
29 avril 2009
Lors du Congrès national triennal 2006, une très grande majorité de délégués se sont prononcés en faveur de la politique de l'AFPC prônant la défense de la fonction publique et ont réitéré leur engagement à lutter contre les pratiques, telles que la privatisation, qui détruisent les services publics de qualité.
En trois ans, la situation a beaucoup changé. La crise économique actuelle a mis en lumière les périls de la sous-réglementation dans le secteur financier, l'avidité sans bornes des grandes sociétés et la fragilité des droits des travailleuses et travailleurs et de la sécurité d'emploi.
Certains profitent de la crise de l'emploi qui sévit dans le secteur privé pour dresser les travailleurs du secteur privé contre les travailleurs du secteur public. Le fédéral, lui, invoque la crise économique pour justifier le sous-financement, la privatisation, voire l'élimination, des services et programmes publics. Défendre les services publics dans un tel contexte représente tout un défi.
Cette année encore, les congressistes ont réitéré à l'unanimité leur engagement à défendre collectivement les services publics de qualité. La nouvelle plateforme Pensez public repose sur quatre piliers.
« Il faut des gouvernements qui respectent les travailleurs et la population. Il faut parler de politique et afficher ses couleurs politiques. Il faut parler à ses voisins et s'impliquer dans sa collectivité. »
Sam Wiese, délégué
Réglementer : Nous ferons campagne contre la déréglementation et pour une réglementation rigoureuse qui place les gens et l'intérêt public au premier rang – avant les grandes sociétés et le profit.
Résorber : Nous ferons campagne pour des services publics qui visent à résorber la pauvreté et les inégalités et à favoriser l'égalité pour tous.
Réinvestir : Nous ferons campagne pour que des fonds publics soient investis dans l'infrastructure sociale, comme les services de garde et les soins de santé. Nous ferons campagne pour que les infrastructures et services publics demeurent dans le giron public en faisant pression sur le gouvernement pour qu'il investisse les fonds requis. Nous ferons campagne contre le financement par l'État de partenariats public-privé et d'autres formes de privatisation, qui sont plus coûteux et qui ne fonctionnent pas. Nous ferons également campagne pour que les femmes et d'autres groupes d'équité tirent parti des emplois créés en vue de reconstruire notre infrastructure, tant matérielle que sociale.
Respecter : Nous ferons campagne pour des services publics qui respectent et intègrent les opinions diversifiées des Canadiennes et des Canadiens, de même que pour des investissements publics permettant aux décideurs d'être réceptifs à ces opinions. Nous ferons campagne en faveur de services publics qui resserrent les liens entre les collectivités. Nous ferons campagne pour le respect des droits de la personne et des droits des travailleuses et travailleurs, y compris le droit à la libre négociation collective.
« La population canadienne n'était pas protégée, parce qu'il n'y avait pas de règlements ni de ressources. Il faut savoir aussi que, pendant un an, il n'y a pas eu d'inspections préalables des équipements ni d'inspections sanitaires en Ontario et au Québec, faute de temps. Des vérifications ont été annulées. »
Bob Kingston, délégué, parle de l'épidémie de listériose survenue en 2008
La défense des services publics de qualité est étroitement liée à toutes les activités de l'AFPC. Tout ce que nous faisons - négociations, formation, syndicalisation, communications avec les membres et le public, lobbying auprès de la classe politique, collaboration avec les mouvements syndical et citoyen, activités de solidarité internationale sert à défendre les services publics de qualité, qui sont la clé de voûte d'une économie solide et d'une société intégratrice.
« Tous les gens pensent qu'ils ont le pire patron au monde, a déclaré Ken Georgetti, président du Congrès du travail du Canada. Mais les personnes qui travaillent à la fonction publique fédérale ont vraiment le pire patron grâce à Stephen Harper! »
Mardi, M. Georgetti a rapporté que, lors du récent sommet du G-20, de nombreux dirigeants étaient prêts à rencontrer les représentants du mouvement syndical, mais pas Harper.
« On blâme les travailleurs et travailleuses pour la crise économique, et non les PDG et les banquiers, a-t-il dit. On demande aux mêmes personnes qui ont provoqué la crise de formuler des solutions, mais les solutions à long terme viendront des travailleurs qui doivent se réapproprier la démocratie. Nous sommes les véritables actionnaires et propriétaires. »
M. Georgetti a invité les membres de l'APFC à continuer de faire du lobbying et d'exiger des membres du Parlement une meilleure gouvernance.
Les personnes qui assistent au congrès de l'AFPC ont vu la première des cinq capsules vidéo Pensez public qui seront lancées cette semaine.
Chaque capsule montre des membres qui, dans le cours de leur travail, offrent des services publics de qualité à la population en divers endroits du pays. Ces membres dénoncent les effets négatifs de la privatisation sur les gens syndiqués et la population du Canada.
« Ces capsules ne sont qu'un début », a déclaré le président national, John Gordon, en présentant la première vidéo qui montre la cale sèche à Esquimalt, C.-B. « Nous espérons en produire d'autres pour notre projet Pensez public. »
M. Gordon a invité les membres qui souhaitent faire connaître leur excellent travail dans une capsule Pensez public à remplir un formulaire au kiosque de l'AFPC dans la salle de bal D.
Résolution CS-26A qui porte sur le financement intégral de la participation aux congrès des régions : La recommandation d'adoption du Comité n'a pas reçu le soutien nécessaire et a donc été rejetée. Une majorité des deux tiers des voix exprimées est nécessaire pour modifier les Statuts de l'AFPC.
La résolution CS-71 a été renvoyée au Comité aux fins d'évaluation des coûts. Cette résolution demande que la prestation de grève passe de 50 $ à 75 $ par jour.
La résolution CS-91 a été adoptée. La représentation au congrès de l'AFPC sera désormais déterminée en fonction de l'effectif au cours de n'importe quel des douze mois précédant le congrès. Cette résolution entraînera une augmentation des cotisations syndicales de 0,0002 %.
La recommandation du Comité d'adopter la résolution CS-21, qui porte sur la reconnaissance des comités santé-sécurité dans les Statuts de l'AFPC et sur le financement de ces comités, a été rejetée.
La résolution GEN-92A a été renvoyée au Comité aux fins d'évaluation des coûts. Cette résolution demande que le syndicat lance une campagne de lobbying pour s'opposer à la privatisation des laboratoires fédéraux et pour faire connaître la nécessité et l'importance de la recherche scientifique effectuée dans le secteur public.
La résolution NEG033 a été adoptée. L'AFPC négociera avec l'employeur pour obtenir que les membres continuent de recevoir leur paie lorsqu'ils sont en congé non payé pour affaires syndicales et que l'employeur facture directement l'AFPC pour ces congés.
La résolution NEG058 a été adoptée. L'AFPC tentera de conclure une entente avec le Conseil national mixte pour rétablir les Conférences du Nord et d'obtenir les ressources nécessaires pour permettre une représentation directe et raisonnable des membres. Cette résolution entraînera une augmentation des cotisations syndicales de 0,0002 %.
La résolution NEG045A a été renvoyée au Comité aux fins d'évaluation des coûts.
La résolution NEG076 a été adoptée. L'APFC fera des recherches sur la vie privée au travail afin d'élaborer des dispositions contractuelles modèles offrant aux employés des garanties en matière de vie privée.
La résolution NEG079 a été adoptée. L'AFPC s'efforcera de sensibiliser davantage les employeurs concernant l'obligation d'adaptation, offrira de la formation aux membres à ce sujet et fera de la mobilisation et du lobbying sur le sujet. Cette résolution entraînera une augmentation des cotisations syndicales de 0,0009 %.
La résolution NEG042A a été adoptée. L'AFPC demandera au Conseil du Trésor de modifier la Politique sur l'emploi pour une période déterminée de manière qu'elle soit juste envers les femmes enceintes.