Plan d’action de la réforme de la
classification
Campagne de griefs
Le CNA a approuvé un plan décrivant l’approche
de l’AFPC après l’annonce du récent projet
du Conseil du Trésor : la Réforme de la classification.
Le plan adopté au Conseil national d’administration
commandait une campagne de griefs. On songe à lancer deux
campagnes dont l’une serait arbitrable. Voici une description
des deux campagnes de griefs.
Partie I
Campagne de griefs contre la discrimination
La première campagne de griefs ciblera les aspects discriminatoires
du système de classification actuel. Cette campagne s’appliquera
seulement aux membres des groupes à prédominance féminine
parce qu’ils sont les seuls qui peuvent se plaindre que le
système actuel, tel qu’il est appliqué dans
leur cas, a des répercussions discriminatoires. Voici les
groupes qui devraient faire partie de la première campagne
de griefs : Bibliothéconomie, Services administratifs, Services
d’information, Administration des programmes, Commis aux écritures
et aux règlements, Traitement mécanique des données,
Secrétariat, sténographie et dactylographie, Services
hospitaliers.
Les auteur e s des griefs et des plaintes devraient demander des
mesures correctives rétroactives au 21 février 1991.
Nous avons choisi cette date qui est le jour de l’annonce
du PGEE du gouvernement. Attention : les plaignantes et les plaignants
ne doivent cependant pas oublier que l’employeur aura bien
entendu recours à la décision prise dans l’affaire
Coallier pour restreindre toute mesure corrective de plus de 25
jours précédant le dépôt d’un grief.
Nous interviendrons toutefois avec acharnement contre l’application
de cet obstacle aux griefs et ajouterons, à l’intention
de la Commission des relations de travail dans la fonction publique,
que l’employeur a fait plusieurs promesses visant l’application
d’un nouveau système de classification et qu’il
a brandi cette carotte pour dissuader les membres de déposer
des griefs, leur affirmant que l’on tiendrait compte de leurs
préoccupations dans le nouveau système de classification.
Étant donné qu’il y aura des plaintes simultanées
visant les droits de la personne déposées à
la CCDP, les plaignantes et les plaignants ne devraient pas oublier
que la Commission canadienne s’intéressera aux mesures
correctives octroyées par la CRTFP et qu’elle peut
choisir de prolonger les périodes applicables que limite
l’obstacle Coallier.
Des plaintes devraient simultanément être déposées
à la CCDP, ainsi que des demandes de renvoi en vertu de l’article
41 lorsque les griefs cibleront les droits de la personne. Voici
la formulation du grief et de la demande de renvoi en vertu de l’article
41.
Formulation du grief :
Je dépose un grief au motif que mon employeur a
enfreint l’article ____, Élimination de la discrimination,
lorsqu’il a appliqué à mon poste un système
de classification qui s’est révélé discriminatoire
et à l’encontre des exigences de la Loi canadienne
sur les droits de la personne. Mesure corrective :
Je demande que l’employeur applique immédiatement un
système de classification universel, dépourvu de sexisme,
et qui correspond aux exigences de ma convention collective et de
la Loi sur les droits de la personne, et que l’employeur classe
de nouveau mon poste rétroactivement au 21 février
1991.
Plaintes visant les droits de la personne afin de soutenir la
campagne de griefs
Les plaintes visant les droits de la personne peuvent avoir la même
formulation que les griefs. Les membres doivent aussi demander un
renvoi en vertu de l’article 41 lorsqu’ils déposent
une plainte. Il est indiqué ci dessous qu’il faudrait
envoyer une copie de la lettre à la Section de la représentation
parce que, selon le protocole convenu avec la CCDP, la Commission
canadienne doit vérifier si nous sommes disposés à
donner suite au grief en arbitrage.
Formulation standard de la lettre de demande de renvoi :
Je suis employé e à __________ et, à ce titre,
l’Alliance de la Fonction publique du Canada me représente
et la convention collective _____ me protège.
J’ai exercé mes droits en vertu de cette convention
collective et déposé un grief dont une copie est jointe
à la présente. La matière de mon grief étant
la même que celle de ma plainte à la Commission canadienne
des droits de la personne, je demande donc à la Commission
d’émettre une ordonnance en vertu du paragraphe 41
(1) a) de la Loi canadienne sur les droits de la personne pour permettre
à la CRTFP d’entendre mon grief et de rendre une décision
arbitrale. Je conviens que si cette affaire est confiée à
un arbitre de la CRTFP, il n’y aura pas de dommages-intérêts
octroyés pour préjudice et souffrance.
Je considère cependant que la Commission des relations
de travail aurait le pouvoir de considérer toute autre question
pertinente à cette plainte. Je suis conscient que la Commission
consultera le coordonnateur ou la coordonnatrice de la Section de
la représentation de l’AFPC (téléphone
: (613) 560 4325) pour confirmer le soutien du syndicat devant la
CRTFP avant toute décision finale de renvoi de cette plainte.
c.c. Section de la représentation, AFPC.
Partie II
Campagne de griefs générale
Le deuxième volet de la campagne de griefs est ouvert en
principe à tous les membres, mais nous recommandons de la
réserver aux groupes ciblés seulement. La deuxième
campagne de griefs remettra en question le système dans l’ensemble
et ces griefs ne seront donc pas arbitrables.
Nombre des nôtres sont membres des groupes qui ne peuvent
participer à la première campagne de griefs, mais
le système de classification actuel est quand même
appliqué à leur détriment. Il est facile, à
notre avis, de mobiliser ces groupes et ils sont donc les cibles
parfaites d’une campagne de griefs. La campagne visera la
norme de classification en alléguant qu’elle est désuète
et qu’elle ne saisit pas précisément le travail
qu’accomplissent ces groupes. L’application rétroactive
au 21 février 1991 est maintenue pour les raisons précisées
ci dessus.
Formulation du grief :
Je dépose un grief au motif que l’on a appliqué
à mon poste le système de classification actuel qui
est désuet. Depuis longtemps, la norme actuelle ne s’applique
plus à mes tâches et elle ne saisit pas correctement
l’éventail complet des tâches que je suis maintenant
appelé à accomplir.
Mesure corrective :
Je demande que l’employeur applique immédiatement un
système de classification universel dépourvu de sexisme
qui tient suffisamment compte de mes préoccupations et que
ce système soit appliqué rétroactivement à
mon poste à compter du 21 février 1991.
Groupes ciblés
Table 1
Il faudrait inciter tous les membres de la Table 1 à déposer
un grief lorsque la norme appliquée à ce groupe de
travail ne répond pas aux exigences de la LCDP. Voici quand
même une liste de certains groupes qui conviennent le mieux
comme exemples pour illustrer notre point.
Le groupe WP
Le groupe AS
Les ST SCY 03 et 04
Les PM au MPO
Les PM à l’ACDI et à Industrie Canada
N’oubliez pas que les AS, PM et IS sont aussi identifiés
à la Partie I de la campagne de griefs parce que ces groupes
sont maintenant à prédominance féminine. Étant
donné leur inclusion précédente dans un groupe
neutre ou à prédominance masculine cependant, la notion
de discrimination devient un peu plus difficile à défendre
et ils peuvent donc être ajoutés aux deux campagnes
de griefs.
Table 2
Les équipages de navires au MPO
Les GS à SCC
Les FR
Table 3
Les PI
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