Justice pour les peuples autochtones – Voyons-y!

Financement de l'éducation : Sous-financement chronique

Justice pour les peuples autochtones – Voyons-y!

Depuis 1996, la part de financement accordé par le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (MAINC) stagne à 2 % de son budget annuel. Or, au cours de la même période, le taux d'inflation et la population des Premières Nations ont été constamment en hausse. Par conséquent, pour remédier aux effets combinés de ces deux facteurs, il aurait fallu augmenter le financement de l'éducation de 6,3 % par année depuis 1996.

Par comparaison, le financement des établissements scolaires des provinces et des territoires est augmenté, en moyenne, de 4,1 % par année, même si leur taux de fréquentation est en chute constante. Or, une augmentation annuelle moyenne de 3,2 % serait suffisante. Dans l'ensemble du pays, le sous-financement chronique de l'éducation versé par le MAINC a entraîné un énorme manque à gagner pour les Premières Nations de l'ensemble du pays.

En effet, le budget du MAINC pour l'éducation primaire et secondaire des Premières Nations (totalisant 1,56 milliard de dollars en 2009-2010) montre un manque à gagner de 620 millions de dollars en 2009-2010, bien au-delà du plafond de 2 %, et un manque à gagner cumulatif de plus de 3 milliards de dollars depuis 1996. Ce montant ne tient pas compte du coût lié au soutien des divers éléments nécessaires au fonctionnement d'un système scolaire du XXIe siècle, éléments dont ne tient pas compte la formule de financement du MAINC, soit :

  • Les bibliothèques scolaires
  • Les outils technologiques (ordinateurs, connectivité, systèmes de données)
  • Les sports et divertissements
  • La formation professionnelle
  • Les langues des Premières Nations *
  • Les services de commissions scolaires

* Le financement de base accordé à une école francophone est de 18 800 $ par étudiant, alors que les établissements d'enseignement des Premières Nations ne reçoivent qu'environ 6 500 $ par étudiant.

C'est encore une autre génération d'enfants des Premières Nations qui paieront les frais de ce sous-financement chronique. Déjà plus de la moitié des jeunes autochtones vivant sur une réserve ne finissent pas leurs études de niveau secondaire. Ce sous-financement constant n'aidera pas à changer les choses et ne fera qu'augmenter les coûts sociaux qui en découleront.

Les Premières Nations ne veulent pas que leurs enfants soient traités différemment des autres. Elles veulent tout simplement qu'ils aient au moins accès aux mêmes possibilités de scolarisation que tout autre enfant canadien.

Source : texte adapté de renseignements fournis par l'Assemblée des Premières Nations.

Date Modified : 2011/06/20

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