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Norme générale de classification
Votre salaire est en jeu!

No. 13 - Hiver 2002

On attend toujours...

   L’AFPC a écrit au Conseil du Trésor en avril dernier pour demander un rapport sur la situation de la NGC. En réponse, l’AFPC a reçu une copie d’une note de service datée de janvier 2001 et adressée aux chefs des ressources humaines et aux chefs de la classification. Dans la note de service, la secrétaire adjointe de la Division de la NGC décrit une « stratégie détaillée, en quatre volets » visant à : « fournir aux ministères une aide mieux ciblée pour les aider à s’assurer que leurs données d’évaluation reflètent précisément et fidèlement le travail de leurs employés et employées ».  Dans le cadre de la stratégie, le Conseil du Trésor entend : 

·     assurer une intervention directe afin de déterminer les mesures correctrices à prendre lorsque les cotes ne peuvent être justifiées ;

·     travailler avec les ministères qui sont les principaux utilisateurs des groupes professionnels nécessitant une attention particulière pour assurer que les relativités correspondent à l’intention du concept de la NGC ;

·     partager des renseignements sur ces interventions dans le cadre de réunions bilatérales, de réunions de groupes de ministères et de discussions par téléphone ou courriel ;

·     encourager activement les ministères à mettre à jour les données du SIPC\NGC (banque de données de la NGC) chaque fois que les données d’évaluation seront modifiées. 

    Nous avons attendu et attendu. Aucune réunion n’a encore été convoquée, aucune discussion n’a eu lieu, ni au téléphone ni par courriel. À la fin de l’automne dernier, les rumeurs se sont répandues. Elles sont allées de « la NGC sera mise en œuvre seulement pour le groupe PA » à « la NGC est morte ; qu’elle repose en paix ».

    Compte tenu de l’exigence de longue date selon laquelle le Conseil du Trésor devrait adopter une norme de classification dépourvue de parti pris systémique fondé sur le sexe pour le groupe HS et, par extension, pour tous les autres groupes à la fonction publique, l’AFPC a décidé d’écrire au Conseil à la fin de novembre. Dans sa lettre, la présidente nationale de l’AFPC, Nycole Turmel, soulignait que « selon l’AFPC, deux échecs consécutifs dans la réforme d’un système de classification périmé et biaisé auraient pour effet de décourager tout employé-e de participer à un autre projet condamné d’avance ». Elle insistait également pour que le Conseil « adopte une position ferme et claire en faveur de la mise en œuvre de la NGC et communique ce message à tous les intervenants et intervenantes, dans un avenir rapproché ».

    Nous avons reçu une réponse du secrétaire du Conseil du Trésor, Frank Claydon, au début de janvier. Malheureusement, sa lettre ne contenait aucun renseignement nouveau. Essentiellement, l’employeur est « résolu à voir se concrétiser les avantages de la réforme de la classification et... à faire en sorte que cette réforme se fasse de manière réfléchie et efficace » tout en continuant à travailler «en vue d’en arriver à une décision finale en tenant compte du fait que les questions liées à la classification du travail effectué à la fonction publique sont d’une complexité et d’une portée considérables ».

   Comme par hasard, le Hill Times a récemment fait paraître un article sur la NGC. L’auteur de l’article, Bill Curry, prétend que la question de la NGC sera « relancée » dans quelques semaines et cite un porte-parole du Conseil du Trésor en disant qu’une annonce pourrait être faite très prochainement. Curry évoque également la possibilité qu’il y ait des normes et des structures de rémunération différentes applicables aux divers groupes professionnels. Le vice-président national de l’AFPC, John Gordon, rejette cette idée : «Si l’on considère toute la question de l’équité salariale, celle-ci reposait entièrement sur le fait que les groupes à prédominance féminine touchaient une rémunération plus faible que les groupes homologues des secteurs à prédominance masculine. Alors, si l’on envisage à nouveau des courbes salariales différentes, il faudra revoir entièrement le projet afin de s’assurer que le déséquilibre qui existait avant l’accord n’est pas recréé. »

    La position de l’AFPC sur la réforme de la classification est la même : La nécessité de remplacer les 72 normes désuètes existantes par une norme générale de classification est aussi indispensable aujourd’hui qu’elle l’était au moment où l’Alliance a lancé sa première grande offensive contre le système de classification en 1981. Le principe de l’égalité de rémunération pour fonctions équivalentes est la loi, et il ne peut être appliqué que par la mise en œuvre d’un système de classification qui est : 

              ·     universel :

    qui s’applique à tous les emplois dans une organisation et qui les mesure tous selon les mêmes critères ;

·     global :

    qui mesure le travail en fonction des quatre facteurs stipulés dans la Loi canadienne sur les droits de la personne, soit la compétence, l’effort, la responsabilité et les conditions de travail ;

·     non-sexiste :

le texte et les critères ne doivent pas accorder la préséance aux   emplois à prédominance masculine par rapport à ceux à prédominance féminine ou l’inverse.

    L’AFPC mettra tout en œuvre pour s’assurer que le gouvernement remplit ses obligations non seulement en ce qui concerne les ordonnances antérieures du Tribunal, mais aussi à l’égard des dispositions sur l’équité salariale de la Loi canadienne sur les droits de la personne.

    Rien de moins qu’un régime de classification universel ne fera l’affaire. Il ne s’agit pas seulement de la bonne chose à faire : c’est la loi.


Nous serons heureux de recevoir vos questions, vos commentaires et vos préoccupations. Si vous désirez recevoir des informations récentes, avoir accès à des liens et aux téléchargements, visitez notre site Web réserveé à la NGC à http://www.psac.com ou communiquez avec nous par courriel au ucs-ngc@psac.com.

Mise à jour: 14/05/03