
30 avril 2009
John Gordon a été réélu à la présidence nationale de l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) à l'issue d'une course à deux. M. Gordon a accédé à la présidence en 2006 et a agi comme vice-président exécutif national de l'AFPC de 2000 à 2006.
« Les défis auxquels nous avons fait face au cours des trois dernières années ne sont rien comparativement aux défis que nous devrons affronter dans les trois prochaines années, a dit M.Gordon dans son mot de remerciement. Le gouvernement Harper est déterminé à détruire les services publics. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés et lui permettre de s'en tirer à si bon compte. Grâce à la force de l'AFPC et du mouvement syndical dans son ensemble, nous surmonterons ces défis. »
Avant son élection comme vice-président exécutif national, John Gordon a été président national du Syndicat des employés des Travaux publics de 1982 à 1999. Militant de l'AFPC depuis 1974, au moment où il est entré à Travaux publics Canada comme homme de métier, M. Gordon a occupé divers postes au sein de son Élément.
À l'issue d'une course à trois, Mme Ducharme a obtenu un deuxième mandat au poste de vice-présidente exécutive nationale. Avant son élection à cette charge en 2006, elle avait été élue vice-présidente exécutive régionale de l'AFPC pour la Colombie-Britannique en 2000.
« Je suis très touchée par votre soutien et par le fait que vous avez confiance en moi pour défendre vos intérêts, a déclaré Mme Ducharme dans son mot de remerciement. Je ne vous décevrai pas.
Ancienne inspectrice des douanes en Colombie-Britannique, Patty Ducharme milite au sein de l'AFPC depuis 25 ans. Elle a occupé diverses charges syndicales, dont celle de première vice-présidente de la succursale 20040 du Syndicat des Douanes et de l'Immigration (anciennement CEUDA).
Jérôme Turcq, vice-président exécutif régional pour le Québec, a été élu vice-président exécutif national suppléant par acclamation.
Le Parti libéral fédéral se réunit lui aussi au Centre des congrès de Vancouver cette semaine, et nos membres ont profité de l'occasion pour leur remettre une « Liste de choses à faire ». Nous demandons au Parti libéral, et à tout parti qui aspire à former le gouvernement, de s'engager à investir dans des services publics de qualité et dans les programmes publics, à améliorer l'assurance-emploi, à protéger la santé et la sécurité de la population canadienne, à défendre l'égalité de la femme et à respecter les droits des travailleurs et travailleuses. Plusieurs congressistes de l'AFPC ont fait savoir au chef des libéraux, Michael Ignatieff, que nous avons une bonne mémoire et que nous l'avons à l'oeil.
La résolution CS-71 a été adoptée. L'indemnité de grève passe de 50 $ à 75 $ par jour. Conformément à la résolution adoptée au congrès de 2006, on prélèvera une cotisation spéciale dès que le fonds de grève descendra en deçà de 10 millions de dollars, et ce, jusqu'à ce qu'il atteigne 25 millions.
La résolution CS-73 a été adoptée. Les membres de l'AFPC qui habitent dans le Nord du pays et qui sont en grève ou mis en lockout toucheront désormais une indemnité de grève quotidienne de 100 $. L'AFPC reconnaît ainsi que le coût de la vie est très élevé dans cette région et que les possibilités de se trouver un autre emploi sont limitées.
La résolution CS-92 a été adoptée. Désormais, les huit personnes représentant les groupes d'équité au congrès de l'AFPC seront élues à leur conférence nationale triennale respective.
La résolution CS-74 a été mise de côté. Cette résolution porte sur l'indemnité de grève pour les membres du Nord, une question déjà traitée par la résolution CS-73.
La résolution CS-95 a été adoptée. Il n'est désormais plus obligatoire qu'un tribunal d'appel soit tripartite, pour autant que sa présidence soit assurée par une personne indépendante acceptée par les deux parties ou, à défaut d'un accord mutuel, nommée par une organisation syndicale appropriée.
La résolution CS-04 a été adoptée. Les membres cotisants qui sont reconnus par leur convention collective seront considérés aux fins du calcul du nombre de membres des SLCD délégués au congrès de l'AFPC. Cette résolution entraînera une augmentation des cotisations syndicales de 0,0002 %.
Les résolutions CS-81A et CS-03A ont été adoptées. Les membres non cotisants en congé non payé - par exemple en congé d'invalidité, de maternité, parental, pour soigner un membre de la famille, pour obligations familiales ou pour blessure au travail ou encore en raison d'une mise en disponibilité - et qui n'ont pas d'autres possibilités d'emploi seront désormais considérés comme membres pendant 30 mois. Les membres à l'emploi du Congrès du travail du Canada ou d'une fédération du travail qui continuent de payer leurs cotisations conserveront leur titre de membre.
La résolution CS-82 a été adoptée. Un nouveau règlement a été élaboré pour définir les droits et les responsabilités des membres non cotisants en vertu des Statuts de l'AFPC. Le règlement clarifie ce qu'un membre en congé ou mis en disponibilité doit faire pour conserver son titre de membre.
La résolution CS-87 a été adoptée. La charge de VPR-pays étrangers, est éliminée.
La Loi sur l’équité dans la rémunération du secteur public empêche les femmes dans la fonction publique fédérale de réclamer un salaire égal pour un travail de valeur égale. Elle fait de l’équité salariale une monnaie d’échange à la table de négociation, alors que l’équité salariale devrait être garantie comme un droit de la personne. Elle interdit aux syndicats d’aider les femmes à présenter des plaintes pour discrimination salariale.
La Loi sur le contrôle des dépenses, qui prévoit des réductions de salaires, invalide certaines dispositions des conventions collectives négociées
équitablement. Elle mine le droit constitutionnel à la négociation libre.
Dites à votre parti et aux membres du Parlement :
de révoquer la Loi sur l’équité dans la rémunération du secteur
public afin de rétablir l’équité salariale comme un droit de la
personne;
de révoquer la Loi sur le contrôle des dépenses et ainsi défendre le droit à la libre négociation collective.
Message de 166 000 membres de l’Alliance de la Fonction publique du Canada.