Communiqué
le 19 décembre 2003
Les employé-e-s de l'ADRC disent oui à la grève
OTTAWA – Si les négociations prévues au début
de 2004 ne débouchent pas sur une entente, les membres de
l'Alliance de la Fonction publique du Canada qui travaillent à
l'Agence des douanes et du revenu du Canada (ADRC) sont prêts
à débrayer.
« Les membres de l'AFPC travaillant à l'ADRC se
sont prononcés à 85 % en faveur de la grève.
Notre équipe de négociation retournera à la
table pour défendre nos revendications avec ce solide mandat.
Si l'employeur n'est pas prêt à négocier sérieusement,
nous n'hésiterons pas, cette fois-ci, à demander la
conciliation », déclare Nycole Turmel, présidente
nationale de l'AFPC.
L'AFPC a demandé la tenue d'un vote de grève le 18
novembre dernier. Selon Betty Bannon, la présidente du Syndicat
des employé-e-s de l'Impôt de l'AFPC, les membres auraient
été encore plus nombreux à voter pour la grève
s'ils avaient été au courant des projets de Paul Martin.
« Depuis un an, l'Agence s'emploie à élaborer
une nouvelle norme de classification pour nos membres »,
affirme la présidente Bannon. Le syndicat avait prévu
que cette norme servirait d'assise à la négociation
des salaires. Or, en raison du du gel des reclassifications, que
vient d'annoncer le gouvernement, il est fort possible que nos membres
continuent d'être rémunérés en fonction
de descriptions de travail qui ne correspondent pas aux fonctions
qu'ils exécutent vraiment. »
« À compter du 12 décembre, les employé-e-s
des Douanes visés par les négociations avec l'ADRC,
notamment les agentes et agents des douanes et les inspecteurs et
inspectrices, relèveront d'un nouvel organisme fédéral,
l'Agence canadienne des services frontaliers, affirme Ron Moran,
président de Customs and Excise Union Douanes Accise, un
Élément de l'AFPC. Ces travailleuses et travailleurs
feront désormais partie du groupe des Services des programmes
et de l'administration relevant du Conseil du Trésor. Et
leurs revendications s'ajouteront à celles des autres groupes
à la Table 1 lorsque les négociations reprendront. »
Selon la présidente Turmel, le moral dans le secteur public
fédéral a empiré depuis que le premier ministre
Martin a dévoilé ses initiatives récemment.
Cette situation pourrait accroître l'insatisfaction des employé-e-s
et alimenter l'incertitude au sein de la population. « Les
Canadiennes et les Canadiens se demandent actuellement quels services
publics tomberont sous le couperet du nouveau premier ministre.
Ils doivent aussi envisager la possibilité que les services
seront perturbés, si des employeurs comme l'ADRC n'obtiennent
pas un mandat de négocier équitablement avec leurs
employé-e-s. »
Les pourparlers avec l'Agence doivent reprendre le 12 janvier prochain.
Les négociations ont commencé en août, mais
aucun progrès n'a été réalisé
concernant les principaux points en litige : les augmentations
économiques, les taux de rémunération en application
de la nouvelle norme de classification de l'Agence, la sécurité
d'emploi et de meilleurs avantages sociaux pour les travailleuses
et travailleurs de durée déterminée, plus particulièrement
l'obtention du statut d'employé-e nommé pour une période
indéterminée après trois ans.
L'AFPC représente actuellement quelque 23 000 travailleurs
et travailleuses à l'ADRC si l'on exclut les employé-e-s
des douanes. La convention collective entre l'AFPC et l'Agence est
venue à expiration le 31 octobre 2003.
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Renseignements :
Betty Bannon, présidente nationale
du SEI, (613) 235-6704
Ron Moran, président national
de CEUDA, (613) 723-8008
Alain Cossette, Communications de
l'AFPC, (613) 560-4317
66-191203
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