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Communiqué
Le 30 septembre 2003
Une loi sur la dénonciation s'impose afin de prévenir
la répétition des problèmes survenus au Commissariat
à la protection de la vie privée
OTTAWA – Les problèmes importants que connaît
actuellement le Commissariat à la protection de la vie privée
du Canada auraient pu faire l’objet d’enquêtes,
et des mesures auraient pu être prises avant d’en arriver
au point critique, si le personnel du Commissariat avait pu dénoncer
la situation sans crainte de représailles.
« Le rapport du Vérificateur général concernant
le Commissariat à la protection de la vie privée révèle
la fréquence et la gravité des infractions aux politiques,
aux règles et même aux lois, a déclaré
la présidente nationale de l’Alliance de la Fonction
publique du Canada, Nycole Turmel. Les primes au rendement accordées
sans justification aux cadres, le favoritisme dans l’embauche,
les promotions et l’attribution de contrats sans appels d’offres
que nous avons vus au Commissariat illustrent de façon alarmante
ce qui peut se produire quand on n’exerce pas suffisamment de
surveillance.
« Voilà ce qui arrive quand des organismes centraux comme
le Conseil du Trésor et la Commission de la fonction publique
ne prennent pas les mesures nécessaires même après
avoir pris connaissance des problèmes. Ils donnent à
penser qu’on peut transgresser les règles.
« Le rapport précise clairement que les employé
e s du Commissariat ont craint de dénoncer les actes fautifs
parce qu’ils ont perçu le processus de dénonciation
comme étant inefficace ou inexistant, leur offrant peu ou pas
de protection, a ajouté Turmel. Bien des employé e s
interviewés dans le cadre de l’enquête ne connaissaient
même pas l’existence de l’agent d’intégrité
de la fonction publique. »
Les conclusions du rapport du Vérificateur général
viennent étayer le rapport publié il y a deux semaines
par l’agent d’intégrité, Edward Keyserlingk.
Ce dernier en est venu à la conclusion que la politique actuelle
sur la dénonciation n’est pas suffisamment musclée
et qu’il faut adopter une loi précise d’application
générale.
Le rapport sur la situation qui existe au Commissariat à la
protection de la vie privée a été publié
à la suite de la déclaration faite par la présidente
du Conseil du Trésor. Le 29 septembre, elle annonçait
la mise sur pied d’un groupe de travail chargé d’examiner
la question de la protection des dénonciatrices et dénonciateurs
au sein de la fonction publique.
« Il ne faut pas attendre que d’autres problèmes
surgissent, prévient Nycole Turmel. Les récents rapports
révèlent clairement que les travailleuses et les travailleurs
de la fonction publique fédérale hésitent à
dénoncer les actes fautifs parce qu’ils ne bénéficient
pas d’une protection suffisante. On ne règlera pas le
problème en nous servant une nouvelle version de la même
politique. Le gouvernement doit adopter une loi rigoureuse pour convaincre
les Canadiens et les Canadiennes que ce genre d’irrégularité
ne se produira plus. »
« Le rapport publié aujourd’hui par le Vérificateur
général dévoile un milieu de travail empoisonné,
où règnent l’humiliation du personnel, les commentaires
déplacés, l’intolérance et l’agression
verbale, a déclaré Lynn Ray, présidente nationale
du Syndicat des Employé e s du Solliciteur général
de l’AFPC. Ces employé e s, qui vivaient dans la crainte,
hésitaient à se plaindre étant donné que
le Commissaire lui même avait le dernier mot dans le règlement
des griefs. »
Lynn Ray a ajouté que le syndicat voit d’un bon œil
les recommandations du rapport visant à améliorer les
relations de travail. « Nous trouvons aussi encourageant que
le commissaire intérimaire semble disposé à faire
participer les représentantes et représentants syndicaux
à l’assainissement du lieu de travail au Commissariat.
Nous entendons prendre une part active au processus. »
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Renseignements :
Lynn Ray, présidente nationale du SESG, (613) 232-4831, poste
231
Alain Cossette, Communications AFPC, (613) 560-4317
48-300903
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