23% surpayé? 100% outré!
La Société canadienne des postes désire mettre en
place un nouveau plan d'évaluation des emplois durant cette ronde de
négociation. L'AFPC-SEPC avait accepté, il y a quelques années de
travailler avec l'employeur afin de développer un plan qui reflétait
la nature changeante de nos emplois et respecterait le principe de
salaire égal pour un travail d'égale valeur tel que spécifié dans la
Loi canadienne des droits de la personne. Mais le plan d'évaluation des
emplois présenté à la table de négociation, et le plan salarial
proposé, ne rencontrent pas nos objectifs est sont si différents que
ce que nous attendions, que nous ne pouvons l'accepter. Si la
proposition actuelle de l'employeur était acceptée, 23% des membres
verraient leur salaire gelé au niveau actuel ou devraient faire face à
une réduction de salaire. En outre, il créerait un salaire inégal
pour un travail de valeur égal pour certains de nos membres.
Voici des réponses aux questions que vous pourriez
avoir au sujet du plan d'évaluation des emplois et la grille salariale
de l'employeur.
Q.1 Qu'est-ce que le plan d'évaluation des
emplois proposé par l'employeur et comment est-il différent de celui
en place pour évaluer mon emploi?
R. Selon le plan de l'employeur, tous les postes
occupés par les membres de l'AFPC-SEPC de l'unité de négociation de
la Société canadienne des postes seraient évalués selon un nouvel
ensemble de facteurs. Par le passé, tous les membres de l'AFPC-SEPC
étaient évalués selon l'un des 15 plans de classification hérités
du gouvernement fédéral (sous le système de classification du Conseil
du Trésor).
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Q.2 Pourquoi avions-nous accepté de travailler
avec Postes Canada à l'origine?
R. Nous avions accepté de travailler de concert avec
l'employeur afin de pouvoir mettre en place un nouveau plan qui
respecterait l'article 11 de la Loi canadienne des droits de la
personne, qui ne serait pas discriminatoire et qui reflète la nature de
nos emplois à ce moment-ci. Le système de classification utilisé
actuellement ne peut mesurer le travail selon les mêmes critères et ne
peut donc pas identifier les emplois de même valeur à l'intérieur de
l'unité de négociation. Ces plans ont été créés il y a près de 40
ans. Ils reflètent la façon dont on travaillait jadis et ont été
conçus avant l'introduction de l'ordinateur dans le milieu de travail.
Q.3 Que s'est-il passé pour que nous devions
REJETTER le nouveau plan d'évaluation des emplois?
R. Nous avons développé conjointement les neuf
facteurs utilisés dans ce plan. Nous voulions développer conjointement
la pondération de chacun de ces facteurs, mais la SCP a refusé de le
faire. Postes Canada voulait plutôt que nous acceptions leur
pondération pour chacun des facteurs du plan à la table de
négociation. Nous comprenons maintenant pourquoi. Nous estimons que la
proposition de la SCP quant à la pondération de ces facteurs ne
correspond pas aux valeurs CORPORATIVES que la société et le syndicat
acceptent et pourrait être discriminatoire. Ils n'auraient pas été
acceptés par le comité consultatif qui a développé le plan
d'évaluation des emplois.
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Q.4 Donnez-moi un exemple de ce problème relatif à
la pondération?
La proposition de l'employeur donne aux "
connaissances " 40% du total des points. Elle donne également 15%
au facteur " information " et 10% à celui des " contacts
". Les trois facteurs compris dans " efforts et conditions de
travail " ne comptent que pour 6%. Nous croyons que ces
pondérations pourraient injustement favoriser des types d'emploi et
être discriminatoires. En outre, la pondération accordée au facteur
" contacts " est contraire à l'emphase placé sur ce facteur
lorsque le plan a été élaboré.
Q.5 Je comprends mieux comment fonctionne le plan
d'évaluation des emplois, mais quel serait son impact sur la grille
salariale?
R. Le plan d'évaluation des emplois a pour
conséquence d'accorder à chaque poste un nombre total de points en
fonction de neuf facteurs du plan. Des minimums et maximums de points
(fourchette) peuvent être établis pour chaque niveau, ou classe
d'emploi, et tous les postes recevant le nombre de points à
l'intérieur de cette fourchette sont considérés être de même
niveau. Pour chacun de ces niveaux, une échelle salariale est alors
établie.
Les échelles salariales proposées par l'employeur
sont tellement basses qu'elles auraient pour conséquence de placer 23%
de nos membres dans une échelle salariale inférieure à celle dans
laquelle ils sont actuellement. Jusqu'ici l'employeur n'a pas accepté
de protéger ces travailleurs à leur niveau salarial actuel même si sa
proposition était acceptée.
La proposition de l'employeur créé également une
iniquité importante pour quelques-uns de nos membres. La proposition
salariale de l'employeur créé deux classes de niveaux de
classification. La première est l'échelle A et comprend six niveaux
compris entre 200 et 1 171 points. La deuxième classe est l'échelle T
et comprend trois niveaux qui débutent à 848 points et va jusqu'à 1
797 points.
La proposition de l'employeur créé une situation
où le nombre de points pour atteindre le niveau A5 est similaire au
nombre de points requis pour le niveau T1. La même situation se
reproduit avec le niveau A6, dont les minimums et maximums sont égaux
aux niveaux T1 et T2. La proposition de l'employeur est de placer sur
l'échelle T seulement les postes qui obtiennent le seuil 4 (quatre)
pour les " connaissances " et qui ont plus de 848 points. Tous
les autres postes seraient placés dans l'échelle A. Par exemple, pour
obtenir le niveau 5 de l'échelle Administration (Groupe
Administration), vous aurez besoin entre 848 et 1 009 points. Pour être
placé au premier niveau de l'échelle Technique (Groupe Technique) vous
aurez besoin entre 850 et 1 165 points.
Mais le salaire maximum pour un poste au niveau A5
serait de 46 379$, alors que le maximum pour un T1 serait de 59 944, une
différence de 13 656$ pour des emplois ayant obtenu le même nombre de
points dans le plan de classification.
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Q.6 Mais n'est-il pas normal de payer plus pour des
postes évalués à des niveaux supérieurs?
R. L'employeur reconnaît que les postes de niveau A5
et T1 sont d'égale valeur, mais Postes Canada veut les payer
différemment, parce que certains postes ont reçu plus de points en
vertu d'un facteur. Ceci n'est pas équitable, ne respecte pas le
concept de salaire égal pour un travail d'égale valeur et pourrait
violer la Loi canadienne des droits de la personne.
Q.7 Qu'allons-nous faire?
R. Votre équipe de négociation a rejeté l'approche
et la proposition salariale de l'employeur. Vous devriez faire de même.
Nous avons clairement indiqué à Postes Canada que leur plan n'était
pas acceptable pour nous, pas plus que pour vous.
Q.8 Que puis-je faire pour éviter qu'on nous
impose ce plan?
R. Parlez-en avec vos collègues. Laissez savoir à
vos supérieurs que ce plan n'est pas acceptable et que vous êtes prêt
à défier l'employeur s'il insiste pour imposer ce plan d'évaluation
des emplois et la nouvelle échelle salariale. Appuyez toutes les
actions de votre équipe de négociation afin de laisser savoir à
Postes Canada que nous sommes unis dans notre refus.
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