure offre que les membres ont pu obtenir de la ville après ce long conflit. « Nous avons pu finalement régler des problèmes importants comme la classification et les augmentations rétroactives. Après un si long conflit, nos membres sont heureux de retourner au travail. La population a été fantastique et nous a démontré un soutien constant. Pour la majorité des membres, ce lock-out et la grève ont été une première expérience enrichissante, quoique éprouvante, et je suis persuadé que la démocratie syndicale sera renforcée par la solidarité qui nous a animée. »

Les travailleurs et travailleuses sont retournés au travail le 17 juillet.


Les travailleurs du Musée des beaux-arts du Canada ratifient leur entente de principe

Une majorité des 200 travailleurs et travailleuses du Musée des beaux-arts du Canada et du Musée canadien de la photographie contemporaine ont ratifié le 13 juillet l'entente de principe conclue en leur nom par leur équipe de négociation. Ces membres de l'AFPC mettent ainsi fin à leur grève déclenchée le 10 mai dernier. Ils sont retournés au travail le 16 juillet.

« Nous avons réussi à obtenir du Musée des augmentations salariales convenables parce que nous nous sommes tenus solidaires tout au long de cette grève, » a indiqué le président de la section locale 70397 au Musée, Jim Prowse. Il est malheureux que le Musée ait prit tant de temps à offrir ces augmentations raisonnables, mais nous sommes heureux de pouvoir retourner au Musée à compter de lundi. Je crois pouvoir dire, sans prétention, que notre grève aura marqué les coeurs et les esprits de la population de la région d'Ottawa et au -delà. J'invite ceux et celles qui n'ont pas encore vu l'exposition Klimt à venir admirer ces magnifiques tableaux, à compter de lundi. »

La nouvelle convention collective est d'une durée de trois ans et viendra à expiration le 30 juin 2003. Les membres recevront en moyenne une hausse pouvant atteindre 10,25% pour la durée de la convention collective. Elle inclut une augmentation salariale de 2,25% rétroactive au 1er juillet 2000, ainsi que l'ajout d'un échelon à toutes les échelles salariales et le retranchement d'un échelon au minimum de l'échelle (représentant une hausse de 2%); une hausse de 2,5% au 1er juillet 2001 ainsi que l'ajout d'un échelon partiel (hausse de 0,5%) à toutes les échelles; et, finalement, une hausse de 3% au 1er juillet 2002. Ils obtiennent également une prime de 500$ à la signature de la convention.

Le Musée s'engage à retirer toutes les poursuites civiles entamées contre ses employé-e-s durant la grève. Un protocole de retour au travail a été négocié à la satisfaction des parties. Il garantit qu'un milieu de travail inclusif, respectueux et constructif attend les travailleurs et travailleuses à leur retour. En outre, l'employeur s'est engagé à remettre à l'AFPC une lettre indiquant qu'il n'y aura pas de réorganisation pendant la durée de la convention collective.

« La solidarité sans failles de ces travailleurs et travailleuses, ainsi que la grande originalité dont ils ont fait preuve tout au long de ces neuf semaines ont grandement contribué à cette magnifique victoire », a indiqué le vice-président exécutif régional de l'AFPC pour la région de la capitale nationale, John Baglow. « Lorsqu'on me demande ce qu'est l'Alliance de la Fonction publique du Canada et quelles sont nos réalisations, je me plais à citer en exemple ce groupe exceptionnel de travailleurs et travailleuses. Leur lutte inspirera plusieurs de nos membres, j'en suis persuadé. »